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Art et Culture, Environnement et Agriculture, Santé et Droits de l'Homme. Bienvenu!

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  • 07/27/15--07:25: Article 4


  • Visages des critiques d’art africains


    Art et culture. A la faveur d’un séminaire sous-régional organisé par la Cameroon Arts Critics (Camac) en partenariat avec le Goëthe Institut depuis le 14 juillet 2015 à Yaoundé, On vous présente quelques figures représentatives des journalistes critiques d’art en Afrique. Ils sont regroupés à Yaoundé afin de trouver des solutions pour une meilleure visibilité des sujets culturels dans les médias africains.


    Laborantin de journalisme culturel

    Parfait Tabapsi. C’est l’un des projets que le président de la Camac souhaite mettre sur pied avec ses confrères.

    Ses collègues et confrères l’appellent affectueusement « Prési ». Lui, c’est Parfait Tabapsi, journaliste culturel ayant dix ans d’expérience professionnelle. Diplômé de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic), cet homme au teint noir de jais a travaillé pour divers médias de presse écrite. Notamment pour le quotidien « Mutations » où il se fait un nom grâce à des articles très élaborés. Journaliste méticuleux, Parfait Tabapsi porte bien son prénom. Il est de ceux qui croient dur comme fer que le journalisme culturel a un avenir radieux en Afrique. En 2010, il a fondé le mensuel « Mosaïques », l’un des rares journaux spécialisés en art et en culture au Cameroun. Pour lui, les journalistes culturels ne doivent pas se complaire dans « la starmania », mais couvrir l’art sous toutes ses formes. Aujourd’hui, Parfait Tabapsi peut se targuer d’avoir réussi à organiser le premier forum régional des journalistes culturels d’Afrique. Loin de s’arrêter là, il planche déjà sur la création et l’animation d’un laboratoire du journalisme culturel.


    De la presse au cinéma ambulant

    Stéphanie Dongmo. La journaliste est une critique de cinéma connue au Cameroun.

    En quelques années, ce bout de femme au teint noir a réussi à s’imposer comme une critique de cinéma sérieuse. Un professionnalisme qui lui permet, depuis 2008, de participer à des festivals de cinéma à travers le monde, dont le  Festival de Cannes (Fespaco). Elle a été membre du jury de plusieurs festivals de cinéma. Diplômée en sociologie et en journalisme, elle préside depuis 2012, la branche camerounaise du Cinéma numérique ambulant (Cna). Une Ong qui œuvre pour l’accès des populations défavorisées à la culture. Secrétaire générale de la Cameroon art critique (Camac), elle a été responsable du desk culture de votre journal avant de s’envoler pour d’autres challenges. Elle collabore aujourd’hui avec divers média web et de presse écrite (Mosaïques, Africultures, Kwin magazine, etc). Auteure d’un recueil de nouvelles, « Aujourd’hui je suis mort », elle anime aussi un blog.



    Meilleure bloggeuse de Côte d’Ivoire


    Orphelie Thalmas. Son site Web « Rthmafriq.com » promeut l’art et la culture du pays des éléphants.


     
    Orphelie Thalmas est arrivée au journalisme culturel par passion. Titulaire d’un master 2 en droit international, c’est sur les bancs de l’université qu’elle décide d’ouvrir un blog pour partager avec le grand public son intérêt pour la culture. « Je suis partie du constat selon lequel, en Côte-d’Ivoire, il y a beaucoup d’activités culturelles mais peu de communication ». Très vite son site attire grand monde, en 2014 elle est sacrée meilleure bloggeuse de son pays. « Mon webzine compte 10 rubriques. Je ne parle jamais de guerre, je mets vraiment la Côte d’ivoire et l’Afrique en valeur », dit-elle. Venue au Cameroun pour l’atelier sous-régional des journalistes culturels, Orphelie Thalmas pense que la culture est un élément d’éducation qui contribue au développement de tout pays. Pour elle, la rencontre de Yaoundé va lui permettre d’améliorer ses compétences en journalisme.

     

     Un observatoire pour la culture

    Martin Anguissa. Le journaliste est le président de cet organe chargé de collecter des données sur ce domaine au Cameroun.

    Martin Anguissa est un critique d’art-plastique bien connu à Yaoundé et à Douala pour ses travaux sur les plasticiens camerounais. Il a créé l’Observatoire camerounais de la culture (Obsc) en 2009. Dans cette optique, il a produit divers rapports et statistiques sur les festivals, sur la pratique de la danse, du théâtre, du cinéma et des arts visuels au Cameroun. Président du jury du festival franco-camerounais « Ado sur scènes » en 2014 et 2015, il travaille au mensuel « Mosaïques ». Diplômé de l’Esstic, filière édition, il est aussi un poète talentueux. Il a d’ailleurs été secrétaire général de la « Ronde des poètes », une association créée par le poète-enseignant Jean-Claude Awono, avant de diriger la bibliothèque du Centre culturel Francis Bebey (actuellement fermé pour manque de financements). Il a déjà participé à des festivals à l’étranger. Notamment la biennale « Daka’art » en 2013.


    La voix camerounaise de la Facc

    Pélagie Ng’Onana. La journaliste est membre de la Fédération africaine des critiques de cinéma (Facc).

    Pélagie Ng’Onana est critique de cinéma. Depuis 2012, elle est à la tête de Cinépress, l’Association camerounaise des critiques de cinéma au Cameroun. Tout le monde s’accorde à dire que son élection a fait sortir ce regroupement de sa léthargie. Dynamique, Pélagie Ng’Onana s’est immédiatement  mise au travail. Elle a organisé plusieurs rencontres professionnelles sur le cinéma à Yaoundé. En début d’année, son association a participé à un atelier sur le travail des cinéastes femmes. En 2013, Pélagie Ng'onana faisait partie des cinq membres du jury du prix de la critique africaine Paulin Soumanou Vieyra / Rfi, lors de la 23e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) au Burkina Faso. Ancienne chef du desk culture au quotidien « La Nouvelle Expression », elle collabore désormais avec divers médias parmi lesquels « Mosaïques ».


    Le grenier de l’info

    Aboubacar Demba Cissokho. Le Sénégalais est un journaliste culturel dans l’âme.

    Aboubacar Demba  Cissokho est un journaliste au contact facile et chaleureux. Diplômé du Centres d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar, il travaille depuis janvier 2001 à l’Agence sénégalaise (Aps). Il est chargé de la rubrique « art et culture ». Il anime aussi un blog intitulé « Le Grenier de Kibili ». Journaliste multimédia, ce passionné de littérature est concepteur de l’émission « Arc-en-ciel » consacrée à la culture et diffusée sur la radio privée « Almadina Fm » à Dakar. « Je suis journaliste culturel parce que c’est ma sensibilité. J’ai toujours considéré que la culture est un élément fondamental que l’on doit prendre en compte  dans les stratégies politiques de développement économique et social. En s’intéressant aux expressions artistiques, je contribue à l’illustration de la culture de nos sociétés », dit-il. Il regrette que la situation du journaliste culturel au Sénégal soit difficile. Il prend part à la rencontre de Yaoundé pour contribuer à la création d’un réseau d’échanges entre confrères africains.


    Promouvoir la  liberté d’expression

    Andy Davis. Le journaliste sud-africain est le promoteur de « Mahala », un webmagazine sur l’art underground.

    En langue zoulou, « Mahala » signifie gratuit. C’est ce nom qu’Andy Davis, journaliste culturelNous défendons la liberté de pensée et d'expression. Nous sommes disponibles en ligne, sur votre mobile et en version imprimée. Nous serons toujours libres, gratuit et Mahala. Parce que vous méritez une information de qualité, d'opinion et de divertissement gratuitement.La pensée est libre! ». « Mahala est une grande vitrine sur l’art tel qu’il  est pratiqué dans les métropoles d’Afrique du Sud. L’accent est mis sur l’art underground, car Andy Davis veut donner une visibilité aux artistes qui se produisent en dehors des circuits traditionnels. Il met en avant les disciplines comme le graffiti, le street art, la dance urbaine.  « Mahala » montre l’Afrique du Sud dans toute sa diversité artistique.

    et d’investigations, a choisi pour désigner le webmagazine qu’il a créé voilà plusieurs années. Sur la note de présentation de son site, il écrit ceci : «


     Pour que l’art crève l’écran

    Bemba Inb Younoussou. Il se bat pour une plus grande diffusion   de la culture sur la télévision malienne.

    Titulaire d’un master 2 en communication pour le développement, Bemba Inb Younoussou est journaliste à Tm2, la deuxième chaîne publique de télévision du Mali. Avant cela, il a travaillé pour l’office de la presse du Mali et au ministère de l’Education et de la Recherche scientifique de son pays. Avant cette expérience, le critique d’art est passé par le Sénégal où il a travaillé pour un quotidien. Son intérêt pour la culture date de sa jeunesse. Il se désole de ce qu’au Mali aussi, certains médias préfèrent montrer le côté sensationnel de la culture. Très conscient de son rôle en tant que journaliste, il pense que le journalisme culturel comme les autres spécialisations est un facteur d’éducation et de formation du public.

    Elsa Kane Njiale 


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    Spécial Ecrans Noirs


    Compétitions. Le cinéaste a été primé pour son long métrage « Mbeubeuss ». Le Cameroun était à l’honneur avec Ariane Astrid Atodji, Ecran du meilleur documentaire.


     La 19èmeédition du festival des films africains « Ecrans Noirs » a connu son apothéose samedi dernier au cours d’une belle soirée présidée par la ministre des Arts et de la Culture (Minac) Ama Tutu Muna. Après une minute de silence en hommage à nos compatriotes de la ville de Maroua, victimes de nouvelles attaques des terroristes, le master of cérémonie, l’actrice tunisienne Sana Ezzine et le chanteur lyrique Greg Belobo sont apparus sur la scène pour annoncer la suite du programme.

    Dans une salle du palais des Congrès pleine comme un œuf, « Ecrans d’Or » a été attribué au cinéaste sénégalais Nicolas Sawalo Cissé pour son premier long métrage « Mbeubeuss ». « Mbeubeuss » ou ordures en wolof est un drame sur la vie des enfants dans une décharge d’ordures à Dakar. Yaadikone est né à la suite du viol de sa maman. Rejeté par celle-ci, il est sauvé de la mort par un poète errant. Le film engagé est un cri d’espoir et une alerte contre la destruction de la nature. L’un des temps forts de cette cérémonie est la remise du Prix Charles Mensah (Ecran d’honneur au tunisien Tareb Louchichi pour l’ensemble de sa carrière. En son absence, la distinction a été remise à Hicham Rostom, son comédien fétiche.

    Le triomphe d’Alma

    Contrairement aux éditions passées où le Cameroun a brillé par une présence peu remarquée, on peut dire que cette année était celle du Cameroun. Notre pays a presenté 60 films et documentaires en compétitions internationales et nationales. L’Ecran du meilleur documentaire est revenu à la Benino-camerounaise Ariane Astrid Atodji pour son émouvant film « La souffrance est une école de sagesse », le récit d’un béninois expatrié au Cameroun et coupé de sa famille nucléaire. A côté, le cinéma d’expression anglaise a continué son ascension, en remportant le prix du meilleur film camerounais avec « Night fall » d’Anurin Nunwembom, et celui du meilleur court-métrage avec « Alma » de Christa Eka Assam. Déjà primé en juin au festival « Mis me Binga » « Alma » est une dénonciation des violences faites aux femmes Le cinéma camerounais d’expression française s’est cependant distingué avec le prix de la meilleure actrice, revenu à Blanche Bana pour son rôle de Courtney dans « Le Colis 2 cercle infernal ». Elle interprète le rôle d’une entreprise criminelle spécialisée dans les crimes rituels. Le prix du .meilleur acteur camerounais est revenu à Ulrich Djomo pour son rôle dans « Dérapage » du cinéaste Emanuel Mabou.

    Elsa Kane Njiale


    D’amour et d’eau fraîche

    Cinéma. « L’amour en bonus » de l’Ivoirien Jacques Trabi, projeté lors de la clôture du festival est un conte de fée à l’africaine.



    Les cinéastes ivoiriens semblent avoir un faible pour la comédie romantique. En 2012, les festivaliers de la 16ème édition des Ecrans noirs découvraient avec ravissement « Le mec idéal » réalisé par Owell Brown en 2011. Un choix compréhensible quand on sait que, la Côte-d’Ivoire est l’un des rares pays d’Afrique francophone, où la littérature romantique, à travers la collection « Adoras », est très développée. Un talent que le public de Yaoundé a eu le plaisir de découvrir. « L’amour en bonus » est l’histoire de deux sœurs très complices, Eve et Emma. En guise de cadeaux d’anniversaire, elles ont l’opportunité de passer une semaine de vacances à Yamoussoukro, 4ème ville la plus peuplée de Côte d’Ivoire. Elles ne se doutent pas un instant de rencontrer des jeunes hommes. Surtout que Willy, le prétendant d’Eve, est le fils d’un prospère propriétaire terrien au nom de M. Koua. Celui-ci est un traditionnaliste qui croit au mariage. Pour autant, il n’est pas prêt à accepter n’importe qu’elle bru.

    Un film plein d’humour, tourné dans un décor résolument moderne et qui montre un autre visage de l’Afrique. Il est écrit par Prisca Marceleney, qui joue par ailleurs le rôle d’Eve. Le film de 90 minutes est porté par des comédiens au jeu vivant et captivant. La qualité des images est appréciable avec des plans bien serrés. Les acteurs Mahoula Kané (Willy), Ben Salif (Bob), et Laure Gagou (Emma) tiennent les premiers rôles.


    E.K.



    Palmares

    Prix Charles MENSAH (Ecran d’honneur) - Décerné en hommage à l’ensemble d’une carrière cinématographique.
     TAIEB LOUHICHI de la Tunisie

     COMPETITION INTERNATIONALE

     1-Ecran d’OR (Long métrage international) « MBEUBEUSS » de Nicolas Sawalo CISSE du Sénégal 
    2- Ecran du Doc (Documentaire International) «LA SOUFFRANCE EST UNE ECOLE DE SAGESSE» de Ariane Astrid ATODJI du Cameroun

     3- Ecran du Court (court métrage international) « TERREMERE » de Aliou SOW de la Mauritanie 

    4- Ecran du meilleur Comédien International FARGASS ASANDE de Côte d’Ivoire pour son interprétation du rôle de Blackshouan dans le film « l ‘œil du cyclone » de Sekou Traoré du Burkina Faso
     5- Ecran de la meilleure Comédienne Internationale Maïmouna NDIAYE actrice Sénégalo- Nigériane, pour son interprétation du rôle de Emma Tou dans le film « L’œil du cyclone » de Sékou Traoré du Burkina Faso 

    COMPETITION CAMEROUNAISE

     1- Ecran du Long métrage Camerounais « NIGHT FALL » de Anurin NWUNEMBOM 

     2- Ecran du documentaire Camerounais « LA FILLE OFFRANDE » de Mama NJIKAM MBOUOBOUO
     3- Ecran du Court métrage Camerounais ALMA de Assan Christa EKA 

    4- Ecran de l’interprétation masculine camerounaise (meilleur Comédien) Ulrich Florent DJOMO pour son interprétation dans le film « Dérapages » de Emmanuel MABOU 

    5- Ecran de l’interprétation féminine camerounaise (meilleure Comédienne) Blanche BANA pour son interprétation dans le film « Le Colis 2 : Cercle Infernal » de Brice Numkam

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  • 09/14/15--03:04: Article 2
  • « Professionnaliser les jeunes artistes »
    Rapaël Mouchangou. Le coordonnateur des programmes culturels du Goethe-Institut présente les objectifs du nouveau programme « Découverte ».

    Le Goethe Institut a récemment lancé programme intitulé « Découverte ». Il est à sa deuxième saison cette année. De quoi s’agit-il
    La plate-forme « Découverte » est un espace d’expression dédié à de jeunes et talentueux artistes camerounais. C’est une initiative du Goethe-Institut Kamerun.  Il faut savoir que le Goethe-Institut est connu dans le monde entier pour sa promotion de l’échange culturel dans le domaine des arts. Cette plate-forme a pour objectifs de soutenir les jeunes talents au Cameroun, de faciliter le dialogue entre les professionnels de l’art et les journalistes culturels et de susciter l’intérêt des producteurs et diffuseurs vis-à-vis des jeunes talents. Il s’agit de l’organisation d’un spectacle au sein du Goethe-Institut. Le concours est ouvert à toutes les formes d’expression artistique pouvant faire l’objet d’un spectacle: les arts visuels, la littérature, la musique, la danse, le théâtre, la performance. Chaque lauréat bénéficie de la programmation d’un spectacle au cours de la période janvier-décembre de l’année 2016, ainsi que d’un honoraire. Chaque année, la sélection est opérée par un jury de professionnels des arts. Le détail de cet appel se trouve sur notre page Facebook et sur notre site officiel.
    Dans ce contexte, le Goethe Institut va-t-il encore accueillir des artistes en dehors des talents de « Découverte » ?
    Oui mais de façon plus restreinte. En  dehors de cette plate-forme « Découverte », nous pourrons accueillir des spectacles soit dans le cadre de festivals dont nous sommes partenaires, soit dans le cadre de projets auxquels nous sommes associés.
    Pourquoi ce changement ? Quels objectifs visez-vous concrètement à travers ce concept?
    La diffusion de spectacles ne fait pas partie des missions fondamentales du Goethe-Institut. Par le passé, nous avons eu la plate-forme « Goethe-Café » qui programmait environ deux spectacles par mois. Mais au bout de cinq années, un tel concept s’est épuisé et il était intéressant de réfléchir sur de nouvelles formes de soutien à la jeune et dynamique scène culturelle du Cameroun, d’où le concept Découverte. A travers « Découverte », nous voulons participer à la professionnalisation de jeunes artistes en leur donnant une visibilité, une expérience de spectacle, mais aussi du matériau de promotion et de marketing, car les spectacles sont filmés, photographiés et couverts par des journalistes. Par la suite, les acteurs de la scène culturelle, les producteurs, les sponsors et les mécènes doivent prendre le relai,car « Découverte » n’est qu’un tremplin et non un aboutissement.
    A quoi le public doit-il s’attendre pour cette nouvelle saison culturelle ?
    C’est la jeunesse qui est à l’honneur en cette rentrée culturelle au Goethe-Institut. Nous accueillons le  jeune artiste plasticien Frank Mbok, formé en arts plastiques á l’Université de Yaoundé I, et qui propose, le 16 septembre, un spectacle interdisciplinaire construit autour de la peinture. Après son spectacle, les cultures urbaines restent présentes avec la projection du film documentaire « Xtrem Fusion » de Paul Alain Mba le 30 septembre, et qui, comme son titre l’indique, est une sorte de documentaire portrait de ce jeune et talentueux groupe de danse hip hop qui multiplie les collaborations avec divers chorégraphes au Cameroun, en France et en Allemagne.
    Propos recueillis par Elsa Kane Njiale


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    La phase pilote de ce projet initié par le Service d’appui aux initiatives locales de développement débutera dans la région du Sud Cameroun.



     Comment renforcer ou donner le goût de lire aux enfants et aux jeunes ? La question est au centre des préoccupations de plusieurs associations œuvrant pour la promotion du livre et de la lecture.  C’est dans cette ordre d’idée que le Service d’appui aux initiatives locales de développement (Saild) vient de mettre sur pied un projet intitulé « Une salle de classe, une bibliothèque ». Il s’agira d’équiper chaque salle de classe de mini-bibliothèques contenant soit des livres au programme scolaire, ou d’autres ouvrages littéraires et didactique. 

    D’après Marie Martine Yobol directrice du Centre pour le développement et la documentation rurale, ce projet concerne en priorité zones rurales. Car dans ces villages enclavés, le livre est un luxe, il est perçu comme un bien élitiste. « La lecture est une culture et une habitude. C’est pour cette raison qu’il faut commencer tôt. Nous voulons apprendre aux enfants que le livre. C’est un outil de développement personnel », a expliqué Marie Martine Yobol à nos confrères du journal Mutations.

    Pour mener à bien ce projet colossal, le Saild a récemment organisé une levée de fonds à Yaoundé en vue de récolter des moyens pour le lancement du projet. L’initiative est menée en partenariat avec l’Institut panafricain de développement (Ipd).  Il débutera à Djoum et Mintoum deux villages dans la région du Sud. Un appel à manifestation d’intérêt sera lancé à l’intention des chefs d’établissements. En attendant, le Saild dispose déjà d’un stock de 3500 livres. 

    Elsa Kane Njiale


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    Narcisse Mouellé Kombi. Outre l’épineuse question du statut de l’artiste, le nouveau ministre est attendu sur le dossier de l’inventaire du patrimoine.

    En prenant officiellement la tête du ministère des Arts et de la culture lundi dernier, Narcisse Mouelle Kombi a trouvé sur sa table le brûlant dossier du droit d’auteur de l’art musical.  La dernière actualité porte sur la répartition « spéciale » qui a connu plusieurs remous le 28 septembre dernier.  1335 artistes repartis en cinq catégories étaient appelés à retirer dû. En réalité cela fait plus d’une décennie que des crises sur la gestion des droits d’auteurs secouent violement l’univers de l’art musical. Depuis le retrait en 2008 de l’agrément à la Camroon music corporation, deux sociétés de gestion des  droits d’auteurs ont déjà été créées : la Socam et la Socacim.La création de la dernière société s’est déroulée dans un contexte flou. Au point où le premier ministre, Philémon Yang a du intervenir pour rétablir l’ordre. La Socacim n’a pas d’agrément et pendant plus d’un an, les droits d’auteurs ont été gérés par un comité ad hoc. Il reviendra donc à Mouelle Kombi de trouver l’accord parfait pour que les artistes chantent à nouveau d’une seule voix.
    Autre dossier urgent qui attend le nouveau Minac, c’est le problème du statut social de l’artiste. Pour le philosophe Hubert Mono Ndjama, il est important que l’art soit reconnu comme un métier à part entier. Trop d’artistes continuent d’exercer en dehors des contrats de travail et des régimes légaux de sécurité sociale.  Une’ situation de précarité dans lequel évolue encore l’Ensemble nationale (le ballet national, le théâtre nationale, l’orchestre national). Les artistes souhaitent  une renaissance et même qu’une nouvelle dimension soit donnée à ces projets culturels. Cela passe par des infrastructures.
    A ce jour, Yaoundé est la seule grande ville du pays à disposer d’un centre culturel camerounais et une modeste salle de projection de films. La relance des centres culturels camerounais tout comme la rénovation des musées régionaux comme celui de Douala. Narcisse Mouellé Kombi devra aussi s’attaquer au vaste chantier de l’inventaire général du patrimoine culturel du Cameroun. Lancé en 2001 par Ferdinand Léopold Oyono, ce projet a connu des arrêts au grand dam des experts qui voient les sites s’endommagés fautes d’entretient. Dans le contexte de mondialisation, la poursuite de l’inventaire général du patrimoine culturel a des enjeux culturels, touristiques te surtout économique.
    Elsa Kane Njiale

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    Tic

    Reportage  pendant les ateliers organisés dans le cadre de la semaine africaine du code au Clac de Minboman à Yaoundé.
    Crédit photo Clac de Minboman
     Des éclats de rire s’échappent ce samedi 10 octobre de la salle e-learning du Centre de lecture et d’animation de Minboman (Clac) à Yaoundé.  Il est 14h et prêt une trentaine d’enfants âgés de 7 à 17 ans ont pris d’assaut cette salle multimédia pour un atelier d’initiation au  code informatique. L’atelier se déroule dans le cadre du programme continentale « Africa code week » qui réunit 17 pays. Le Cameroun est le seul pays d’Afrique central sélectionné pour abriter ce projet  par les géants de l’informatique comme Sap. Outre Yaoundé des ateliers ont eu lieu du 1erau 10 octobre à Douala, Bana, etc.
     «l’objectif est d’ enseigner aux enfants les rudiments de la programmation informatique afin de leur donner les outils pour s’insérer sur un marché du travail porté par les nouvelles technologies », explique Christian Williams Kakoua animateur au Clac de Yaoundé. Pour enseigner la programmation, l’animateur et son collègue utilisent un logiciel dénommé « Scracht ».  « Son avantage est qu’il permet d’enseigner les rudiments du code de façon ludique. Ce samedi l’atelier porte sur la programmation d’un jeu vidéo dans lequel, il faut faire disparaître un maximum de fantômes », Christian Williams Kakoua qui se réjouit de l’enthousiasme de ses apprenants venus nombreux si bien qu’il a fallut les installer à deux ou à trois par ordinateur.
    Claude Tientcheu élève au collège St Joseph se réjouit de ce qu’elle apprit en une heure. Un temps trop court pour elle. « L’atelier vise à donner des outils aux enfants pour que par la suite ils puissent s’exerce tout seul en créant par exemple des applications », explique l’animateur.
    Sur son site internet, le projet est présenté comme un support à l’éducation. Selon des chiffres de la banque mondiale en effet, seulement 1% des enfants en Afrique quittent l’école avec des notions de base en informatique. Au Cameroun la situation est plus grave. Bine que l’informatique est entrée dans les programmes scolaires, l’enseignement de cette matière reste encore théorique à cause du manque de matériels, les délestages. La semaine africaine du code est une vaste campagne de sensibilisation pour un meilleur enseignement des Tic. Pour les  experts l’informatique est devenue une langue à part entière. Une langue que tout le monde devra parler autant pour s’insérer sur le marché de l’emploi que pour communiquer. 
    Elsa Kane Njiale

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    Haute-Couture. Le défilé de mode internationale a offert un moment magique au public venu nombreux samedi à Yaoundé.


    il fallait être samedi à « The K-Walk place » au Hilton hôtel de Yaoundé.  Depuis 2011,  le défilé haute-couture qu’organise la designer Anna Ngann Yonn promotrice de la marque Kreyann n’en finit pas de séduire les fashion addict d’Afrique et d’Europe. Cette année, le staff de The K-Walk a placé la barre haute avec des invités de prestige comme la première dame, Chantal Biya, la princesse Esther Kamatari, l’un des premiers mannequins noirs à défiler sur les podiums parisiens et Manu Dibango, Grand témoin de la francophonie. Ils sont venus soutenir l’émergence d’une mode africaine compétitive.
    Les 1000 invités dont 300 Vip ont été installés dans une salle entièrement réaménagée au couleur de l’évènement dans un décor futuriste et très chic. L’équipe du directeur artistique, Jan Malan venu spécialement de la Namibie, n’a rien laissé au hasard. Sur les murs, des écrans géants  retransmettent en temps réels routes les étapes du défilé.on se croirait à New-York.
    Lorsqu’à 20h, les premiers mannequins apparaissent sur le catwalk, les flashes des paparazzis crépitent comme des mitraillettes. Sur les murs, des écrans géants  retransmettent en temps réels routes les étapes du défilé. Le défilé s’ouvre avec une  présentation du designer Sud-Africain David Tlale. Sa collection de vêtements  pour femmes et hommes est composée de tenues de soirée et de villes.  Basé à Johannesburg, David Tlale qui a présenté son travail  à travers le monde propose  aime briser les codes. Il habille des hommes de jupes longues vaporeuses. Une collection différente de celle  proposée par le créateur ivoirien Ciss St Moise. Le commissaire général du festival N’Zassa mode de Treivillea une approche beaucoup plus traditionnelle. La vingtaine de tenues présentées par « le gardien de l’élégance masculine marie à merveille le savoir-faire traditionnel ouest africain et les codes de la mode occidentales.
    Son passage s’est déroulée en deux temps avec une première présentation de smoking et de costume de ville et une seconde réservée aux tuniques et des djellabas. Professeur d’histoire et de géographie Ciss St Moise accorde une grande place au détail. Le choix des broderies, des boutons ajoute un raffinement à ses vêtements. Une élégance rare que l’on retrouve aussi chez Anna Ngann Yonn. Très attendue et très applaudie, la patronne de Kreyann a proposé une  mode ultra-féminin.  Une collection de jupes, robes, pantalons aux formes et coupes audacieuses. On pouvait voire de temps à autre la première dame applaudir à tout rompre après le passage d’une tenue. L’ancienne élève d’Esmod à Paris propose une mode intemporelle qui parle à toutes les femmes : africaine ou occidentales.

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      Musique.  C’est le message transmit dans « Tienou » le troisième album de Thesy Noumani.


    Ses fans l’attendaient depuis  8 ans date de la sortie de son dernier album « Lokotte ». Installée en France depuis plusieurs années,  Thesy revient par la grande porte avec une nouvelle galette musicale « Tienou ».  La chanteuse est au Cameroun depuis quelques temps pour la promotion de cet opus.  Produit  et distribué par « Les musiques du mboa », « Tienou », les problèmes de la vie en féfé compte sept titres. « Mbatama » ou mon cœur, « Tchassi mudjue » ; ma joie, «  Nkweni » et « Men ngou » ; jeune fille.  L’album a une dimension acoustique importante avec les reprises instrumentales de « Mbatama », « Nkweni » et « Men Ngou ».   Très  portée sur les traditions, Thesy qui a fait sien le combat de la valorisation des cultures africaines chante plusieurs rythmes du Cameroun. Mais le style dominant reste le ben skin. Les thèmes de prédilection de cette grande amoureuse de la vie sont la paix et l’amour.
      Artiste pluriel, c’est à Mbamayo où elle est née que débute sa passion pour le chant.  Pendant plusieurs années, elle  anime la messe de 11h avec les autres membres de la chorale de l’église Christ Roi de Tsinga. Après des études au  Cameroun, elle s’envole pour la France où elle se découvre un autre talent  pour le théâtre. «  Là bas, je me suis inscrite au cours  d’art dramatique du célèbre cours Florent », dit-elle. 
    Au théâtre, elle a joué entres autres dans « Mort d’Oluweni d’Adjumako » de la grande dramaturge guadeloupéenne Maryse Condé. A la télé, Thesy a joué dans «  Moussa le taximen » de  Maka Sidibé. Bien connue du milieu de la musique africaine en France, Thesy donne aussi des spectacles aux Etats-Unis. Et quand elle ne chante, « J’écris des poèmes qui seront bientôt publié », affirme cette passionnée. « Tienou » est aussi disponible sur les plateformes de téléchargement légal.

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    Gestion foncière. Des associations dénoncent l’opacité dans laquelle des terres sont cédées aux exploitants miniers et agro-industries étrangers. 

    Depuis 2010, plus de 176 permis de recherche et 05 permis d’exploration ont été accordés  par le gouvernement aux exploitants miniers désireux d’investir au Cameroun. D’après, le Réseau de lutte contre la faim (Relufa) et le Centre d’accompagnement de nouvelles alternatives de développement local (Canadel) qui communiquent ces informations, le flou règne toujours dans la gestion des ressources naturelles au Cameroun. «Les permis sont octroyés sans aucune procédure de concurrence. Tout se passe de gré à gré et bien souvent sans que les élus locaux où ses projets sont implantés soient consultés. L’information ne circule pas au sein de la population, qui ne sait pas toujours à quoi s’attendre. Car, faute de suivi sur le terrain, les permis d’exploration, se transforment très vite en permis d’exploitation », regrette André Marie Afoufa, le coordonnateur de Canadel. En réalité, il se pose un énorme problème au niveau du cadre juridique dans lequel des concessions foncières sont accordées aux investisseurs étrangers.
     En à croire Jaff Bamenjo du Relufa, le cadre légal relatif à la transparence et à la participation des populations n’est pas adapté. Il ne garantit pas pleinement la protection des droits des communautés locales où les projets sont implantés, et encore moins celle des aires protégées. Pourtant, en 2005, conscient de ces manquements, l’Etat s’était engagé « à revoir le cadre législatif et réglementaire afin de créer des conditions favorables pour les investissements dans le secteur rural », rappelle-t-il. « Malheureusement », avant cette modification, des terres ont été cédées à des agro-industries. Actuellement, l’enjeu est d’éviter que les terres camerounaises soient bradées, et les milieux de vie des populations, totalement détruits.
    En vue d’atteindre cette objectif, le Relufa et le Canadel ont, avec l’appui technique et financier du l’Union européenne, lancé le 12 mai, le projet de renforcement de la transparence et de la participation dans la gestion des ressources naturelles au Cameroun. Le Trap-Grn, qui est aussi un vaste outil de sensibilisation et d’information des élus locaux et des populations va déployer ses activités à Mbandjock, Nanga-Eboko (Haute-Sanaga) et à Lokoundjé et Bipindi (Océan) en ce qui concerne les agro-industries. Pour le secteur minier, des campagnes d’information et des sessions de travail auront lieu à Figuil, au Nord, et à Mbalam, à l’Est.

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    Gestion foncière. Des associations dénoncent l’opacité dans laquelle des terres sont cédées aux exploitants miniers et agro-industries étrangers. 

    Depuis 2010, plus de 176 permis de recherche et 05 permis d’exploration ont été accordés  par le gouvernement aux exploitants miniers désireux d’investir au Cameroun. D’après, le Réseau de lutte contre la faim (Relufa) et le Centre d’accompagnement de nouvelles alternatives de développement local (Canadel) qui communiquent ces informations, le flou règne toujours dans la gestion des ressources naturelles au Cameroun. «Les permis sont octroyés sans aucune procédure de concurrence. Tout se passe de gré à gré et bien souvent sans que les élus locaux où ses projets sont implantés soient consultés. L’information ne circule pas au sein de la population, qui ne sait pas toujours à quoi s’attendre. Car, faute de suivi sur le terrain, les permis d’exploration, se transforment très vite en permis d’exploitation », regrette André Marie Afoufa, le coordonnateur de Canadel. En réalité, il se pose un énorme problème au niveau du cadre juridique dans lequel des concessions foncières sont accordées aux investisseurs étrangers.
     En à croire Jaff Bamenjo du Relufa, le cadre légal relatif à la transparence et à la participation des populations n’est pas adapté. Il ne garantit pas pleinement la protection des droits des communautés locales où les projets sont implantés, et encore moins celle des aires protégées. Pourtant, en 2005, conscient de ces manquements, l’Etat s’était engagé « à revoir le cadre législatif et réglementaire afin de créer des conditions favorables pour les investissements dans le secteur rural », rappelle-t-il. « Malheureusement », avant cette modification, des terres ont été cédées à des agro-industries. Actuellement, l’enjeu est d’éviter que les terres camerounaises soient bradées, et les milieux de vie des populations, totalement détruits.
    En vue d’atteindre cette objectif, le Relufa et le Canadel ont, avec l’appui technique et financier du l’Union européenne, lancé le 12 mai, le projet de renforcement de la transparence et de la participation dans la gestion des ressources naturelles au Cameroun. Le Trap-Grn, qui est aussi un vaste outil de sensibilisation et d’information des élus locaux et des populations va déployer ses activités à Mbandjock, Nanga-Eboko (Haute-Sanaga) et à Lokoundjé et Bipindi (Océan) en ce qui concerne les agro-industries. Pour le secteur minier, des campagnes d’information et des sessions de travail auront lieu à Figuil, au Nord, et à Mbalam, à l’Est.

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    Inspiré par ce conte du Mvet, la compagnie de danse a donné un spectacle osé et très coloré vendredi à Yaoundé.


    Credit photo : Otitié Etoile
    Deux hommes montent la garde à l’entrée de la salle de spectacle du Centre culturel camerounais. Les parties intimes dissimulées par un cache-sexe, ils ont le corps décoré de peinture tribale et une lance à la main comme les guerriers d’antan. « Qui sont ces hommes maman», demande une enfant à sa mère. Les spectateurs qui affluent ce vendredi au Ccc ne savent pas que cet accueil fait partie de la mise en scène d’ « Emo-minlang ». La comédie musicale de l’association culturelle « Otitié Etoile» raconte l’une des plus belles histoires de la littérature orale camerounaise, celle du roi « Akomo Mba », l’incontournable maitre d’Engong Zok, le pays des immortels. Le conte se déroule du temps où l’architecture dominante était celle des cases en terre battue et en feuille de Raphia.
    Détenteur du secret de l’immortalité, « Akomo Mba » est craint par ses sujets. Mais sous ses dehors froids, le chef d’Oveng (magnifiquement interprété par Jason Olivier Mballa) cache un cœur indulgent. Il pardonne volontiers les incartades de sa nombreuse progéniture. « Emo-milang » se déroule sous la forme d’une chantefable et raconte en différents tableau la vie quotidienne dans la cour du chef.  La compagnie revisite des chants comme « Mama wam meboya », « Nlam », « Mone minga aben ya ma », « Wa yi na me boya », « Ewol papa » ou encore « Bidzi », « Tara akab melug ».
    Otitié Etoile
    Dans « Emo-Milang », il est question d’amour, de joie, de liberté, de compassion.  Les chants tout comme les chorégraphies parfaitement huilées ont captivé le public par leur originalité. Il ne pouvait être autrement pour une compagnie dirigée par des valeurs sûres de la danse que sont les chorégraphes Jérôme Manda Doum et Francis Yakana. Ils n’ont rien laissé au hasard. Du choix des costumes, à celui de la régie lumière et de la décoration de qualité. Il faut également souligner l’extrême qualité du casting qui a mobilisé 39 personnes pour 25 danseurs-chanteurs au potentiel énorme.
    Si les chorégraphies étaient surtout tournées vers le bikutsi, la danse bol, ou la danse bafia, ce spectacle se caractérise aussi par son ouverture à d’autres rythmes (samba, hip-hop). Une écriture qu’on doit à la chorégraphe  française Melinda Parizot, directrice artistique adjointe de la compagnie. En 1h30,  « Otitié Etoile» a offert une comédie musicale unique et dynamique, un cocktail savamment dosé qui démontre avec force, toute la richesse culturelle du Cameroun.

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    Numérique. Wifi sécurisé, forfaits journaliers, hebdomadaires ou mensuels pour téléphone ou ordinateurs , l’offre en internet mobile s’est démocratisée.


    La mine quelque peu triste, Ornella Wenci se décide enfin à quitter la salle d’attente d’une des dernières entreprises de téléphonie mobile installées au Cameroun. « La vendeuse vient de m’annoncer que les clés internet sont finis. C’est la deuxième fois que je viens ici en une semaine », explique la jeune étudiante. Sa mésaventure pour banale qu’elle soit traduit cependant un fait important : La demande en internet mobile a connu une forte croissance ces dernières années au Cameroun. On assiste actuellement à ce que les experts appellent « le boom de l’internet mobile ».  Une évolution technologique qui met fin à cette époque où les cybers café étaient les seuls points de connexion accessibles aux particuliers. « C’est normal. Aujourd’hui les gens veulent être connectés partout et à tout moment. Et les moyens technologiques ne manquent pas », croit savoir Guy Bitote, un internaute. En effet, quatre entreprises de téléphonie mobile notamment Mtn, Orange, Camtel et Nextel se dispute actuellement ce juteux marché. A côté, il y a des entreprises spécialisées uniquement dans la fourniture d’internet comme Ringo ou Yoomee. L’offre foisonne et se présente sous deux grandes formes : l’internet mobile pour ordinateurs et l’internet mobile pour téléphone portable o et smartphone.
    C’est internet pour téléphone portable qui a le plus le vent en poupe actuellement. Les opérateurs ont développé des offres tarifaires journalières, hebdomadaires et mensuelles alléchantes et peu chères. La démocratisation de l’accès aux réseaux sociaux (watsapp, Facebook, viber, skype, etc) est l’un des plus succès de ce business.
    « J’utilise la connexion haut débit d’un opérateur et pour le moment je n’ai pas à me plaindre de la qualité de la connexion. Elle est satisfaisante e et les coûts sont adaptés à toutes types de bourses. Avec la modique somme de 150 F Cfa tu peux avoir un « fly daily » d’un débit appréciable grâce à la 3G », affirme Carole Kameni consommatrice.
     L’internet mobile pour ordinateurs se décline à travers l’usage des clés (entre 15000 et 30000 F Cfa en fonction de l’opérateur. Les modems et les flybox surtout demandés par les entreprises et qui proposent « une connexion internet sans délai de mise en service, sans fil, ultra rapide et jusqu’à 2Mbps et le partage en wifi sécurisé ». Le prix d’un modem varie entre 50000 et 500000 F Cfa.  Pour les consommateurs cette offre variée est une aubaine. « Elle nous donne l’opportunité de choisir entre plusieurs opérateurs et donc d’avoir la meilleur connexion possible. Il faut cependant que les opérateurs améliorent les prix. L’internet haut débit est toujours encore élevés pour le Camerounais moyen », souhaite un consommateur.
     Elsa Kane Njiale

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    Education.Le Bifty 2016 lance une campagne d’alphabétisation en faveur des filles des régions de l’Est et de l’Extrême-Nord. 
     

    Le divertissement culturel et la problématique de l’éducation des jeunes sont-elles deux missions compatibles ? Pour l’entreprise de communication « On spot » qui organise des concerts au Cameroun, la réponse est oui. Depuis 2014 dans le cadre de son concept « Be involved of the Youth », elle a coordonné les concerts de Psquare, Brackett et Eddy Kenzo ainsi que des activités éducatives dans les lycées de Yaoundé.
     « Cette année nous souhaitons donner une autre envergure aux activités éducatives que nous menons afin qu’elles soient plus participative et innovantes. C’est pourquoi le thème retenu pour le Bifty 2016 est « Girl’s éducation ».En effet, on constate pour le déplorer que la scolarisation des filles reste une préoccupation majeure au Cameroun. Afin de promouvoir l’éducation des filles, sensibiliser les populations sur ce problème épineux, nous avons conçu un programme d’aide et d’accompagnement des jeunes filles sortir précocement du système scolaire », explique Anastasie Ntogo, la chef de ce projet. Baptisé « The Relay », ce programme d’alphabétisation cible les adolescentes et les jeunes filles âgées de 11 à 25 ans résidant au Cameroun. 
    Lors des campagnes, elles seront encadrées par des jeunes bénévoles. Lesquels seront au préalable sélectionné à partir de critères précis. « Pour être formateur-relais, il faut être majeur, avoir un diplôme universitaire ou équivalent et surtout être motivé. Les inscriptions sont ouvertes sur le site de OnSpot entreprise », souligne-t-elle.
    « C’est un projet ciblé. Nous avons choisis les régions de l’Est et de l’Extrême-Nord. Nous travaillons avec les chefferies traditionnelles où les filles doivent s’inscrire. C’est une campagne conçu pour une longue durée car nous sommes conscients que l’éducation est un droit fondamental et que personne ne devrait se sentir exclu », conclut Anastasie Ntogo.

     Elsa Kane Njiale 

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    Musique. Invités par Music in Africa, le trio participera à une foire internationale en Allemagne  du 7 au 10 avril. Un avant-concert  gratuit est prévu ce jour au Centre culturel camerounais à Yaoundé.



    L’année a commencé sur de belles auspices pour les Le groupe de musique Macase, le rappeur Krotal et la chanteuseDanielle Eog Makedah.  Le trio, emblème d’une musique camerounaise urbaine et métissée ont choisi par Music In Africa pour représenter le Cameroun à la foire internationale de la musique du 7 au 10 avril 2016 à Francfort en Allemagne. Placé cette année sous le thème « Future forum focus on africa », la foire « Musikmess » s’ouvre ainsi pour la première exclusivement à la musique africain. Au-delà des concerts, ces artistes participeront à de nombreuses activités comme, des ateliers d’échanges au pop académie à Mannheim toujours en Allemagne. Le 2 mars, ils ont donné un aperçu du spectacle Yaoundé.
    Danielle Eog. Photos : Goethe Institut


     Le choix de ces artistes n’est pas fortuit. Danielle Eog Makedah fait partie des étoiles montantes de la musique camerounaise. Elle a débuté sa carrière il y a plus de 10 ans dans l’univers du hip-hop où elle collabore avec plusieurs groupes de rap. Plus tard, elle ferra des cœurs pour des sommités comme Manu Dibango, les Nubians, etc. Des expériences qui lui ont permis de se construire un univers musical influencé par le hip-hop. Sa musique est une fusion de rythme qui conjugue : la soul, le jazz, l’afrobeat, le bossa-nova et le makosso. En 2013 avec la sortie de son premier album « Peace, love and light », elle se lance dans la course au Prix Découverte Rfi et termine finaliste. En 2015, elle participe au télé-crochet musical « Island africa » et se distingue parmi une vingtaine de candidats de toute l’Afrique. En ce mois de mars, la chanteuse née à Paris a participé au Masa, l’un des plus grands festivals de Côte-d’Ivoire au côté de son compère Krotal.

    Krotal
    Pionnier du mouvement hip-hop au Cameroun, Krotal est au Cameroun ce que Didier Awadi est pour le Sénégal. Impossible de parler hip-hop sans consulter ce rappeur au physique de bodybuilder. Il a commis « Vert Rouge Jaune » en 2003 et « La BO de nos life » en 2012. Son style est assez percutant et se positionne loin du gansta-rap avec des textes engagés où les thématiques sociales dominent. Depuis janvier 2016, le clip de « Yoma », un featuring avec Reebzo ancien membre du groupe « Ak Sang Grave » passe en boucle sur les chaines de télévision.

    Macase. 
      Krotal jouit d’une somme d’expérience qu’on retrouve également chez Macase. Composé de chanteuses et de musiciens, le groupe existe depuis 1996 et a su se réinventer après le départ de Corry Denguemo, Blick Bassy, Ruben Binam et Henri Okala. Lauréat du prestigieux Prix découverte Rfi, Macase est l’un des rares groupes camerounais à se produire en live. Un trio magique pour briller dans le ciel d’Allemange. La nouvelle écriture de Macase propose du bantou groove, un savant mélange de rythmes du terroir et d’ailleurs.

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    Credit photo :Agrinetwork
    L’oignon est disponible en grande quantité sur les comptoirs des vendeuses. La variété qu’on trouve le plus et l’oignon rouge ou plus exactement blanc et violet. Au marché Etoudi, de Nkolt-Eton et du Mfoundi, les tableaux des commerçantes affichent des prix qui ont redonné du sourire aux ménagères. En effet, les condiments, te, l’oignon est l’un des condiments le plus utilisé. Pas seulement à cause de son goût unique mais aussi de sa grande valeur nutritive, son apport en vitamines A, B et C notamment.
     Sur, les étals, un gros oignon d’un poids semble à celui d’un pamplemousse moyen coûte 100 F Cfa, ceux de la taille d’une petite orange coûte 50 F Cfa, tandis que les plus petits sont vendus à 25 l’un. Avec 1000 F Cfa, une cuisinière peut acheter une portion de 8 gros oignons. Au commerce en gros, les prix sont également abordables avec un filet d’oignons rouges coûte environ 5000 F Cfa.  Une véritable aubaine quand on sait qu’il y a quelques mois pourtant, notamment entre novembre et décembre, la même épice coûtait le double des tarifs actuels.
    « Je suis contente que les prix chutent. Avec 100 F Cfa, je peux avoir une quantité suffisante pour un repas. J’ai prifité de cette abondance pour faire des provisions », dit Mispa Alima. La ménagère se réjouit aussi de la stabilité du prix de l’ail. « Avec ce condiment, je ne note pas de changement significatif au niveau du prix. Mais la quantité a cependant augmentée », analyse-t-elle. En gros, une gousse d’ails nettoyés coûte 100 F Cfa. Avec le même prix, l’acheteur peut avoir deux gousses d’ails nettoyés. Sur les comptoirs, on trouve également des paquets d’ails à 500 F Cfa, l’unité.  
     Les différentes variétés d’oignons (rouge, jaune, blanc) et l’ail vendus sur le marché camerounais proviennent de la région du Nord et de l’Extrême-Nord principaux bassins de production. Des produits importés notamment du Maroc et de la Chine se disputent aussi le marché. « Mais ils ne sont pas très appréciés des consommateurs à cause de leur goût. On en vend surtout pendant les périodes mortes quand l’oignon et l’ail du terroir sont rares. Les périodes morts correspondent à la saison sèche pendant la culture dans les champs. À partir d’avril à septembre toutes les variétés d’oignons sont disponibles », explique Ibrahim détaillant à Nkol-Eton. 

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    Poésie. Dédicacé jeudi à Yaoundé, « Hymne à l’amour et à la paix » de l'ingénieur d'aviation fourmille de précieux conseils pour voir la vie en rose.


    Crédit photo : Culture Ebene.com
    Il y avait du beau monde jeudi soir à la fondation Salomon Tandeng Muna à Yaoundé. La salle de conférence s’est d’ailleurs avérée petite pour contenir les amoureux des belles lettres venus découvrir le dernier livre de Joseph Ntap Ngapou. Pour ce grand moment qui marque aussi son retour au pays après 40 ans d’expatriation, l’ingénieur de la navigation à la retraite s’est entouré d’un panel de haut vol. Constitué notamment de l’anthropologue et journaliste François Bingono Bingono, de Patrice Kayo, figure emblématique de la poésie camerounaise et du critique littéraire Wilfried Menye. 
    Des échanges passionnants et passionnés on retient que « Hymne à l’amour et à la paix » est un recueil de 42 poèmes à travers lesquels Joseph Ntap Ngapou entraine le lecteur dans une quête spirituelle exaltante. Une quête de sens, d’espoir qui se résume en cette question : «Comment cultiver le bonheur et vivre en paix dans une société en proie à des maux comme la guerre, la haine, l’intégrisme ? ».  Pour Joseph Ntap Ngapou, la solution la plus simple, la moins radicale à nos souffrances individuelles et collectives est « Tout simplement de rechercher l’amour de Dieu », dit le pilote privé d’avion et retraité de l’Ascena.


     Mais attention. Il ne s’agit pas uniquement de chanter les louanges du Seigneur à longueur de journée, mais de vivre sa parole et de témoigner les bienfaits de cette parole à son prochain.  « Hymne à l’amour et à la paix » fourmille d’ailleurs de précieux conseils pour le développement personnel et la pensée positive.  Les titres des poèmes sont aussi des indicateurs. Ils indiquent que « Donner c’est recevoir », le bonheur c’est « Le sourire », que l’homme n’est pas fait pour la solitude « Jamais tout seul ». Que la paix peut venir de la préservation de la nature « Arbre mon ami », « Le Char-Des-Dieux ». Entre les pages de son recueil, Joseph Ntap Ngopou a aussi glissé des maximes de la mère Térésa, du Dalai Lama et martin Luther King. Des options qui ont l’avantage de rendre son discours plus clair. 
    Le poète a d’ailleurs été encensé pour la qualité et son style. Les mots sont venus du préfacier du livre, Patrice Kayo qu’on sait très sensible à ce que les spécialistes appellent « la poésie populaire ». Une poésie débarrassée de l’hermétisme est accessible à tous. « La poésie de Ntap Ngapou est une bouffée de fraîcheur. Elle nous préserve du vertige du verbe et transmet, en des mots simples et clairs, un lyrisme saisissant. Elle se détourne de l’obscurisme et de l’hermétisme, sans perdre de vue que la poésie est à la fois art et communication. Qu’écrire c’est prendre le lecteur par la main pour lui murmurer un message. Qui n’a rien à dire ou ne veut pas être compris doit se taire ». Voilà qui est dit.

     Elsa Kane Njiale 


    Hymne à l’amour et à la paix

     Joseph Ntap Ngapou

     Editions Ifrikiya, mars 2016








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    Le Journal d'Elsa: Joseph Ntap Ngoupou vous souhaite la pluie: Poésie. Dédicacé jeudi à Yaoundé, « Hymne à l’amour et à la paix » de l'ingénieur d'aviation fourmille de précieux conseils pour v...

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    Salle à manger conçu e Ambebi Albert Che du Nord-Ouest 








    Un miroir et un salon de terrasse en roues recyclées par Ngwese Nzimbis Koye

    Un canapé-armoire en rotin de Ambebi Albert Che 
     









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    Jean Essome, le maître forgeron

    . Spécialisé dans la ferronnerie d’art, l’artisan expose des meubles de maison en fer réalisé à la main
    Au Salon international de l’artisanat camerounais, il y a des merveilles à découvrir. Comme celle exposées par le jeune Jean Essome Moulom dans le stand du littoral. L’artisan présente une salle à manger de quatre chaises, un pose télé, un porte-manteau, une chaise, une table de salon et un lampadaire en forme de bananier, le tout réalisé en fer. Pourtant au premier coup d’œil, tous les visiteurs qui passent par ce stand pensent admirer des meubles en bois recyclés. Il faut dire que Jean Essome s’est arrangé pour brouiller les pistes. Au grand bonheur des clients qui ne cessent d’admirer son travail.
     Le pose-télé a par exemple la forme d’une liane, le support de la salle à manger ressemble à s’y méprendre à un tronc d’arbre aux multiples racines.  « Je fais dans la ferronnerie d’art artisanale qui est une technique du fer forgé. Les meubles que vous voyez ont été faits avec du fer que j’ai d’abord travaillé séparément à l’aide d’un marteau avant d’assembler le tout. Pour ces finitions j’utilise une meuleuse, un poste à souder », explique le maçon devenu forgeron par le pur hasard.

     « Je n’ai pas appris cela dans une école ou un atelier. J’ignorais d’ailleurs que c’était de la ferronnerie d’art jusqu’à ce qu’un ami m’en parle. J’ai commencé à 2014 pour m’occuper en dehors de la maçonnerie, aujourd’hui, je continue de me former en observant les autres et en faisant des recherches », explique le jeune malentendant. « J’ai perdu une partie de mon audition en 2003 mais cela ne m’empêche pas de travailler.  Je suis passé des plusieurs sélections ; un concours départemental à Edéa, puis régional à Douala pour être au Siarc », dit-il. « Depuis l’ouverture du salon, je reçois beaucoup d’admiration de la part du public. Les visiteurs sont séduits par la qualité et l’originalité de mon travail. Je fais la salle à manger à un million, le pose télé à 300000 F Cfa et la table de salon à 150000 F Cfa. Ce n’est pas trop cher. Les gens doivent savoir que c’est du travail fait à la main qui demande entre 1 et 4 mois de réalisation », dit-il en espérant se faire le maximum de contacts. « Je veux me faire connaître. Parce que à Edéa, il n y a pas de lieu où exposer.

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