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Art et Culture, Environnement et Agriculture, Santé et Droits de l'Homme. Bienvenu!

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    La Diva camerounaise a mis le feu au palais des sports de Yaoundé Samedi 31 mars pour la célébration de 10 ans de carrière et d'amour avec son public.

     Personnalités politiques de premier plan, star du show bizz, citoyen lambda personne n' a voulu manqué ce rendez-vous. Vendus à 50 000, 30 000, 10 000 et 5000 F CFA les tickets se sont arrachés comme des
    petites pains.


    Ce concert a aussi été un moment de retrouvailles


    Charlotte Dipanda et une amie, la designer Patricia Bakalack
     Les prix des billets ont augmenté comme l'aura de la chanteuse aux 4 albums



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    Cette délicieuse mise en bouche, fruit d’une collaboration avec le saxophoniste allemand Reiner Witzel, a eu lieu lors d’un spectacle fin mai à Yaoundé.




     Comme une caresse sa voix berce l assistance dans la nuit froide de Yaoundé. Motio Fotso Sidonie, de son nom à l état civil porte une robe rouge  qui met en valeur ses courbes de femme ronde et belle. Elle porte des cheveux naturels tressés en locks.  La chanteuse est pieds nus. Derrière, son équipe de 4 musiciens (guitariste, pianiste, percussionniste) est déjà installé sur la scène du Goethe Institut.



     Cheveux blonds et chemise, le guitariste allemand Reiner Witzedl donne le ton de la soirée en soufflant avec doigté sur son saxophone. Enseignant dans des conservatoires dans Francfort, Düsseldorf, Reiner Witzel n’est pas à son premier spectacle en terre camerounaise.


    En 2016 déjà, il collaborait avec une dizaine d’autres musiciens camerounais dans le cadre du projet « Seven Hills » toujours initié par le Goethe Institut. Lors d’un jam improvisé, sa complicité artistique avec Kareyce Fotso a tout de suite été évidente et a inspiré ce nouveau projet autre symbole d’une amitié camerounaise et allemande au beau fixe.  

    Durant le spectacle du 28 mai, Kareyce Fotso est restée fidèle à elle-même. Abordant ses thèmes de prédilection,  l unité nationale, la culture, elle va balader le public dans des registres très variés où l’on retrouve du bikutsi, de la world music, du folk et du ben-skin.  Le rythme est parfois cadencé tantôt  langoureux. Mais l’alchimie est parfaite. Bien que venant d’horizon divers, Kareyce Fotso et Reiner Witzel ont réussi à accorder leur instrument.  En véritable bête de scène, l’ambassadrice de bonne volonté des 8èmes jeux de la Francophonie s’est d’ailleurs donné de la peine pour faire adhérer le public à son nouveau projet musical, dansant, chantant, et jouant de la guitare, du tam-tam et du maracas avec une énergie communicative. Près de 2 heures de concert et 8 titres, le spectacle était interactif. 


     Le  public  aussi acteur que spectateur.  Pour  clôturer le récital en beauté, Kareyce et Reiner ont invité la jeune Confort  et Valsero, poids lourd du rap camerounais à les rejoindre sur scène.



    A près de 22h,  le public  est rentré satisfait et  attend la sortie prochaine de l’album produit par les deux artistes. Ce sera le 4èmepour Kareyce Fotso après, « Mulato » en 2009 puis  « Kwegne » et  « Mokte » en 2010 et  2014 sous le label Contre Jour.
    Elsa Kane Njiale


    Credit photo : Goethe Institut

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    Bande Dessinée/Afrique

    Bédéiste autodidacte et artiste pluridisciplinaire,  la malgache de 25 ans séduit par ses croquis sur le vif et ses dessins de sensibilisation à l’écologie. 

    Ida Razafindrakoto vit au Cameroun depuis deux ans. En ce laps de temps, cette jeune femme aux capacités d’adaptation plutôt remarquables a réussi  à s’intégrer dans la ville de Yaoundé. Venue pour des études en gouvernance, sa casquette d’artiste pluridisciplinaire,  notamment de dessinatrice et bédéiste  lui ont été d’une grande aide. Ida a laissé parler sa flamme pour aller à la rencontre d’autres passionnés du 9ème art. C’est d’ailleurs lors de l’unique festival dédié à cet art à Yaoundé, le Mboa BD que les journalistes ont découvert son talent.  Du 6 au 30 avril 2018, la carnettiste aprésenté un carnet de voyage à l’Institut français. C’est une vingtaine de planches intitulées « Imaginarium à Yaoundé ». 

     Teint clair, yeux légèrement bridés, cheveux frisés qui rappellent ses liens avec la grande île, Ida est tombée enfant dans le dessin. « J’avais 10 ans et mes parents m’ont vraiment encouragé à m’exprimer », dit-elle reconnaissance envers ces pédagogues qui ont vite compris qu’au-delà de la passion, la petite Ida était douée. En l’absence d’une école d’art à Madagascar, la bédéiste réussit à maitriser les techniques de base du dessin, à affiner son style graphique  en côtoyant des jeunes aussi actifs que elle. L’artiste peut se vanter d’avoir plusieurs cordes à son arc : coloriste, scénariste, digital painting, etc. Elle passe des mangas japonais au style réaliste et vous tire le portrait sans difficulté tout en ajoutant sa touche à elle: l’humour.

    Environnement
    Avec « Imaginarium » déjà présenté au Ghana, en Tunisie, en France, aux Etats-Unis et aux Comores, on découvre une autre de ces facettes, l’engagement artistique en faveur de l’environnement. L’exposition s’articule autour d’un carnet de voyage, d’exposition de dessins et de peinture et d’ateliers pour les jeunes et les enfants. Sur un dessin représentant la tête d’un homme au-dessus duquel pousse un arbre, Ida interpelle notre conscience citoyenne  et promeut l’embellissement des espaces publics. « J’aimerais intéresser les populations aux enjeux autours des espaces verts et favoriser les échanges interculturelles », dit l’auteure de « J’ai déménagé à Yaoundé ».

     A Yaoundé, la belle Mlle Razafindrakoto apporte un vent de nouveauté avec son style graphique proche du croquis et aussi en tant que femme.  Au Cameroun en effet, les dessinatrices ne sont pas encore nombreuses à s’engager sur la voie de la professionnalisation. A peine 5 dessinatrices  s’illustrent par leurs travaux (Joëlle Esso, Joëlle Ebongue epse Mandengue, Reine Dibussi, An Nina). Ida s’illustre aussi par sa volonté de travailler avec les enfants. A ce titre, elle animé un atelier  en direction des enfants et des ados dans l ’optique de leur faire partager sa flamme.Un dynamisme qui lui a valu, le 2èmeprix du concours international de BD de la Francophonie en 2015.
     Elsa Kane

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    Désormais bimestriel, le magazine créé en 2003 par Marie-Roger Biloa opère une belle mue  au niveau de la forme, du contenu et du management.



    Un nouvel homme pour un nouveau départ. Après 3 ans d’absence, « Ici Cameroun » affiche ses ambitions avec l’arrivée d’Etienne Biloa à la tête du magazine comme directeur de la publication. Dans un éditorial transpirant d’émotion, le jeune homme explique les raisons qui l’ont poussé à reprendre le flambeau en s’inspirant de son grand-père Germain Tsalla Mekongo a qui le journal rend d’ailleurs un vibrant hommage. « Aborder l’avenir avec espoir et exigence, tels sont les enseignements que je dois au Cameroun, qu’il incarnait avec une noblesse légendaire. 


    Quoi donc de plus naturel pour moi, lorsque l’occasion s’est présentée, que de décider de m’engager à relever le flambeau d’Ici Cameroun. Depuis sa création en 2003 par Marie Roger Biloa (MRB), la seule raison d’être de ce magazine est de célébrer, révéler, inspirer et accompagner les Camerounaises et Camerounais, de nationalités ou de cœur, à travers le monde », écrit-il.  Soucieux d’implanter ces innovations, Etienne Biloa s’appui sur l’équipe de rédaction de la première heure du journal, la bande à Roger Ngoh Yom, le « managing éditor » auquel se sont greffés de nouveaux talents. La charte graphique a été refaite. La maquette est plus attrayante, plus chatoyante. Cela donne Une plus aérée, très illustrée, où la beauté resplendissante de la chanteur Daphné, étoile montante de la musique urbaine et « cover » de cette édition  est s mise en valeur.

    Le contenu passe de 64 à 100 pages pour la somme de 1500 Fcfa. Des articles courts mais bien fouillés sont privilégiés.« Le contenu reste marqué par l’ADN du magazine qui est du people et lifestyle, ce qui englobe les aspects mode et société. Nous offrons davantage à lire, puisque nous sommes passés à 100 pages et non plus 64 comme par le passé. La périodicité a été revue, désormais nous sommes un bimestriel, donc tous les 2 mois. Mais avec un portail icicameroun.com qui est mis à jour quasi-quotidiennement, une animation assez importante sur les réseaux sociaux (facebook, instagram, twiter) », Roger Ngoh Yom, explique.

    Dans ce numéro on va à la (re)découverte de « l’humour caméléon » de Moustik Karismatik, de Leatitia Moma, « la lionnes au smashes de feu », d’Ebénézer Njoh Mouelle, etc.  On se s’abreuve de potins de people comme le mariage de la boss MRB avec  Nicolas Carré ou encore celui d’Esther avec Thierry Minko’o, journaliste de la maison. Il poursuit. « ICI Cameroun marque une évolution et une ouverture à des sujets internationaux. Donc, à côté des Camerounais de l’intérieur et de la diaspora, et des étrangers qui vivent au Cameroun, qui constituaient la base de contenu jusqu’ici, vous aurez, comme c’est le cas avec le sujet sur George Weah par exemple, des articles sur ce type de personnalités, de façon systématique », Promet le managing editor.
     Elsa Kane
                                                                                                                                      
                             


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    Projeté en décembre 2017 dans le cadre des Trophées francophones du Cinéma (Tfc) en décembre à Yaoundé, le long métrage du réalisateur Thierry Ntamack a fait salle comble.

     Ceux qui n’ont pas fait le déplacement de Canal Olympia de Yaoundé à Ngoa-Ekellé, le week-end dernier ont raté un des temps fort de la 5èmeédition des Tfc. Après une première projection en 2016 au palais des congrès qui lui avait permis de recueillir l’avis des critiques et autres  experts de cinéma, Thierry Ntamack est retourné en production et propose une version encore plus élaborée de son film qui lui a valu un stading ovation le 9 décembre à l’université de Yaoundé 1. Voici 5 bonnes raisons d’acheter son ticket pour « La Patrie d’abord ! ».

    Un vibrant hommage à l’armée camerounaise

    « La Patrie d’abord ! » raconte l’histoire du commandant Arthur Ngando qui doit partir au front alors même que sa femme accepte mal d’avoir été cocufiée et souhaite  divorcer. Le film a été réalisé dans un contexte où l’armée camerounaise est engagée dans la guerre contre Boko Haram. Il présente les soldats sous de nouveaux traits en montrant le dilemme qui est souvent le leur lorsqu’il faut abandonner femmes et enfants pour affronter la mort. Pour ce film, Thierry Ntamack a bénéficié de l’aide logistique du ministère de la Défense. Ce qui donne de la crédibilité aux scènes de combats. Dans cette nouvelle version, l’équipe du film fait égalent beaucoup recours aux effets spéciaux. 

    La diversité culturelle célébrée
     C’est l’un des points important de ce film. Si la première version de  « La Patrie d’abord ! » a été tournée entièrement en français, celle-ci comporte de nombreuses scènes en anglaise. Un beau clin d’œil à la diversité linguistique et culturelle aussi à travers la musique de Franco (Coller la petite) et d’Amina Poulloh qui a également été intégrée.

    Un jeu d’acteurs de qualité
    Il s’est nettement amélioré avec un casting où l’on retrouve notamment Clémentine Essono, St Pierre Abiassi, Axel Abessolo, avec qui Thierry Ntamack  a déjà travaillé dans « Sur la Route d’un ange » et  « Le blanc d’Eyenga 1 ». Ce qui est admirable, Thierry Ntamack n’essaye pas de copier le style Nollywoodien encore moins hollywoodien. Les comédiens jouent à la « camerounaise », avec naturel et le spectateur s’y retrouve. On a souvent reproché à Thierry Ntamack de sur jouer. Ici, il s’est subtilement glissé dans la peau du commandant Arthur Ngando. Une belle complicité artistique le lie à Lucie Menba Bos (Rachel Ngando) et leur couple crève l’écran. 

    Une belle photographie
    Sur le plan technique, on a des beaux plans du  paysage des villes de Kribi, Lolabe à Campo dans le département de l’Océan et Edéa dans la région du Littoral où le film a été tourné. De nombreuses scènes  inutilement longues comme la cérémonie de mariage à la fin du film ont été supprimées.

    Le plein d’émotions
    On applaudit à tout rompre lors des scènes de combats et l’on a du mal à retenir ses larmes quand Aicha (Amina Poulloh) pleure son mari mort au front quelques jours après la naissance de leur enfant.
    Elsa Kane Njiale

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    Un atelier organisé par Mozilla Cameroun et Facebook pour combattre ce fléau a rassemblé les journalistes et le grand public le 8 aout à Yaoundé.



    « Vous pouvez mettre la vie d'une personne en danger juste avec un tweet », prévient Dorothée Danedjo Fouba, journaliste et Mozilla representatives mentor ce mercredi à l’Esstic. Quelques minutes plus tôt, Laurent Charles Boyomo Assala, directeur de la prestigieuse école ouvrait les travaux de l’atelier sur le « fact-checking », organisé par la branche camerounaise de la fondation Mozilla. C’était en présence d’une délégation de Facebook représentée par Lucas Holzer, Facebook content policy et Aïda Ndiaye, facebook public policy Lead francophone. L’objectif de cette rencontre ouverte aux journalistes, bloggeurs, communicateurs et au grand public, est de sensibiliser sur les dangers que représentent la désinformation, la propagation des propos haineux sur internet pour la cohésion sociale, d’outiller les médias à détecter, signaler et combattre les fausses nouvelles.


    En effet, la divulgation des « fake news » a atteint la côte d’alerte sur les réseaux sociaux. « Chaque jour qui passe plusieurs mensonges, fausses nouvelles, informations diffamatoires et propos haineux sont partagés sur les uns et les autres, sur des institutions et structures. Il est temps d'arrêter ça. Et pour le faire, il est important de savoir comment le fake news se crée», a dénoncé Dorothée Danedjo Fouba qui a entretenu l’assistance sur les outils et méthodes pour vaincre l’extrémisme violent dans les médias sociaux. 


    « Toutes les 60 s dans le monde, il y a 452 000 tweets, 156 millions de mails envoyés, 410000 vidéos regardées. C’est la même vitesse à laquelle se répand un fake news. Alors il faut bien réfléchir avant de poster ou partager une information. Je peux d’ailleurs vous assurer que la plupart des photos publiées sur la crise anglophone n’ont pas été prises au Cameroun. Des moyens de vérifications existent. Pour le journaliste, il faut descendre sur le terrain, multiplier et confronter les sources. On peut identifier  un site web, s’interroger sur ses sources, la date de publication de l’article et l’auteur. Pour vérifier une vidéo, il faut déterminer sa source première, sa localisation, sa date et son contexte », conseille la « techwomen » en soulignant qu’il s’agit de principes numériques. 


    5 millions d’amende
     Sur le plan juridique Me Balbine Manga, a précisé qu’il existe des lois pour la protection des internautes. D’après elle, peuvent être punis de 2 à 5 ans de prison ferme  et d’une amende de 1 à 5 millions les auteurs de « fake news ». Dans un contexte marqué par l’élection présidentielle du 7 octobre et la crise sociopolitique dans les régions du Nord-ouest et du Sud Ouest, Facebook s’est aussi dit prêt à accompagner le Cameroun et ses 2 millions d'utilisateurs dans lutte contre les fausses nouvelles.

     A ce sujet, Lukas Holzer et Aïda Ndiayeont été conviés le 7 août au ministère de la Communication où ils ont eu une séance de travail avec le patron des lieux. Leur mission sera de lutter contre les « fake news » en cette période électorale. « Beaucoup de gens utilisent Facebook pour la déstabilisation sociale. Ce qui est contraire à la déontologie de notre plateforme », a déclaré la chargée des politiques de Facebook en Afrique francophone. Et son collègue de souligner : « Pendant longtemps, notre politique a été de promouvoir la liberté d’expression sans être arbitre. Mais la désinformation crée un réel danger dans le monde.  Nous avons de ce fait une nouvelle politique. Lorsqu’une vidéo est signalée parce qu’elle contribue à la violence, à l’apologie de la haine. Nous la supprimons », a révélé Lukas Holzer. « Pour dénoncer, user de l’humour et votre message passera sans susciter la haine », conseille Aïda Ndiaye.
     Elsa Kane

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    Le caractère tabou du sujet dans les familles, l’attrait de l’interdit, la recherche du plaisir sexuel et surtout le désintérêt pour les méthodes contraceptives poussent 62% d’adolescentes camerounaises à concevoir avant l’âge de 20 ans. 


    A 14 ans, Marlyse est enceinte de 6 mois déjà. Élève en classe de 4eau Lycée bilingue d’Emana, elle s’apprête à être maman. C’est aussi le cas de Pauline, 18 ans. Ce vendredi, l’adolescente habillée d’un Kaba vert, ballerine noire, est enceinte de 3 mois. Et déjà son corps ne supporte pas ce changement brusque. Mains sur les hanches, elle a de la peine à marcher pour emprunter un taxi. Affligée par cette situation qui perturbe sa scolarité, elle s’est résignée à son sort. 

    Le cas de ces deux adolescentes n’est pas isolé au Cameroun.  Malgré la démocratisation des moyens de contraception, une frange non négligeable de jeunes filles âgées entre 14 et 19 ans se retrouvent avec des grossesses indésirables. Selon l’Enquête par grappes à indicateurs multiples réalisée en 2014, 55% à 62% d’adolescentes camerounaises ont leur première naissance avant d’atteindre 20 ans. Des recherches effectuées lors du 3ème recensement de la population et de l’habitat en 2005 indiquait que 3 jeunes femmes sur 10 de 15-19 ans (28%°) ont déjà commencé leur vie féconde : 23% sont déjà mères et 6% enceintes pour la première fois. Les grossesses non désirées représentent environ 5% des naissances. 

    Faible prévalence contraceptive

    A l’origine de ce phénomène, l’attrait de l’interdit. Les jeunes sont poussées par la curiosité, la recherche du plaisir sexuel et même un esprit de suivisme. Ceci dans un contexte où le sexe reste un sujet tabou et le niveau de prévalence contraceptive faible selon le 3ème recensement général de la population et de l’Habitat.
    En l’absence d’un dialogue entre les parents et les jeunes adolescentes, celles-ci sont curieuses de découvrir d’elles-mêmes, ce que l’on entend par sexualité. Par conséquent, elles se retrouvent avec des grossesses dont l’auteur n’est pas connu ou porté disparu. « Mes parents ne nous parlent pas de la sexualité à la maison. J’en discute souvent avec mes camarades ou je regarde ce qui se passe à la télévision », dit Arielle Mballa. Par ailleurs, l’adolescente dite de puberté est une période difficile à gérer avec les différents changements que subissent le corps de la jeune fille. 

    Naïves et vulnérables, les adolescentes cèdent facilement face à la pression exercée sur elles par leurs partenaires. Le chantage amoureux a fait tomber plus d’une dans le quotidien difficile de fille-mère. Berthe Odingue, 16 ans est une de ces victimes de l’amour. Elle porte une grossesse conçue lors des congés de pâques après que son petit amiait exigé d’elle une preuve d’amour. « J’ai couché avec lui par amour sans exiger une protection. Mon gars n’aime pas le préservatif car il estime qu’il bloque le plaisir. On n’éprouve pas de sensation sexuelle. C’est encombrant et ça fait mal. De plus, il est dur et blesse parfois. Raison pour laquelle il ne l’utilise pas lors des rapports. Mais cette fois-ci, je n’ai pas pu maitriser mon envie. J’ai entretenu des rapports lors de ma période féconde et c’est comme ça que je me retrouve enceinte. J’ai essayé d’avorter à deux reprises mais je n’ai pas réussi à évacuer la grossesse », confie-t-elle le visage malheureux.
    De ce témoignage, il ressort également une des causes du fort taux de grossesses précoces observé dans notre société : le manque d’attrait des jeunes pour les méthodes contraceptives. Accessible tant au niveau du prix que de la disponibilité, le préservatif est boudé par de nombreux adolescents. C’est aussi le cas d’Adèle qui attend aujourd’hui son premier enfant. Ce mercredi, nous la rencontrons assise sur la véranda au domicile de sa tante, la mine soucieuse et les mains posées sur son ventre déjà bien rond. « J’ai un cycle irrégulier et parfois je n’arrive pas à bien compter pour déterminer ma période féconde. Cela fait déjà six mois que je suis sexuellement active. Mon gars n’utilise pas de préservatif et moi je n’aime pas les pilules car elles font prendre du poids. C’est parce que je n’ai pas su compter mon cycle cette fois que je me retrouve enceinte. Maintenant, même mon petit ami nie être l’auteur de ma grossesse », se désole l’adolescente aujourd’hui seule à faire face à cette nouvelle responsabilité lourde à porter pour une étudiante sans le sou. 


     Certaines filles utilisent des moyens de contraceptions mais résistent difficilement aux exigences de leurs amis lorsqu’ils refusent d’utiliser une méthode contraceptive. Plus précisément le préservatif qu’il soit féminin ou masculin. Alexandre Tongue, étudiant en faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II –soa est de ceux-là.  « Lorsqu’on utilise le préservatif généralement appelé condom, on n’éprouve pas de plaisir sexuel. Moi, j’aime être en contact direct avec la fille. Ça donne plus de sensation et l'envie de continuer. Le préservatif cache parfois la virilité d’un homme. Même si ma copine exige d’en mettre, je ne le fais pas et je lui dis tout simplement qu’elle ne m’aime pas et n’a pas confiance en moi. Pour moi, une fille doit savoir gérer sa période féconde », assène le jeune homme. Il semble minimiser les conséquences d’une sexualité précoce. Elles sont pourtant nombreuses chez la jeune fille et touchent aux aspects physiques et psychologiques. Dans de nombreux cas de figure c’est la vie scolaire et familiale de l’adolescente qui s’en trouve fortement perturbée. Peu de parents acceptent de voir leur fille donner la vie avant d’avoir commencé la sienne. Esseulées, celles trouvent parfois une oreille attentive auprès de leurs proches. C’est ce qui est arrivé à Adèle citée plus haut. Mise à la porte par ses parents, elle s’est réfugiée chez une de ses tantes. 

    Avortement clandestin
    «Lorsque mes parents ont appris que j’étais enceinte, les rapports avec eux ont complètement changé. Ma maman m’a mise à la porte. C’est ainsi que je me retrouve chez la petite sœur de mon père qui a accepté de m’accueillir malgré mon état. Quant à mon père il m’a demandé de répondre de mes actes », confie l’ado d’une voix désemparée. « Depuis que mes parents savent que je suis enceinte, les rapports ne sont plus les mêmes. Mon père ne m’adresse plus la parole mais continue à remplir son devoir de parents en me donnant l’argent de poche tous les mois. Mes cousines me regardent autrement et me manquent quelques fois du respect. C’est vraiment difficile mais je vis avec », regrette Bernadette.


     En plus de voir les liens familiaux voler en éclat, les perceptives d’avoir un brillant avenir ou de poursuivre de bonnes études s’éloignent.  Pour élever son enfant, Aline a dû mettre une pause sur ses études en classe de première. « Nous n’avons pas les moyens d’avoir une nounou pour s’occuper de l’enfant. Ma maman m’a demandé d’assumer mes responsabilités. J’ai dû mettre un arrêt après mon probatoire l’an dernier pour prendre soin de mon enfant. Cette année, je me suis débrouillée avec le papa de la petite pour constituer mon dossier et composer en tant que candidat libre au baccalauréat. Ce n’est pas facile de gérer étude et maternité mais je me bats », reconnaît la jeune fille. 

    Les adolescentes courent un grand risque pour leur santé.  Elles croient trouver une solution avec l’avortement clandestin et se retrouvent victimes des changements de leur organisme. Plusieursd’entreelles ont perdu  la vie et celle du petit être qu’elles portaient.  Après son avortement, le cycle de Marie A., 18 ans à l’époque a connu des perturbations. « Lorsque j’ai découvert que j’étais enceinte, j’ai informé mon petit ami, qui a renoncé à toute responsabilité et m’a demandé d’évacuer la grossesse si je voulais continuer une relation avec lui. J’ai réfléchis pendant les deux premiers mois jusqu’à ce que j’adhère à sa proposition. Finalement, je suis allée voir un médecin dans une clinique privée. À la suite de cette opération, je ne voyais plus mes règles normalement. Mon cycle était devenu très irrégulier et je saignais abondamment, parfois deux fois en un mois. L’inquiétude m’a poussée à rencontrer un gynécologue », révèle Marie.

    Infirmière à l’hôpital général de Yaoundé, Justine Nguene a une bonne connaissance de la problématique des grossesses précoces et de leurs conséquences sur la jeune fille.  « Procréé entre 15 et 18 ans peut être source de nombreux risques. Il arrive que l’anus de la jeune fille se déchire et cela cause généralement des infections et des démangeaisons qui rendent l’organe g génitale rougeâtre. Pour d’autres, le bassin est trop étroit pour adosser la charge et là il faut prévoir une césarienne.  Le décès du bébé peut aussi arriver lors de l’accouchement parce que la maman n’a pas pu supporter les douleurs et libérer assez d’oxygène pour le nouveau-né. Il peut aussi avoir un cas de stérilité puisque l’organisme de la jeune n’est pas assez préparé a subi des changements », explique la professionnelle de santé.
    Préparer le jeune à l’amour
    Les jeunes adolescentes doivent connaitre l’importance de se garder jusqu’au mariage. Elles ne doivent pas débuter des relations sexuelles lorsqu’elles ne sont pas en mesure d’assumer les conséquences, soulignent des professionnels de l’éducation sexuelle.  D’autant que dans l’optique de les préparer à la vie sexuelle et d’éviter des grossesses indésirables, de nombreux conseils sont à leur disposition. Sur le plan scolaire, des établissements d’enseignement secondaire à l’exemple du collège Jean Tabi initient les jeunes filles à l’éducation sexuelle à travers une matière appelée « éducation à la vie et à l’amour (Eva) ». Cet enseignement commence dès la classe de sixième pour certains et quatrième pour d’autres

    « Dès la classe de sixième, nous faisons part du projet de Dieu aux jeunes pour chaque individu. Dieu nous a envoyé nous multiplier et développer la terre. Et cela doit se faire dans le mariage. Par la suite, nous présentons les différents changements auxquels est soumis l’organisme de la jeune fille avec les différentes parties pour essayer de démystifier ce qui est considéré comme tabou dans certaines familles. Nous abordons également la partie psychologique de l’adolescente pour montrer les degrés d’affection. Elles ont besoin de l’affection paternelle et maternelle pour mieux vivre leur sexualité. Une étude comparée des psychologies est faite et nous organisons aussi des causeries éducatives », explique Louis Bimogo, formateur en Eva au collège Jean Tabi de Yaoundé. 

    En dehors de l’éducation scolaire, il existe d’autres moyens de lutter contre les grossesses chez les jeunes adolescentes. Ils peuvent être classés en trois catégories, des méthodes naturelles, mécaniques et chimiques. Les méthodes naturelles comme l’abstinence, l’apparition de la glaire cervicale (liquide blanchâtre et gluant indiquant la période de reproduction chez certaines adolescentes et la température qui augmente après les jours de règles favorisent une meilleure connaissance de soi et une bonne maitrise sexuelle. « Je préfère attendre, le sexe ne fuit pas. J’ai tout mon temps pour le découvrir et d’en profiter. Pour le moment, mes études sont très difficiles et je préfère m’y concentrer. Avoir un enfant tout de suite, serait source de calvaire puisque je ne travaille pas. Donc je préfère attendre », affirme Solange Otélé, étudiante en première année en sciences économiques à l’université de Yaoundé II Soa. L’abstinence est le moyen propice pour éviter les grossesses. « Il existe aussi la méthode de la température du corps. Lorsque celle-ci est élevée, il s’agit de notre période féconde. Par conséquent, nous devons nous abstenir des rapports sexuels. La glaire cervicale est aussi un moyen de protection. Il s’agit d’un liquide blanchâtre et gluant qui indique la période de reproduction chez certaines adolescentes », explique madame Noa, infirmière accoucheuse à l’hôpital général de Yaoundé et responsable du planning familial. 


    « Nous regroupons les contraceptifs en trois catégories. Les contraceptions hormonales, de barrière et naturelle », ajoute-t-elle. Comme méthode hormonale, nous avons les implants, la pilule qui empêche l’ovule de murir à l’intérieur des ovaires et durcit la glaire pour boucher le col de l’utérus et empêche la nidation. Les injectables qui se prennent après chaque deux ou trois mois. Pour la contraception de barrière, il s’agit des préservatifs, du stérilet qui est un morceau de matière en plastique empêchant à l’œuf de se fixer dans l’utérus et peut se mettre sur une durée variable et les spermicides », énumère-t-elle en soulignant le type de contraceptif recommandé pour la jeune fille. «  Nous conseillons toujours aux adolescentes de pratiquer l’abstinence c’est le meilleur moyen d’éviter les Mst et les grossesses précoces. Néanmoins, pour celles qui sont déjà sexuellement active, le préservatif est à privilégier puisqu’il permet aussi d’éviter les Mst. Les filles peuvent également prendre la pilule buvable ou injectable », conseille l’infirmière aux adolescentes.
     Elsa Kane avec Marie Laure Mbena (stagiaire)













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    Du 1er au 2 août, les femmes rurales et les producteurs du département de la Lékié ont présenté les nombreux dérivés de ce tubercule.



     L’arrondissement de Sa’a dans le département de la Lékié région du Centre a connu une effervescence particulière le mercredi 1er août et le jeudi 2 août. Dès les premières heures de la matinée, la place des fêtes près de la mairie de Sa’a a été prise d’assaut par une cinquantaine de femmes. Organisée en Groupe d’initiative commune (Gic) et en associations, elles sont venues de tout le département : Monatélé, Ebebda, Batchenga, Evodoula, Lobo. Okola, Elig-Mfomo et Sa’a. L’Afrique centrale était aussi présente à cette 3èmeédition de la foire du bon bâton de manioc avec le Rwanda, la Centrafrique et les Congo Rdc et Brazzaville. 28 tentes ont été dressées pour les permettre d’exposer des merveilles à base de manioc. Les recettes culinaires puisées dans le savoir-faire ancestral ont ravivé les souvenirs d’enfance à plus d’un festivalier. Il y avait du « Npkem » fait à base de feuilles de manioc pilées et de jus de noix de palme, le « Mbom Npkem », un mets de feuilles de manioc assaisonnés aux épices du pays, du tapioca jaune et blanc, l’amidon liquide et en poudre.
    Le bâton de manioc kilométrique




    Selon Florence Ngah, la vice-présidente du réseau des producteurs et transformateurs de manioc de la Lékié (Reptramal), organisateur de l’évènement, il existe plus de 100 dérivés du manioc. Les femmes l’ont compris et ont innové. L’une des curiosités de cette foire a été le « bâton de manioc kilométrique ». Celui présenté par le Gic Jeprotuc d’Ebebda mesurait 17 m de longueur. Les saveurs modernes étaient aussi à l’honneur. C’est avec plaisir que le préfet et le maire de la localité ont croqué les beignets soufflés, gâteaux et crêpes à la farine de manioc. D’autres ont dégusté du whisky ou encore du jus de manioc proposé par Jacques Fabrice Onana, membre du Gic Unité. 

    100 dérivés du manioc

     Ce savoir-faire est le fruit de 3 ans de collaboration avec l’Ong Ani-international présidé par Romuald Dzomo concepteur de la foire du bon bâton de manioc. La foire s’inscrit dans une triple démarche : celle de labéliser le bâton de manioc, élément du patrimoine immatériel de notre pays, de moderniser les méthodes de travail et de transformation jusqu’ici pratiquées par les agricultrices et de promouvoir l’autonomie de la femme rurale. Les participantes  se disent satisfaite car elles ont gagné en maturité. « Nous avons appris beaucoup d’astuces et nos projets vont grandir », dit Eugénie Mballa, la trésorière de la société des coopératives des producteurs et des transformateurs d’Evodoula. Mariette Melinga  du Gic Oyili apprécie l’accompagnement reçu : « Nous avons noué plusieurs partenariats de qualité et gagner en autonomie». 
    Dégustation du bâton de manioc

    Pour du concret, la première usine de transformation de manioc inaugurée le 1er août et du matériels offerts (20 moulins à écraser, 5 séchoirs, 10 pressoirs, 10 rappeuses, 20 marmites, 20 fus de trempage, 5 groupes électrogènes), entre autres. « Ce matériel va venir faciliter le travail des femmes, la production pourra augmenter et sera de bonne qualité. Les femmes vont devenir plus professionnelles », s’est réjouit Florence Ngah. Reconnu par les autorités pour son travail en faveur du développement local, Romuald Dzomo aspire à mieux. « Nous avons choisi de mettre sur pieds des projets structurants pour lutter contre la pauvreté », dit-il.  
    Elsa Kane Njiale à Sa’a


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    Récit de ma folle soirée au Hilton Hôtel pour le lancement de la griffe de vêtement créée par la styliste Majolie Ngono.

     Depuis 5 ans environs je parcours avec un égal plaisir les festivals, foires, spectacles, carnavals et concerts, pour faire vivre et partager avec les lecteurs  le bouillonnement artistique camerounais. Tout ce qui se fait de mieux dans l’art et le spectacle au Cameroun, à Yaoundé. 
    En Mode, 4 mots peuvent résumer l’ambiance d’une fashion week, d’une soirée de lancement d’une marque : Beauté, luxe, volupté et rêve. L’humour n’est pas toujours au rendez-vous (parce que la mode rassemble souvent des invités « triés sur le volet » ?). Toujours est-il que Majolie Ngono et son attaché de presse, la journaliste mode et people, G-Laurentine Assiga ont concocté une soirée délirante.

    Tout n’avait pas si bien commencé 

     Faute de sous, c’est à la dernière minute que je me décide à embarquer ma sista pour le Hilton. Je m’habille selon le dress code : white and wax. Dans ma longue jupe en pagne, je m’enveloppe aussi de parfum. Je vérifie si  mon calepin, mon dictaphone et mon style sont bien bien en place et hop ! Nous arrivons pile à l’heure indiquée sur le billet d’invitation. Pour moi c’est important d’être à l’heure lors des reportages. Mais je constate que si le protocole d’AfricaColor est déjà en place, quelques membres du staff et des invités ont décidé de venir à l’heure camerounaise. 

    Deux heures d’attentes !  Debout au bar où étaient orientés les invités à leur arrivée pour des rafraichissements. Heureusement j’étais en ballerine et j’ai profité pour « djoter » les selfies de Jeannette, Dorette, Carine, Princess Marlen, Maimounatou, etc, toutes ces amazones du journalisme culturel et du journalisme tout court. Plusieurs invités n’ont pas respecté le dress code. Ce qui ne m’étonne pas trop. Une amie béninoise m’avait dit  un jour que les camerounais sont très occidentalisés dans leur manière de se vêtir. Nous portons peu de pagne même si c’est à la mode actuellement. 

    Kareyce Fotso et Sanzy Viany on fait le show

     En invitant Sanzy Viany comme « guest », Majolie Ngono savait-elle que c’est le soleil qui venait  à son « Fashion cocktail » ? Avec Kareyce Fotso, elles ont permis au public de les découvrir sous un nouveau jour. Surtout la Kareyce. Quelle femme drôle ! Une artiste qui aime être en contact avec le public. Elle a partagé sa bonne humeur, ses petites phrases drôles et son énergie aux convives en se prêtant volontiers (comme les autres guest : l’actrice Blanche Bana, la promotrice de cinéma Sylvie Mwet, etc), à un défilé de mode improvisé et plus tard à celui de serveuse. Eh oui ce n’est pas tout les jours qu’on se fait servir une coupe de champagne par The Voice avec en prime son large sourire. Les fans en ont profité au maximum de Kareyce!  


    Il n y avait pas que pour les dames. Les messieurs étaient aussi au rendez-vous.  Le chef cuisinier M. Engoulou du Cercle municipal, le journaliste et présentateur Nathan Amougou et les autres se sont improvisés avec beaucoup de d’humour,  mannequins d’un soir. M. Engoulou est un as de la cuisine camerounaise, il est aussi un amoureux de la mode ethnique qu’il porte dans en dehors du boulot.
     Vous allez me demander et les vêtements dans tout ca ? S’agit-il de mode ou de musique? J’arrive. C’est vrai que ca arrive en dernier,  mais bon, il fallait planter le décor (rires). 

     AfricaColor, l’éloge de l’élégance en toute simplicité 
    Peut-on, se prévaloir d’une certaine élégance en étant habillé de manière très simple ? La question mérite d’être posée dans notre contexte où très souvent on pense qu’il faut être sapé comme jamais.  Majolie Ngono semble être une adapte du chic en toute simplicité d’après ce que j’ai observé samedi soir et sur ses photos, elle porte des tenues simples et peu chargées avec pas ou peu de bijoux.
    G-Laurentine Assiga en AfricaColor (FlyBoy photo)
    Pour sa première à Yaoundé, elle a présenté une trentaine de tenues pour femmes et hommes. Des robes, des jupes, des pantalons, des culottes et des chemises. Ses coupes sont modernes et ont la particularité d’être faites avec des tissus africains.  Elle travaille le ndop, le kanté, le bogolan qu’elle mixe suivant son inspiration avec la soie, l’écossais, le cachemire, etc. J’ai noté, le soin apporté aux coupes et finitions, aux détails. 

     AfricaColor est, à mon avis faite pour les femmes jeunes (20-40 ans), urbaines et actives. Ces wonder-women qui bougent beaucoup mais  doivent être élégantes en toute circonstance. Majolie Ngono réussi le pari d’une ligne de vêtement pratique et glamour. Personnellement, j’ai aimé les robes en kanté noire  avec les motifs jaune, rouge, vert. 

     Majolie Ngono
    Elle est comptable à la base. Mais l’attrait de l’art aura été plus fort que celui des chiffres. Elle tient une galerie d’art  en Italie, le « Jolyanthik.it ». La styliste vit depuis plusieurs années dans la principauté de Monaco où, selon son attaché de presse, elle est une femme d’affaire bien connue. « AfricaColor sera basée au Cameroun et Europe », dit Majolie Ngono.


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     Cinéastes, plasticiens, médecins ou anonymes s’expriment dans le cadre de la campagne « He for she : « 30 jours contre les violences faites aux femmes » lancée par Patricia Bakalack.Ils dénoncent tout en proposant des solutions contre ce fléau au Cameroun. 

    « Aucune bataille féministe ne s’est gagnée sans l’apport, même infime, des hommes, les inclure dans la résolution des problématiques liées au genre, les impliquer dans la lutte contre des inégalités où il y’a des privilèges pour les uns (qu’il est souvent difficile aux hommes d’admettre) et des formes d’oppression pour les autres, en l’occurrence les femmes, est plus que nécessaire », affirme Patricia Bakalack dans le cadre de la campagne digitale qu’elle a lancé en août afin d’inviter les femmes à sortir de cette « attitude passive face aux violences dont elles sont victimes ».
     Cette campagne donne la parole à des hommes d’univers et d’horizons divers. Loin de se lancer dans des discours moralisateurs, chacun d’eux selon le canal qui lui sied le mieux (poème, témoignage, photo), explique pourquoi la violence n’est pas la solution pour s’imposer dans son couple (même si la femme est têtue jusqu’àààà) où en famille. Parmi les nombreux témoignages reçus par l’équipe de la campagne, nous publions  ici (avec l’accord des organisateurs de la campagne),  ceux qui nous paraissent les plus édifiants. 

     « Je crois au sens de l’équité dans le couple », Landry Mbassi, curateur et promoteur culturel

     Landry Mbassi est un artiste photographe et commissaire d’exposition bien connu de la scène culturelle au Cameroun particulièrement dans le domaine des arts visuels. Il est engagé dans plusieurs projets comme le festival « YaPhoto » ou encore les Rencontres internationales des arts visuels de Yaoundé (Ravy), la biennale qui a célébré ses 10 ans en juillet en faisant venir des artistes des 4 continents (Afrique, Asie, Europe, Amérique). Moi qui n’avais jamais entendu ce mordu de l’art abordé un sujet aussi épineux dans notre contexte camerounais, j’ai été frappée par l’hommage rendu à l’éducation reçue de son père ( nous sommes nombreux à nous éloigner des principes reçus enfants).

    Son père,  homme de « l’ancienne technologie » qui avait déjà compris que la femme est un « trésor ». Faut-il le souligner ? Landry Mbassi est un fils du pays éton. Une ethnie où les femmes et les hommes sont réputés avoir de la poigne, du caractère. Mais Landry Mbassi sait se montrer doux. Il reconnaît ce n’est pas facile mais « impossible n’est pas camerounais » non plus. Voici son témoigne pour « He for She ». 

    « J'ai reçu de mes parents une éducation exemplaire. Et aujourd'hui, devenu adulte, j'en suis hyper fier. Dès le bas âge (car il paraît que ça commence à la base), mes parents m'ont inculqué, davantage mon père, le respect mais encore le rôle et surtout la prise en compte des efforts de chaque personne qui constitue le couple. Aussi lointains que vont mes mémoires d'enfance, il ne me souvient pas avoir vu mon père et ma mère "se prendre la tête" en public et se déchirer devant leurs enfants ou des personnes étrangères à leur foyer. Encore moins mon père portant la main sur ma mère ». (….).

    « Cette culture de l'harmonie de couple soutenue par un sens aiguisé du "savoir-gèrer" les moments durs, les incompréhensions et les prises de têtes, ont installé chez l'enfant et l'ado que j'étais un rapport à l'autre - la femme - qui me permet en effet aujourd'hui de la considérer au même pied d'égalité que moi, autant dans la société (dans sa quotidienneté) que dans un espace plus intimiste. Je n'ai en effet jamais considéré la violence comme une option face à l'incompréhension, face à l'erreur ou à un comportement que l'on trouverait injustifié chez sa compagne ». (…).

    « La femme est un être qu'il faut accompagner et non cogner »

    « J'ai ainsi grandi avec cette conception forte que la femme est un être qu'il faut accompagner et non cogner, nous devons en faire des partenaires, et l'on respecte ses partenaires.(…) Ma mère savait tenir tête à mon père lorsqu'il fallait par exemple discuter budget du mois ou éducation des enfants. Je me souviens que mon père, habituellement plus souple dans ses punitions, se faisait souvent ordonner par ma mère pour nous administrer des corrections qu'elle estimait à la hauteur des bêtises commises. Portait-elle le pantalon dans son foyer? Non. Mon père savait simplement être à son écoute. Et cette attitude m'a guidé tout au long de ma vie: savoir écouter l'autre, lui donner la parole quand c'est nécessaire, la laisser s'exprimer. Tout ceci permet d'éviter les violences que nous constatons de plus en plus dans nos jeunes foyers. Favoriser le dialogue, se mettre à la place de l'autre, le sens de l'équité, voilà d'où je le tiens. »

    « Rien ne doit nous inhiber face à la violence tout court, mais plus encore, face à la violence faite aux femmes», Simon Bondje.



     Camerounais de la diaspora, son sens des valeurs,  son respect de l’être humain, de la femme l’ont amené à sauver une jeune fille d’un viol collectif. 

    « PARIS, 19 ÈME ARRONDISSEMENT. Nous sommes en 2005, et à l'époque tout juste trentenaire, je traîne un physique de boxeur, une dégaine de videur de boite de nuit, avec l'insouciance de l'âge qui lui sied.

    J'a depuis quelques semaines fait la connaissance de nouvelles personnes, toutes camerounaises, ayant des habitudes dans un restaurant dans le quartier Laumière. Nous fréquentons ce haut lieu de « débauche » à la sauce du mboa (du pays) au rythme des grandes Guinness à 10€ la bouteille, des Isenbeck et des ressés (des soeurs) toutes aussi légèrement habillées les unes que les autres... L'une de mes nouvelles connaissances se prénomme aussi Simon, nous sommes de la même ethnie et tous les soirs, mbombo (homonyme) et moi sommes au rendez-vous de lundi à dimanche, de 22h à l'heure du départ. Les samedis, nous restons jusqu'à l'heure du bouillon le lendemain dimanche jusqu’à 8 du matin...
    Ce dimanche matin là donc, mbombo et moi sortons de la cave, il est 7h30 environ, Paris se réveille. Je remarque tout de suite un trio qui se dispute près d’une camionnette, deux jeunes hommes, la trentaine, et une jeune femme. « Je ne monte pas avec vous ! » N’arrêtait pas de crier cette dernière que l'un des gars agrippait fortement, essayant de la pousser de force dans la camionnette. J’avais remarqué ce couple, nous étions dans la cave ensemble, et ça buvait, ça dansait langoureusement, ça rigolait, ça flirtait, ça sautait aux yeux que c'était sa go... Mais alors, qu'est-ce qui n’avait pas marché ? L'indifférence des autres "cavistes" devant cette scène m'interpella et pendant que mbombo démarrait sa voiture je partais aux nouvelles, il tenta de me dissuader de m’y mêler:
    Mlbombo: Mbombo, laisse-les! Tu les voyais en boîte non ???
    Moi: Oui mbombo, je les voyais... Mais non, mbombo, je ne les laisse pas. Ils sont deux, elle est seule. Si elle refuse de monter, elle a des raisons, ils doivent la laisser tranquille, un NON est un NON mbombo. Je vais voir.
    Arrivé à la hauteur de la camionnette je salue aussi poliment que les Isenbeck ingurgitées la nuit me le permettaient, et m'enquiers de la situation auprès de la demoiselle qui de près paraissait bien plus jeune, elle devait avoir 20 ans au grand maximum, un fort accent du pays, et une tignasse de Lionne du Brésil.
    L’homme me répondit sur un ton peu amène «c’est ma copine, et je vais la ramener de force s'il le faut ! »
    Ce n’était pas bien engagé.... Il était furax, son pote au volant, moteur qui tourne...
    M’adressant à la jeune femme: « alors Mademoiselle, que se passe t-il ??? »
    Le récit dévoila que OUI, le mec était bien son gars, mais que NON, celui qui est au volant elle ne le connaît pas et donc, NON, elle ne veut pas partir avec les deux qui selon elle, avaient un plan un peu gourmand...
    Moi: bien, Mademoiselle, que voulez-vous faire?
    La jeune femme: je veux prendre le métro...
    Moi: d'accord, je vais vous acc...
    À peine ai-je commencé la phrase que le gars m’a violemment interrompu: « Si tu ne montes pas, je te gifle ! »
    Ma réponse ne s’est pas faite attendre: « Si tu la gifles, je te frappe ! »
    Il a giflé sa go, je lui ai collé une gifle du droit, et un crochet du gauche, Game over !
    Le djo se rendant compte que le combat était légèrement inégal, remonta fissa dans la camionnette de son ami, et ils ont décampé, la demoiselle est rentrée chez elle, en métro.
    Rien ne doit nous inhiber face à la violence tout court, mais plus encore, face à la violence faite aux femmes qui très souvent, part du postulat de leur faiblesse physique. Nous devons intervenir car ce matin là, j’ai probablement sauvée une fille d'un viol collectif aux conséquences que l'on ne pourrait imaginer dévastatrices.
    Lorsque je vais à la voiture, mon mbombo me demande « Mbombo, tu n'as pas pris son numéro ? »
    Près de 15 ans plus tard, mbombo ne comprend toujours pas...

    Simon Bondje

    « Désolé de ne pas avoir vu »
    Si Landry Mbassi invite les hommes à faire appel au dialogue pour faire face aux tensions dans le couple ou la famille, certains reconnaissent leur culpabilité et demandent pardon. Le 27 août, Roch Lessaint Mie-Ndungas’est fendu d’un poème à ce sujet. Le voici : 

    Pauvres Monde! Tristes hommes!
    Faut pas vraiment se fier aux apparences...
    Je n'ai pas vu!
    Je n'ai rien compris!
    J'ai manqué d'attention et de discernement!
    J'ai aussi donc été floué, battu, violenté et laissé nu par cet homme, ces hommes qui s'expriment par les points, la violence...
    Je n'ai pas des mots...
    Désolé de pas avoir vu.
    De pas avoir compris...
    Annick Ayissi
    , je sais qu'aucune parole, aucun regret ne peut guérir toute ses blessures inscrites sur ton corps, gravées dans ton âme... souillées ton esprit... volées ta liberté...
    ça ne devrait même pas arriver...
    Tu m'en vois désolé...
    Pour ton courage...
    Pour toutes les
    Patoue Yerima
    ,
    Les
    Kareyce Fotso
    ,
    les Annick Ayissi,
    pour toutes ces héroïnes de ma vie...
    Je vous aime!
    Sans condition!
    Roch Lessaint Mie-Ndunga

    Des solutions existent ! : « Bourreau n’est pas une fatalité », Guy Ella

    La violence, particulièrement celle faite aux femmes est-elle une fatalité ? De mon modeste point de vue, je pense que non. Il est possible que le bourreau d’aujourd’hui soit l’ami demain. J’ai quelques exemples autour de moi qui m’incite à penser ainsi. Des hommes violents qui ont réussi au fil du temps à tempérer leur ardeur. Certes le processus et long et les « rechutes » ne sont pas à exclure. Mais avec la volonté certains réussissent à changer. C’est pourquoi j’adhère au témoignage de Mr Guy Ella (ci-dessous) et trouve la démarche de Patricia Bakalack dedonner la parole aux hommes assez importante. Les hommes sont souvent les grands oubliés des campagnes de lutte des violences faites aux femmes. Il est certes très important d’apprendre aux femmes que leur corps leur appartient, que personne n’a ne le droit de les obliger à faire ce qu’elles ne veulent pas. Il est aussi important d’éduquer les hommes, de les aider à maitriser leurs pulsions violentes. Car ils sont aussi des « victimes » de cette violence qui les rend dans certains cas, aussi malheureux. Quelle fierté tirer d’une famille disloquée, d’enfants livrées à eux-mêmes, d’une place dans la rubrique des faits divers d’un journal ? Mais il faudrait que les hommes acceptent aussi la main qui leur est tendue, qu’ils acceptent un travail qui prendra sans doute du temps. Ce t réflexion  de Guy Ella est très intéressant.

    « Les campagnes contre, quelles qu’elles soient, tombent généralement toutes dans le piège du blâme. Celle-ci, contre les violences faites aux femmes, la parole aux hommes en 30 jours, a d’ores et déjà emprunté cette voie. Un classique donc dans lequel je choisis de m’inscrire en faux, comptant que la loi faisant déjà le job de sanction –dans le meilleur des mondes- il y a bien mieux à faire, avec une approche inclusive de la sortie de crise : comprendre et accompagner le bourreau vers une voie de sortie du cycle de la violence.
    J’entends que l’étiquette « bourreau » n’est pas une fatalité, et donc qu’on peut en sortir. Mon leitmotiv : un de soigné, une voire dix de sauvées !

    Comprendre le bourreau ce n’est pas forcement excuser sa violence, Elsa Kane

    Tout part d’un constat avéré sur les réseaux sociaux: pas un seul post sur les violences faites aux femmes, où un homme ne se fendra d’un « Faut aussi voir ce qu’elle lui a d’abord fait » ou « Elle aurait pu éviter ça », sous-entendu « Elle doit connaître les limites de son homme »… Arguments qui ont l’heur – et à raison - de faire bondir de leurs fauteuils les activistes de la cause, avant que tout bascule dans l’émotionnel, rendant impossible tout dialogue constructif entre les deux parties

    Cependant, dans les mêmes réseaux sociaux, jamais vu un post assumé « Je suis un bourreau.», et pour cause, ça n’est pas une étiquette reluisante à mettre dans son CV, preuve que cela est vécu par eux-mêmes comme une honte.
    Mais c’est connu, l’Afrique ne sait pas faire face à ses tares, ni résoudre pratiquement ses problèmes, tandis qu’ailleurs les thérapies de groupe existent pour toutes sortes de tares, y compris la violence.
    - Comprendrele bourreau c’est donc surtout l’aider à voir qu’il y a de la violence en lui, que cette violence ne dépend pas de comportements extérieurs, et surtout pas des agissements d’une femmes.
    - Comprendrele bourreau c’est surtout lui expliquer que ce qu’il prend pour les causes de sa violence, à savoir les paroles ou agissements des femmes, ne sont que des prétextes à l’expression d’une violence que l’éducation n’a pas su éradiquer.
    - Comprendrele bourreau c’est surtout l’aider à revivre les scènes de violence dont il est coupable, son émotion après le passage à l’acte, les petits arrangements entre soi et soi-même, à commencer par nier l’évidence « Je ne suis pas violent à la base », puis la fuite en avant « C’est sa faute », le moment de solitude « N’importe qui à ma place ferait la même chose », et bientôt la honte « surtout personne ne doit savoir ».
    En effet, « batteur de femmes » est une étiquette difficile à assumer face au public.
    - Comprendrele bourreau, c’est surtout lui faire accepter qu’il a besoin d’aide, lui proposer une thérapie pour en sortir, se défaire des chaînes de la violence, en sortes que toute crise, toute agression sur sa personne, trouveront des réponses dignes d’un véritable homme de caractère.
    Enfin, soigner le bourreau, c’est résoudre le problème des violences faites aux femmes. »



     


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    Avec « La Patrie d’abord !!!»,son récent long métrage, le populaire réalisateur camerounais  Thierry Ntamack signe une romance familiale captivante avec en toile de fond, la guerre contre le terrorisme au Cameroun.

     Dimanche soir sur les hauteurs du palais des congrès, l’avant-première de « La Patrie d’abord !!!» a drainé un nombre appréciable de cinéphiles. Tapis rouge et glamour étaient au rendez-vous. L’émotion aussi. Le film est une immersion dans la vie tumultueuse du commandant Arthur Ngando (Thierry Ntamack), chef des Forces d’intervention rapide (Fsi). Le pays traverse une période difficile, les terroristes font la pluie et le beau temps dans plusieurs contrées où un otage français a été kidnappé.  Pour rétablir au plus vite la situation et  ramener la paix, le colonel Rigobert Nyobe, admirablement campé par un Jacques-Greg Belobo plein d’aisance fait appel aux compétences du commandant  Ngando. La mission est périlleuse et Arthur se sent déchiré. D’autant qu’entre sa femme Rachel Ngando interprétée par la belle Lucie Memba Bos  déjà vue dans « ccBlanc d’Eyenga 2 » et « Fastlife », l’amour bat de l’aile. Le  vaillant soldat saura-t-il faire  triompher des bandits et reconquérir le cœur de sa belle ?

    L’amour en temps de guerre
    Le film est un bel hommage que Thierry Ntamack à nos forces. Une histoire captivante pour un public avide de belles histoires et qui a su recréer la belle ambiance des salles obscures en applaudissant les temps forts du film. Pour ceux qui suivent la carrière de ce réalisateur-acteur, « La Patrie d’abord !!! » est sans doute sa production la plus aboutie. Son cinéma reste populaire mais on a senti chez Ntamack une envie de sortir des sentiers qu’il a longtemps empruntés pour offrir quelque chose de neuf. Pour cela, il ‘est entouré d’un casting où on retrouve des professionnels avérés et des jeunes loups. Notamment Clémentine Essono, St Pierre Abiassi, Tony Nobody, Axel Abessolo, avec qui il a déjà travaillé dans « Sur la Route d’un ange » et  « Le blanc d’Eyenga ». Pour autant, le jeu d’acteur n’est pas parfait. Les comédiens ont parfois du mal à faire ressentir les moments de tension, tandis que certaines scènes de Lucie Memba Bos manquent de naturelles., toutefois, l’appui matériel, logistique, et la formation  donnés par l’armée camerounaise donne une certaine crédibilité au jeu des acteurs. 

    Sur le plan technique, « La Patrie d’abord !!!» dévoile une belle photographie avec des images et des plans de paysage d’une beauté à coupé le souffle. Le film a été tourné dans les villes comme Kribi, Lolabe à Campo dans le département de l’Océan et Edéa dans la région du Littoral.
     Pour écrire son scénario, Thierry Ntamack s’est inspiré  des faits réels et d’actualité Le long métrage est présenté comme « le premier film de guerre camerounais ». Si le désir de Ntamack d’embrasser ce genre est manifeste, certains de ces choix attenus cette portée. Le cinéaste aurait gagné en donnant par exemple plus de place à certains passages comme les recherches du commandant Ngando dans la forêt au lieu de s’attarder sur la cérémonie de mariage à la fin du film. Toutefois, le réalisateur a ouvert une brèche où les autres pourront s’engouffrer. Rendez-vous est pris pour le 6 août à Douala Bercy.
    Elsa Kane 

    Réactions
    « Initiative à saluer » 

    Colonel Didier Badjeck,
     Je suis fortement impressionné le déroulement scénique est magnifique. Nous sommes au cinéma mais, j’aurais aimé qu’il s’étend sur comment on a retrouvé le commandant. L’armée n’est pas  insensible à l’art, c’est pourquopi lorsque la demande a été faite nous l’avons étudiée et apportée  logistique au film. 

    Un gros travail d’équipe 

    Thierry Ntamack, réalisateur
    il s’agit d’un gros travail d’équipe.  Je suis juste un label. Il y a beaucoup de gens qui travaillent derrière. Je voudrais d’ailleurs remercier le ministre de la défense qui a cru en ce projet et au public et tout ceux qui nous soutiennent.

    Une comédie familiale 
    Françoise Ellong, cinéaste
     C’est un bon film, on passe un moment agréable. Mais, j’ai attendu longtemps que l’action du film démarre. La guerre s’est fait attendre et je me rends compte qu’il s’agit beaucoup plus d’une histoire d’amour, d’une comédie familiale 
    E. K



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  • 11/01/18--13:22: Article 1


  •  Cinéastes, plasticiens, médecins ou anonymes s’expriment dans le cadre de la campagne « He for she : « 30 jours contre les violences faites aux femmes » lancée par Patricia Bakalack.Ils dénoncent tout en proposant des solutions contre ce fléau au Cameroun. 

    « Aucune bataille féministe ne s’est gagnée sans l’apport, même infime, des hommes, les inclure dans la résolution des problématiques liées au genre, les impliquer dans la lutte contre des inégalités où il y’a des privilèges pour les uns (qu’il est souvent difficile aux hommes d’admettre) et des formes d’oppression pour les autres, en l’occurrence les femmes, est plus que nécessaire », affirme Patricia Bakalack dans le cadre de la campagne digitale qu’elle a lancé en août afin d’inviter les femmes à sortir de cette « attitude passive face aux violences dont elles sont victimes ».
     Cette campagne donne la parole à des hommes d’univers et d’horizons divers. Loin de se lancer dans des discours moralisateurs, chacun d’eux selon le canal qui lui sied le mieux (poème, témoignage, photo), explique pourquoi la violence n’est pas la solution pour s’imposer dans son couple (même si la femme est têtue jusqu’àààà) où en famille. Parmi les nombreux témoignages reçus par l’équipe de la campagne, nous publions  ici (avec l’accord des organisateurs de la campagne),  ceux qui nous paraissent les plus édifiants. 

     « Je crois au sens de l’équité dans le couple », Landry Mbassi, curateur et promoteur culturel

     Landry Mbassi est un artiste photographe et commissaire d’exposition bien connu de la scène culturelle au Cameroun particulièrement dans le domaine des arts visuels. Il est engagé dans plusieurs projets comme le festival « YaPhoto » ou encore les Rencontres internationales des arts visuels de Yaoundé (Ravy), la biennale qui a célébré ses 10 ans en juillet en faisant venir des artistes des 4 continents (Afrique, Asie, Europe, Amérique). Moi qui n’avais jamais entendu ce mordu de l’art abordé un sujet aussi épineux dans notre contexte camerounais, j’ai été frappée par l’hommage rendu à l’éducation reçue de son père ( nous sommes nombreux à nous éloigner des principes reçus enfants).

    Son père,  homme de « l’ancienne technologie » qui avait déjà compris que la femme est un « trésor ». Faut-il le souligner ? Landry Mbassi est un fils du pays éton. Une ethnie où les femmes et les hommes sont réputés avoir de la poigne, du caractère. Mais Landry Mbassi sait se montrer doux. Il reconnaît ce n’est pas facile mais « impossible n’est pas camerounais » non plus. Voici son témoigne pour « He for She ». 

    « J'ai reçu de mes parents une éducation exemplaire. Et aujourd'hui, devenu adulte, j'en suis hyper fier. Dès le bas âge (car il paraît que ça commence à la base), mes parents m'ont inculqué, davantage mon père, le respect mais encore le rôle et surtout la prise en compte des efforts de chaque personne qui constitue le couple. Aussi lointains que vont mes mémoires d'enfance, il ne me souvient pas avoir vu mon père et ma mère "se prendre la tête" en public et se déchirer devant leurs enfants ou des personnes étrangères à leur foyer. Encore moins mon père portant la main sur ma mère ». (….).

    « Cette culture de l'harmonie de couple soutenue par un sens aiguisé du "savoir-gèrer" les moments durs, les incompréhensions et les prises de têtes, ont installé chez l'enfant et l'ado que j'étais un rapport à l'autre - la femme - qui me permet en effet aujourd'hui de la considérer au même pied d'égalité que moi, autant dans la société (dans sa quotidienneté) que dans un espace plus intimiste. Je n'ai en effet jamais considéré la violence comme une option face à l'incompréhension, face à l'erreur ou à un comportement que l'on trouverait injustifié chez sa compagne ». (…).

    « La femme est un être qu'il faut accompagner et non cogner »

    « J'ai ainsi grandi avec cette conception forte que la femme est un être qu'il faut accompagner et non cogner, nous devons en faire des partenaires, et l'on respecte ses partenaires.(…) Ma mère savait tenir tête à mon père lorsqu'il fallait par exemple discuter budget du mois ou éducation des enfants. Je me souviens que mon père, habituellement plus souple dans ses punitions, se faisait souvent ordonner par ma mère pour nous administrer des corrections qu'elle estimait à la hauteur des bêtises commises. Portait-elle le pantalon dans son foyer? Non. Mon père savait simplement être à son écoute. Et cette attitude m'a guidé tout au long de ma vie: savoir écouter l'autre, lui donner la parole quand c'est nécessaire, la laisser s'exprimer. Tout ceci permet d'éviter les violences que nous constatons de plus en plus dans nos jeunes foyers. Favoriser le dialogue, se mettre à la place de l'autre, le sens de l'équité, voilà d'où je le tiens. »

    « Rien ne doit nous inhiber face à la violence tout court, mais plus encore, face à la violence faite aux femmes», Simon Bondje.



     Camerounais de la diaspora, son sens des valeurs,  son respect de l’être humain, de la femme l’ont amené à sauver une jeune fille d’un viol collectif. 

    « PARIS, 19 ÈME ARRONDISSEMENT. Nous sommes en 2005, et à l'époque tout juste trentenaire, je traîne un physique de boxeur, une dégaine de videur de boite de nuit, avec l'insouciance de l'âge qui lui sied.

    J'a depuis quelques semaines fait la connaissance de nouvelles personnes, toutes camerounaises, ayant des habitudes dans un restaurant dans le quartier Laumière. Nous fréquentons ce haut lieu de « débauche » à la sauce du mboa (du pays) au rythme des grandes Guinness à 10€ la bouteille, des Isenbeck et des ressés (des soeurs) toutes aussi légèrement habillées les unes que les autres... L'une de mes nouvelles connaissances se prénomme aussi Simon, nous sommes de la même ethnie et tous les soirs, mbombo (homonyme) et moi sommes au rendez-vous de lundi à dimanche, de 22h à l'heure du départ. Les samedis, nous restons jusqu'à l'heure du bouillon le lendemain dimanche jusqu’à 8 du matin...
    Ce dimanche matin là donc, mbombo et moi sortons de la cave, il est 7h30 environ, Paris se réveille. Je remarque tout de suite un trio qui se dispute près d’une camionnette, deux jeunes hommes, la trentaine, et une jeune femme. « Je ne monte pas avec vous ! » N’arrêtait pas de crier cette dernière que l'un des gars agrippait fortement, essayant de la pousser de force dans la camionnette. J’avais remarqué ce couple, nous étions dans la cave ensemble, et ça buvait, ça dansait langoureusement, ça rigolait, ça flirtait, ça sautait aux yeux que c'était sa go... Mais alors, qu'est-ce qui n’avait pas marché ? L'indifférence des autres "cavistes" devant cette scène m'interpella et pendant que mbombo démarrait sa voiture je partais aux nouvelles, il tenta de me dissuader de m’y mêler:
    Mlbombo: Mbombo, laisse-les! Tu les voyais en boîte non ???
    Moi: Oui mbombo, je les voyais... Mais non, mbombo, je ne les laisse pas. Ils sont deux, elle est seule. Si elle refuse de monter, elle a des raisons, ils doivent la laisser tranquille, un NON est un NON mbombo. Je vais voir.
    Arrivé à la hauteur de la camionnette je salue aussi poliment que les Isenbeck ingurgitées la nuit me le permettaient, et m'enquiers de la situation auprès de la demoiselle qui de près paraissait bien plus jeune, elle devait avoir 20 ans au grand maximum, un fort accent du pays, et une tignasse de Lionne du Brésil.
    L’homme me répondit sur un ton peu amène «c’est ma copine, et je vais la ramener de force s'il le faut ! »
    Ce n’était pas bien engagé.... Il était furax, son pote au volant, moteur qui tourne...
    M’adressant à la jeune femme: « alors Mademoiselle, que se passe t-il ??? »
    Le récit dévoila que OUI, le mec était bien son gars, mais que NON, celui qui est au volant elle ne le connaît pas et donc, NON, elle ne veut pas partir avec les deux qui selon elle, avaient un plan un peu gourmand...
    Moi: bien, Mademoiselle, que voulez-vous faire?
    La jeune femme: je veux prendre le métro...
    Moi: d'accord, je vais vous acc...
    À peine ai-je commencé la phrase que le gars m’a violemment interrompu: « Si tu ne montes pas, je te gifle ! »
    Ma réponse ne s’est pas faite attendre: « Si tu la gifles, je te frappe ! »
    Il a giflé sa go, je lui ai collé une gifle du droit, et un crochet du gauche, Game over !
    Le djo se rendant compte que le combat était légèrement inégal, remonta fissa dans la camionnette de son ami, et ils ont décampé, la demoiselle est rentrée chez elle, en métro.
    Rien ne doit nous inhiber face à la violence tout court, mais plus encore, face à la violence faite aux femmes qui très souvent, part du postulat de leur faiblesse physique. Nous devons intervenir car ce matin là, j’ai probablement sauvée une fille d'un viol collectif aux conséquences que l'on ne pourrait imaginer dévastatrices.
    Lorsque je vais à la voiture, mon mbombo me demande « Mbombo, tu n'as pas pris son numéro ? »
    Près de 15 ans plus tard, mbombo ne comprend toujours pas...

    Simon Bondje

    « Désolé de ne pas avoir vu »
    Si Landry Mbassi invite les hommes à faire appel au dialogue pour faire face aux tensions dans le couple ou la famille, certains reconnaissent leur culpabilité et demandent pardon. Le 27 août, Roch Lessaint Mie-Ndungas’est fendu d’un poème à ce sujet. Le voici : 

    Pauvres Monde! Tristes hommes!
    Faut pas vraiment se fier aux apparences...
    Je n'ai pas vu!
    Je n'ai rien compris!
    J'ai manqué d'attention et de discernement!
    J'ai aussi donc été floué, battu, violenté et laissé nu par cet homme, ces hommes qui s'expriment par les points, la violence...
    Je n'ai pas des mots...
    Désolé de pas avoir vu.
    De pas avoir compris...
    Annick Ayissi
    , je sais qu'aucune parole, aucun regret ne peut guérir toute ses blessures inscrites sur ton corps, gravées dans ton âme... souillées ton esprit... volées ta liberté...
    ça ne devrait même pas arriver...
    Tu m'en vois désolé...
    Pour ton courage...
    Pour toutes les
    Patoue Yerima
    ,
    Les
    Kareyce Fotso
    ,
    les Annick Ayissi,
    pour toutes ces héroïnes de ma vie...
    Je vous aime!
    Sans condition!
    Roch Lessaint Mie-Ndunga

    Des solutions existent ! : « Bourreau n’est pas une fatalité », Guy Ella

    La violence, particulièrement celle faite aux femmes est-elle une fatalité ? De mon modeste point de vue, je pense que non. Il est possible que le bourreau d’aujourd’hui soit l’ami demain. J’ai quelques exemples autour de moi qui m’incite à penser ainsi. Des hommes violents qui ont réussi au fil du temps à tempérer leur ardeur. Certes le processus et long et les « rechutes » ne sont pas à exclure. Mais avec la volonté certains réussissent à changer. C’est pourquoi j’adhère au témoignage de Mr Guy Ella (ci-dessous) et trouve la démarche de Patricia Bakalack dedonner la parole aux hommes assez importante. Les hommes sont souvent les grands oubliés des campagnes de lutte des violences faites aux femmes. Il est certes très important d’apprendre aux femmes que leur corps leur appartient, que personne n’a ne le droit de les obliger à faire ce qu’elles ne veulent pas. Il est aussi important d’éduquer les hommes, de les aider à maitriser leurs pulsions violentes. Car ils sont aussi des « victimes » de cette violence qui les rend dans certains cas, aussi malheureux. Quelle fierté tirer d’une famille disloquée, d’enfants livrées à eux-mêmes, d’une place dans la rubrique des faits divers d’un journal ? Mais il faudrait que les hommes acceptent aussi la main qui leur est tendue, qu’ils acceptent un travail qui prendra sans doute du temps. Ce t réflexion  de Guy Ella est très intéressant.

    « Les campagnes contre, quelles qu’elles soient, tombent généralement toutes dans le piège du blâme. Celle-ci, contre les violences faites aux femmes, la parole aux hommes en 30 jours, a d’ores et déjà emprunté cette voie. Un classique donc dans lequel je choisis de m’inscrire en faux, comptant que la loi faisant déjà le job de sanction –dans le meilleur des mondes- il y a bien mieux à faire, avec une approche inclusive de la sortie de crise : comprendre et accompagner le bourreau vers une voie de sortie du cycle de la violence.
    J’entends que l’étiquette « bourreau » n’est pas une fatalité, et donc qu’on peut en sortir. Mon leitmotiv : un de soigné, une voire dix de sauvées !

    Comprendre le bourreau ce n’est pas forcement excuser sa violence, Elsa Kane

    Tout part d’un constat avéré sur les réseaux sociaux: pas un seul post sur les violences faites aux femmes, où un homme ne se fendra d’un « Faut aussi voir ce qu’elle lui a d’abord fait » ou « Elle aurait pu éviter ça », sous-entendu « Elle doit connaître les limites de son homme »… Arguments qui ont l’heur – et à raison - de faire bondir de leurs fauteuils les activistes de la cause, avant que tout bascule dans l’émotionnel, rendant impossible tout dialogue constructif entre les deux parties

    Cependant, dans les mêmes réseaux sociaux, jamais vu un post assumé « Je suis un bourreau.», et pour cause, ça n’est pas une étiquette reluisante à mettre dans son CV, preuve que cela est vécu par eux-mêmes comme une honte.
    Mais c’est connu, l’Afrique ne sait pas faire face à ses tares, ni résoudre pratiquement ses problèmes, tandis qu’ailleurs les thérapies de groupe existent pour toutes sortes de tares, y compris la violence.
    - Comprendrele bourreau c’est donc surtout l’aider à voir qu’il y a de la violence en lui, que cette violence ne dépend pas de comportements extérieurs, et surtout pas des agissements d’une femmes.
    - Comprendrele bourreau c’est surtout lui expliquer que ce qu’il prend pour les causes de sa violence, à savoir les paroles ou agissements des femmes, ne sont que des prétextes à l’expression d’une violence que l’éducation n’a pas su éradiquer.
    - Comprendrele bourreau c’est surtout l’aider à revivre les scènes de violence dont il est coupable, son émotion après le passage à l’acte, les petits arrangements entre soi et soi-même, à commencer par nier l’évidence « Je ne suis pas violent à la base », puis la fuite en avant « C’est sa faute », le moment de solitude « N’importe qui à ma place ferait la même chose », et bientôt la honte « surtout personne ne doit savoir ».
    En effet, « batteur de femmes » est une étiquette difficile à assumer face au public.
    - Comprendrele bourreau, c’est surtout lui faire accepter qu’il a besoin d’aide, lui proposer une thérapie pour en sortir, se défaire des chaînes de la violence, en sortes que toute crise, toute agression sur sa personne, trouveront des réponses dignes d’un véritable homme de caractère.
    Enfin, soigner le bourreau, c’est résoudre le problème des violences faites aux femmes. » Guy Ella



     


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    Le dessin animé fait son cinéma au Canimaf
    Du 18 au 20 octobre, l’Ifc a  accueilli le festival du cinéma d’animation africain de Yaoundé. Les professionnels et le public ont partagé et découvert ce qui se fait de mieux dans cette industrie en pleine expansion. 


    Le rideau est tombé samedi soir sur la 2èmeédition du Canimaf, le festival dédié aux dessins animés et aux jeux vidéo africains au cameroun. Il a été lancé en 2017 par l’association «Tous’Anime ». En clôture du festival le 20 octobre à l’Institut français, le film d’animation à succès « Minga et la cuillère cassée » du réalisateur Claye Edou a drainé une fois de plus du beau monde. Petits et grands n’ont pas boudé le plaisir d’être là en réagissant avec enthousiasme aux scènes cultes du long métrage. Une séance cinéma interactive à l’image de la belle ambiance ayant régnée sur le site de l’événement. Les amateurs des dessins animés se sont bousculés aux portes pour regarder la vingtaine de films d’animation jeunesse et tous publics en projection. On a aussi observé une forte présence des professionnels du secteur : artistes visuels, plasticien, graphistes, 2 D, 3D et réalisateurs.


     « Notre objectif  est de promouvoir le film  d’animation dans toute sa diversité en diffusant les projets des réalisateurs et des producteurs Camerounais en particulier et du monde  général. C’est aussi un lieu de détection de talents, de partage d’expérience et de conseils car les jeunes qui ont des idées ne savent pas toujours comment faire pour développer leur projet », explique Jérôme Soffo Simo, réaliser/graphiste et délégué général du Canimaf Auteur de 2 courts métrages d’animation primés dans des festivals, Jérôme Soffo Simo précise que le Festival du cinéma d’animation africain de Yaoundé est né pour répondre au besoin d’un contexte marqué par un intérêt sans cesse croissant pour les jeux vidéo et les dessins animés africains. Un contexte favorisé par le boom d’internet et la démocratisation des savoirs accessible au bout d’un simple clic. Selon Jérôme Soffo Simo, le Canimaf veut contribuer à l’essor d’un film d’animation de qualité mettant en avant nos us et coutumes et  donc un cinéma dans lequel les populations africaines peuvent se reconnaître.

    https://twitter.com/elsanjiale/status/1054056791233966081 

     Des pitchs à Annecy                             
     A cet effet, cette 2ème édition du Canimaf a mis  l’accent sut la professionnalisation des acteurs du secteur à travers l’organisation des ateliers et workshop. Il y a eu ce partage d’expérience d’Alain Ngambe Babillon, premier lauréat camerounais du concours de pitchs « Animation du Monde » lancé par le festival international du film d’animation d’Annecy en direction des pays « émergents » dans le but de « repérer, valoriser la créativité et accompagner des auteurs de projets dans le domaine de l’animation ». Alain Mgambe Babillon a raconté comment les experts du Marche du film du Festival d’Annecy considéré comme la messe du cinéma d’animation mondial forte de ses 50 ans d’existence, ont suivi son court métrage intitulé « Le garçon des nuages ».  



    Les promoteurs du Canimaf ont également dévoilé aux participants en quête de partenaires financiers ou techniques, des initiatives et dispositifs qui facilitent l’éclosion des créateurs indépendants de films d’animation. Autre temps fort, la présentation des travaux des studios de production basés à Yaoundé comme « 25 Frames » et « Balafun » ayant en commun de vouloir raconter le quotidien des enfants africains dans des styles variés (animation (2 D, 3 D, etc)



     Les enfants étaient aussi à l’honneur. Ils ont été initiés à la construction des décors de films et ont découvert l’univers du film d’animation à travers des vidéos. Une démarche d’éducation et de sensibilisation visant à susciter dès le jeune âge l’intérêt pour le cinéma et la consommation des produits culturels.
    Elsa Kane Njiale




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     La 5èmeédition de la Semaine internationale du 1er film s’est achevée  à Yaoundé avec en prime le sacre de l’Inde, prix du meilleur film pour « Chanda une mère Indienne » et la célébration des 5 ans  de ce prestigieux rendez-vous. 


    2014-2018. Cela fait 5 ans que le festival Yarha œuvre pour la promotion du 7ème art au Cameroun. Dimanche soir sur les hauteurs de l’hôtel de ville de Yaoundé, des invités de marques.

     Tels que le réalisateur Thierry Ntamack, les comédiennes Tatiana Matip, Blanche Bana, l’ambassadeur d’Egypte au Cameroun, Medhat Mohamed Kaml Elmeligy et les cinéphiles de Yaoundé ont dégusté ensemble le gâteau d’anniversaire concocté par le chef Emile Engoulou.

    « Ce bébé de 5 ans nous rappelle que chaque chemin depuis 5 ans est une embûche qu’il faut traverser pour arriver à maturité », a indiqué Sylvie Mwet, la délégué générale du festival, en rappelant les objectifs de Yarha : susciter un plus grand intérêt pour les métiers du cinéma et redonner le goût des salles obscures à la jeunesse camerounaise. 

    Sylvie Mwet


    Honneurs donc aux jeunes. Mais aussi aux femmes avec  le triomphe de « Chanda une mère Indienne » qui remporte le prix « Diamant Ongola » institué cette année à Yarha dans un désir d’innovation. 


    « Nous avons décidé d’attribuer le prix à Chanda, une mère indienne. Ce film montre qu’avec très peu de moyens techniques, de décors, on peu émouvoir », a expliqué la comédienne française d’origine camerounaise Marie-Philomène Nga, marraine de cette 5èmeédition et présidente du jury.

    La comédienne Marie Philomène Nga, marraine 2018 du festival 
    Primé devant 14 autres 1ers films en compétition, le long métrage du réalisateur Ashwiny Lyer Tiwari véhicule le message selon lequel la vie appartient à ceux qui rêvent et travaillent dur pour réaliser leur rêve.   « Je vous dirais à vous les jeunes quoi que vous fassiez ne laissé personne doutez de votre rêve ! », dira d’ailleurs Marie-Philomène Nga à la jeunesse camerounaise avec toute l’autorité et l’expérience que lui confèrent ces plus de 30 ans de carrière au cinéma français. 


    Son message n’est pas tombé dans l’oreille des sourds puisque au cours de la soirée enfiévrée par le jazz entrainant de pianiste Ruben Binam et  son band, le Kemit 7, des  artistes débutants aux talents promoteurs ont aussi été primés dans le domaine du dessin, de la mode et la musique.

    Carrefour culturel, Yarha avait l’Egypte comme pays hôte. L’ambassade d’Egypte au Cameroun, partenaire du festival est venue avec 4 films. Par la diversité des thèmes abordés, la démarche artistique des réalisateurs, « Kiss me not » de Ahmed Amer, « The Original » de Marwan Hamed, « Induce labor » de Sheren Mahomed Khaled  Diab et « Mashback Saar » ont permis au public de Yaoundé de mieux s’imprégner du cinéma Egyptien, l’un des plus ancien et dynamique du continent.
    Elsa Kane







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    Entre chic et simplicité, cet espace beauté promu par la Camerounaise Laetitia Yota a ouvert sses portes  à Elig-Essono à Yaoundé.

    « Les femmes =doivent libérer leur éclat caché ! Car elles sont toutes belles», souligne d’entrée de jeu Laetitia Yota, la promotrice du « Glow ». 

    Dans un décor simple mais attrayant, l’espace beauté a solennellement ouvert ses portes le 10 novembre à Yaoundé. Le lancement de ce « beauty store » situé à Elig-Essono face Tango Hôtel, n’est pas fortuit.

     Depuis quelques années, on assiste à un engouement des femmes pour le maquillage dit des stars et l’éclosion des maquilleurs de talents (le mot consacré aujourd’hui est make-up artist) tels que Durrel John, Deschamps Nana, etc, qui travaillent autant pour le show-bizz que les particuliers. 


    Mais l’enthousiasme des femmes pour le make-up est souvent douché par les prix des produits proposés  dans les bars à maquillage. « Il n’est pas facile pour une camerounais de s’offrir un rouge à lèvre à 8000 F Cfa ou un fond de teint à 15000 F Cfa », fait savoir Elise employée de bureau qui se ravitaille généralement dans les marchés auprès des détaillants installés aux abords des routes. Avec ces produits bon marché, les femmes s’exposent à de problèmes de peau qu’elles ont parfois du mal à traiter.  
    Laeticia Yota et Eric Christian Nya
     C’est à toutes ces femmes que Laetitia Yota a pensé. Elle l a affirmé le 7 novembre face à la presse. « J'ai pensé à la masse, toutes les personnes, même celles achetant leurs produits de beauté très bon marché à Mokolo, Ndokoti ou à la sauvette, à celles qui ont des salaires moyens.Mon souhait est qu'elles puissent aussi se faire belles avec du maquillage de qualité ».



    Edith Nguekam
    Pour une fourchette de prix qui va de 1000 à 25000 F Cfa « Glow beauty store »propose: rouge à lèvres, gloss crayon à lèvres, crayons à sourcils, fard à joues, fards à paupières, blush, poudre compact, anti cernes, mascara, pinceaux, fards à paupières, gloss, poudre compacte, faux cils, vernis à ongles, BB crème,  base, éponges, parfums, etc.


    Le nouvel espace beauté entend être un distributeur rigoureux, très sélectif dans le choix des produits  qu’il  commercialise. 


     « Nos produits sont de très bonne qualité. Ce sont des articles qui viennent de France et des États-Unis. Je teste personnellement ces produits et vous rassure qu’ils ne décapent pas la peau et ne provoquent pas de boutons sur le corps », a-t-elle dit.


    Coco Emilia
     Et pour rassurer l’assistance, l’entrepreneure a présenté les égéries de la maison.  L’ancienne Miss Cameroun et mannequin Valérie Ayena et l’(entrepreneure et « influenceuse » mode Coco Emilia utilisent les produits de « Glow beauty store ». 

    Celine V Fotso et Valerie Ayena
    La boutique distribue  aussi des produits d’entrepreneurs africains comme « Bold Make-up » lancée par deux camerounaises de la diaspora Anne Mbayem et Audrey Mouangue avec l’algérienne Isma Henani.



     Les employés de « Glow beauty store » ne sont pas que des vendeuses. Elles accompagnent les clients dans leur choix et les aident pour leur conseil  sur : comment choisir ou porter un fond teint avec le climat de Yaoundé, etc. 

    Dans un décor qui allie charme  et simplicité « Glow beauty store est un lieu propice à la flânerie où les clients pourront essayer les produits comme ils l'entendent », rassure Mme Yota.
    Elsa Kane


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    Défilé.A l ‘occasion du forum des métiers de la mode te du design 2017 à Yaoundé,  11 jeunes créateurs ont présenté des collections originales inspirées de ce mouvement identitaire afro-américain.


     Depuis 8 ans, le Forum des métiers de la mode et du design est devenu l’une des vitrines de ce qui se fait au Cameroun en termes de mode au Cameroun. Le défilé de clôture d’une folle semaine (du 22 au 28 mai 2017)d’activités était « the place to be ». Vendredi dernier, les fashionista du pays se sont encore retrouvés dans les salons feutrés du Hilton hôtel pour vivre un autre temps fort. Dans un mouvement d’unité, Yves Eya’a le promoteur de l’événement a réuni le public, les représentations diplomatiques africaines et occidentales pour une édition parrainé par  René Cremonese, Haut-commissaire du Canda au Cameroun.

    Dans un décor féérique, fait de jeux de lumière bien dosé, d’un décor sobre mais chic où domine le blanc et le noir, la fashion-week n’avait rien à envier à celle de Durban, Paris et Milan. Sous  le thème de l’Afro-punk, mouvement musical et un art de vivre né à Brooklyn au sein de la communauté afro-américaine qui revendiquaient les origines africaines du Rock, des tenues inspirantes où la touche camerounaise a fait toute la différence. Pas de piercings outranciers mais des coiffures africaines revisitées et un maquillage de pro assuré par le jeune Durel John, un surdoué du make-up artiste. 



    Et Gislain Yoga Djia l’a compris. Le jeune créateur qui a abandonné des études scientifiques pour vivre sa passion a présenté une collection de longues robes, de jupes patineuse ou aiguilles et de minirobes. Avec leurs décolletés plongeant, des fentes très hautes, les tenues de Gislain Yoga Djia sont faites pour des femmes sexy à l’aise avec leur corps. Tandis que « Symbiose », la marque de Vanessa Mbia  Evouna et Linda Akoutou ont proposé une collection très colorée. Des robes faites pour la ville où le mariage des couleurs (rose et noir, blanc et orange), les motifs géométriques, les petits pois ont plongé dans leur univers. 


     L’un des temps forts de la soirée a été la remise de prix aux lauréats du concours Talent créateurs. Ils sont deux cette année a avoir convaincu le jury par leur talent et leur business model.  L’une des pépites, Benite Yeleza vient de Rdc et  gagne un mois de stage en Allemagne. Professeur diplômé de l’Ens de Maroua, Bruno Arbouzam s’envolera pour la France en Novembre.

    Cette année, les créateurs invités au forum étaient pour la plupart camerounais. Et cerise sur le gâteau, trois sont passés par le forum. Yves Tchinda, lauréat du talent créateur 2014 prend petit à petit son envol. Très glamour, sa collection est faite de robe vaporeuse pour grand événements au ton du noir et du gris. Marie-Claire Met’o Zilia présenté une collection de vêtement pour femmes pour diner, soirée, apro, au ton rose et bleu. Patrice Mvondo a misé sur le noir et le transparent. 


    Autres séquences d’émotion, c’est le défilé improvisé par René Cremonese et Jean-François Nogué, général manager du Hilton hôtel qui ont troqué leurs costumes pour enfiler des blousons des blouson afritude singé  Patrice Mvondo.
     Elsa Kane Njiale
     Crédit Photo Emily Pinna Photography

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    Cinema. Dans son dernier film « Angles », le réalisateur   remonte subtilement la chaîne des responsabilités d’un accident de la route à travers un scénario original consacrant aussi le retour de l’actrice Tatiana Matip. 


    « On ne devient pas écrivain parce qu’on a des choses à dire mais parce qu’on sait les dire », disait en son temps un célèbre écrivain français. Jeune étoile montante du cinéma Camerounais, Frank Thierry Lea Malle semble avoir fait sienne cette maxime qu’il applique à sa manière pour le 7ème art.
    Sorti en septembre 2018 « Angles » peut se classer dans la catégorie du genre dramatique et à thématique sociale. Ce court métrage montre avec finesse, les conséquences funestes de la corruption et de la mal gouvernance sur le quotidien des populations. L’intrigue du film s’inspire des faits réels comme cet accident qui, en 2014 a coûté la vie à  plusieurs écoliers donc Arthur Embiid le petit frère de la star camerounaise de la Nba, Joël Embiid.

    Un camion de bois mal garé sur le flanc d’une colline qui laissera une dizaine de familles dans le désarroi. Si l’issue de l’histoire est connue d’avance, le spectateur ignore comment on est arrivé là. Et c’est sur ce dernier point que Frank Thierry Léa Malle va habillement utiliser pour construire son scénario. Son écriture cinématographique fait s’entrecroiser le temps passé, présent et même futur sans que le cinéphile ne perde le fil de l’histoire. Un choix risqué de faire alterner l’après et l’avant du drame. Mais Frank Thierry Lea Malle aime prendre les risques et sortir des sentiers battus. On l’avait déjà remarqué dans son court métrage « Point de vu ». Ce plaidoyer en faveur des droits de la femme  lui a d’ailleus permis de remporter le concours «10 jours pour 1 film » organisé par le festival Ecrans Noirs en partenariat avec le Goethe Institut et le Film Arche d’Allemagne.  On ressent d’ailleurs l’influence de sa formation en Allemagne à travers le recours aux dialogues par Sms, qu’il avait déjà utilisé dans « Hands » son court métrage réalisé en Allemagne dans le cadre de sa bourse de formation à Film Arche.


    Comme les pièces d’un puzzle, l’histoire se reconstitue petit à petit. Le spectateur comprend que l’accident a eu lieu parce que les services techniques, les services de transports, les policiers et gendarmes chargés du contrôle routiers  n’ont pas joué leur rôle ; le conducteur du camion interprété par Eshu Rigobert est coupable d’avoir confié le volant de son poids lourd à son motor-boy ; et cette mère en pleurs (Tatiana Matip) pleine de remords d’avoir renvoyée sa fille sur le chemin de l’école alors que celle-ci venait de se faire mettre au portail pour insolvabilité.

     « Angles » n’est pas riche en rebondissements mais on ne s’ennui pas durant 15minutes et 50 secondes. La qualité de la photographie signée (Jean-Marc Anda), l’éclairage, le son sont au rendez-vous. Le casting est de qualité et propose un savant mélange de comédiens confirmés et de jeunes débutants. « Angles » consacre en effet le grand retour de l’actrice Tatiana Matip qui fit les beaux jours du cinéma camerounais il y a une dizaine d’année. Un de ses films notables est « Confidences » de Cyrille Masso avec Daniel Ndo, Thierry Ntamack, Koppo. Ici, elle donne la réplique à un Eshu Rigobert moins rigolo que par le passé mais toujours professionnel  dans son jeu. Tout comme Amadou Sali. L’autre point fort de « Angles » est sans doute l’usage spontané des langues locales dans les dialogues. Un style encore peu valorisé dans le cinéma camerounais. Pas étonnant que « Angles » a été projeté deux fois le même soir du 28 septembre au Goethe Institut. Le public était au rendez-vous.
     Elsa Kane
    Frank Thierry Lea Malle
    « Angles »
    15min50s Drame
     Septembre 2018, Inception Art et Com

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    La finale du concours de beauté récompensant la plus belle camerounaise aux formes épanouies est prévue   ce 30 décembre. Les 12 finalistes sont d’ores et déjà connues.
    Christelle Ngueping

    Elles sont 12 finalistes venues de plusieurs villes du Cameroun à l’assaut de la couronne de Miss Ronde et Belle. La plus jolie sera connue au soir du 30 décembre à Yaoundé. 2 présélections et une demi-finale ont permis à l’équipe du projet de réaliser un casting de qualité. Le concours de beauté est ouvert aux femmes de 18 à 28 ans.  Les critères de sélection étant assez souples au niveau de la taille, les candidates de nationalité camerounaise doivent cependant avoir un teint naturel non décapé, une bonne présentation physique, une bonne élocution.
    Finalistes 2018


    Discrimination

     Miss Ronde et Belle a été lancé il y a moins de 3 ans avec l’ambition de valoriser le potentiel des femmes rondes, de les mettre au-devant de la scène dans un contexte où le culte de la minceur règne en maitre. Il s’agit aussi de sensibilise, d’aider les femmes aux formes épanouies à gagner confiance en elles. En effet, le projet est né suite aux discriminations dont les personnes corpulentes sont souvent victimes au Cameroun. 
     
    Finaliste 2017
    « Etant moi-même une femme ronde, je connais le calvaire par lequel elles doivent passer pour trouver des habits à leur convenance par exemple. La femme ronde a véritablement du mal à s’exprimer et à exploiter tout son potentiel. Nous ne faisons pas l’éloge de l’obésité mais nous voulons changer le regard sur les personnes rondes », explique Dorette Bouwe Ndjiele.
    Dorete Bouwe Ndjiele


    « Nous ne faisons pas l’loge de l’obésité »
     Elle présente la particularité du concours. Miss Ronde et Belle et ses dauphines sont des ambassadrices de la beauté et de la culture camerounaise au plan national et international. « Une femme qui devrait être un modèle d’intégrité et de vertu non seulement pour la femme ronde mais aussi pour toute les autres femmes. Une reine de la beauté, l’ambassadrice et le porte-parole des femmes rondes. Quant à ses dauphines, elles doivent aussi être des modèles de vertu et de valeurs morales pour la société », souligne la communicatrice du concept. 


    Trio gagnant 2017
     La Miss est une reine avec des missions à remplir. « Le rôle de la Miss pendant son mandat d’un an est de promouvoir l’image de la femme camerounaise. Particulièrement les rondes. Elle s’investit dans le social à travers des projets humanitaire et de développement », précise Dorette Bouwe Ndjiele. Celle qui sera élue au terme de la finale sera aussi le porte-parole des couches sociales défavorisées ou marginalisées ».


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    Avec la jeune chanteuse gabonaise, la célèbre artiste camerounaise est la tête d’affiche d’une série de concerts et d’activités en faveur de la femme du 18 au 26 janvier à l’Institut français du Cameroun.



    Sally Nyolo

     La première est une grande dame de la musique camerounaise et africaine. Star adulée depuis le succès planétaire de son tube « Tam-Tam » extrait de son album « Tribu » sorti en 1996, Sally Nyolo promène son mvet à travers les 5 continents. Sa voix presque sensuelle, sa musique acoustique bercent de milliers de fans. La seconde est une jeune pousse de la musique gabonaise, finaliste du prix Découverte Rfi 2016, Pamela Badjogo écrit petit à petit les pages d’une carrière grandissante. Deux artistes de chocs à la personnalité artistique bien affirmée choisi par l’Institut français antennes de Yaoundé et Douala pour le projet « La voix aux femmes ». Il s’agit selon Dulcie Bassoglog, responsable de la communication de l’Ifc à Yaoundé d’un programme qui s’étale du 18 au 26 janvier et associe la musique et l’humanitaire. Il faut souligner que Sally Nyolo est depuis 2017, ambassadrice de l’Unicef. Porter la voix des sans voix tel est son challenge. 

    Pamela Badjogo
    Femmes et société

    Pour le volet musical, Sally Nyolo et Pamela Badjogo donnent leur premier concert le 20 janvier dès 19h à l’Ifc de Yaoundé. Un show inédit est annoncé. Le 26 janvier, elles mettront cette fois le cap sur à Ifc de Doualaà 20 heures pour un autre cocktail musicale préparé à leur manière. Les tickets sont en vente sur les deux sites au prix de 10 000 Fcfa et 5000 Fcfa. Au-delà de la communion avec leurs fans, Sally Nyolo et Pamela Badjogo jouissent chacune d’une bonne expérience de la scène qu’elles souhaitent partager avec les artistes en devenir Dans cet optique, Pamela Badjogo animera  un atelier d’initiation aux vocalises ouest africaines le mardi 23 janvier.

    Autre moment important de ce rendez-vous : les conférences débats ouvertes au public sur la situation des filles et des femmes au Cameroun. Jeudi 18 janvier, Sally Nyolo présidera la conférence sur le thème « Mariage d’enfants : Etat de lieux et perspectives »  dès 18h à l’Ifc Yaoundé. La question de l’autonomisation et l’entrepreneuriat de la femme sera par la suite abordée vendredi 19 janvier, à 18h toujours à l’Ifc-Yaoundé en présence des 2 chanteuses.
    Elsa KaneNjiale

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