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Art et Culture, Environnement et Agriculture, Santé et Droits de l'Homme. Bienvenu!

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    Veuves, concubines ou divorcées, elles ne savent pas toujours quelles procédures engagées pour se protéger des abus.


    « Quand mon mari est décédé, mes belles-sœurs m’ont soumises aux rites de veuvage. Les biens qu’il a laissés notamment une cacaoyère et un champ dans son village ont été arrachés par ses frères.  Même lors les formalités pour la pension de réversion, ils m’en  ont fait voir de toutes les couleurs. C’est au bout de trois longues années et d’un dur combat que j’ai pu toucher sa pension et améliorer un peu le cadre de vie des mes enfants », raconte Mme Motomo, le visage fermé au souvenir de toutes les brimades subies alors qu’elle portait le deuil de son époux. 

    Cette triste réalité met en évidence la vulnérabilité dans  laquelle se trouve les femmes lorsqu’elles sont confrontées à des problèmes d’ordre judiciaire.  Mal ou peu informées sur les droits, les femmes, notamment celles de la tranche de 40-50 ans ne  savent souvent pas quelles procédures suivre en fonction de leur situation. « C’est une situation dangereuse parce qu’elle conduit à  des abus de toutes sortes et les laisse les femmes dans une détresse inimaginable », s’alarme Aleine Djessi Ndine, juriste et présidente de l’Association camerounaise des femmes juristes (Acafej).  Forte de son expérience sur ces questions, elle présente une typologie des problèmes judiciaires auxquels peu de femmes arrivent à faire face.

    « Les femmes que nous recevons à l’Acafej sont confrontées aux conflits conjugaux, aux violences domestiques perpétrés par  l’époux, le compagnon et même un membre de la famille ou de la belle-famille. Comment faire pour qu’un mari violent réponde de ses actes devant la justice ? Comment contraindre un conjoint irresponsable à payer la pension alimentaire des enfants ?  Voilà des difficultés », énumère la juriste en soulignant pour le regretter que les problèmes de successions sont également très courant. « A la mort de son époux, une veuve est expulsée du domicile  conjugale sans raison. Il existe des cas où la belle-famille refuse de procéder aux formalités nécessaires à l’établissement du jugement d’hérédité », dénonce les juristes. 





    Dans ce combat opposant  une femme éplorée à des personnes sans compassion, les enfants sont des victimes innocentes d’un situation qu’ils n’ont pas voulu. Mme Metomo se souvient avec douleur des conséquences de son veuvage sur la scolarité et la santé  de ses enfants.  « La deuxième année de la mort de mon mari, les enfants ont suivi une scolarité en dent de scie. Ils étaient tout le temps chassés de l’école à cause de la scolarité à payer », dit la présidente de l'Acafej.


     Quelles solutions donc face à ce que les juristes comparent à une autre forme de mutilation  faites aux femmes ? « Les mouvements associatifs jouent un rôle important parce qu’à l’Acafej notre mission va au-delà du rôle du simple juriste. Lorsque femme vient nous voir ou lorsque nous allons vers elles, la première chose à faire c’est de l’écouter, la conseiller et l’orienter. Nous l’aidons dans toutes ses démarches (rédactions des actes de justice). La plupart sont dans une grande précarité économique et il faut payer les frais de justices, les frais extrajudiciaires, et la saisine des autorités », révèle Aleine Djessi Ndine. Entre 2002 et 2016, 5038 femmes ont pu ainsi retrouver le goût de vivre. « Nul ne doit ignorer la loi », affirme les juristes. Les femmes  doivent être curieuse et s’informer de leurs droits, ne pas abdiquer  face à la pression des proches et même des personnes corrompus.
    Elsa Kane


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    Cinéma. Le casting de la série réalisée par Jean-Pierre Bekolo a été dévoilé aux médias. L’avant-première aura lieu le 30 juin à Yaoundé.

    Plus de 120 ans après la signature du traité germano-douala, ce fait marquant de l’histoire de la colonisation continue de passionner le grand public. Que s’est-il passé ce 12 juillet 1884 pour que les allemands devancent les anglais pourtant sollicités par des chefs comme  Lock Priso ? Des intellectuels se sont penchés sur le sujet. Mais rarement des artistes y ont trouvé matière à s’inspirer. Figure de proue du cinéma indépendant au Cameroun, Jean-Pierre Bekolo veut sortir des sentiers battus et s’approprie une histoire longtemps racontée par les autres.
    Jean-Pierre Bekolo, Réalisateur de Our wishes
    « Our Wishes raconte sous forme de série télévisée, l’histoire des volontés piétinées des chefs douala. Une histoire d’intérêts personnels, de tribulations et de luttes intestines à l’origine de la naissance d’un pays qui va s’appeler Kamerun. La série décrit le contexte précolonial d’une première rencontre où les blancs et les nopirs vivaient à l’embouchure du Cameroon-River  sont en train de négocier un cadre éthique pour vivre ensemble en utilisant l’argent, le pouvoir et malheureusement la force», explique Olga Tiyon la chargée de communication du projet lors de la conférence de presse d’avant-projection mardi 20 juin à l’Institut Goethe de Yaoundé.
    La rencontre avec les médias a réuni toute l’équipe de casting. Si Jean-Pierre Bekolo signe la réalisation, le scénario est de Karin Oyono, la production est assurée par Augustine Moukoudi. Le casting est de qualité puisqu’on retrouve des comédiens très populaires comme Valery Ndongo dans le rôle de Manga Doumbé. Alors que Charles Ekedi se glisse dans la peau du King Bell, Joseph Essomé dans celui de King Akwa, le comédienL eo le roi est Kum’a Mbappé alias Lock Priso. La chanteuse Louise Nseke joue la reine mère épouse du King Bell. Tandis que Jacques Greg Belobo, qui poursuit sa carrière d’acteur après « La patrie d’abord », interprète Elame Joss du clan Bell.
    « Our wishes a été conçue pour être diffusée sur les chaînes camerounaises qui voudrons bien l’acquérir. Une application mobile de la série a aussi été conçue pour les téléphones et les tablettes. Elle sera téléchargeable dès le 30 juin à 20h sur google play », ajoute Olga Tiyon.
    Jean-Pierre Bekolo entouré de stewards reprenant le style vestimentaire de l'époque coloniale
    Augustine Moukoudi, la productrice a souligné que la série va au-delà de l’intérêt historique pour interroger la déstabilisation d’une société traditionnelle bientôt confrontée aux luttes fratricides, à la corruption, etc. Une série conçue pour aider les africains à se réapproprier leurs propres histoires. L’avant-première  de cette production est prévue le 30 juin à Yaoundé.
    Elsa Kane

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    Avec « La Patrie d’abord !!!»,son récent long métrage, le populaire réalisateur camerounais  Thierry Ntamack signe une romance familiale captivante avec en toile de fond, la guerre contre le terrorisme au Cameroun.

     Dimanche soir sur les hauteurs du palais des congrès, l’avant-première de « La Patrie d’abord !!!» a drainé un nombre appréciable de cinéphiles. Tapis rouge et glamour étaient au rendez-vous. L’émotion aussi. Le film est une immersion dans la vie tumultueuse du commandant Arthur Ngando (Thierry Ntamack), chef des Forces d’intervention rapide (Fsi). Le pays traverse une période difficile, les terroristes font la pluie et le beau temps dans plusieurs contrées où un otage français a été kidnappé.  Pour rétablir au plus vite la situation et  ramener la paix, le colonel Rigobert Nyobe, admirablement campé par un Jacques-Greg Belobo plein d’aisance fait appel aux compétences du commandant  Ngando. La mission est périlleuse et Arthur se sent déchiré. D’autant qu’entre sa femme Rachel Ngando interprétée par la belle Lucie Memba Bos  déjà vue dans « ccBlanc d’Eyenga 2 » et « Fastlife », l’amour bat de l’aile. Le  vaillant soldat saura-t-il faire  triompher des bandits et reconquérir le cœur de sa belle ?

    L’amour en temps de guerre
    Le film est un bel hommage que Thierry Ntamack à nos forces. Une histoire captivante pour un public avide de belles histoires et qui a su recréer la belle ambiance des salles obscures en applaudissant les temps forts du film. Pour ceux qui suivent la carrière de ce réalisateur-acteur, « La Patrie d’abord !!! » est sans doute sa production la plus aboutie. Son cinéma reste populaire mais on a senti chez Ntamack une envie de sortir des sentiers qu’il a longtemps empruntés pour offrir quelque chose de neuf. Pour cela, il ‘est entouré d’un casting où on retrouve des professionnels avérés et des jeunes loups. Notamment Clémentine Essono, St Pierre Abiassi, Tony Nobody, Axel Abessolo, avec qui il a déjà travaillé dans « Sur la Route d’un ange » et  « Le blanc d’Eyenga ». Pour autant, le jeu d’acteur n’est pas parfait. Les comédiens ont parfois du mal à faire ressentir les moments de tension, tandis que certaines scènes de Lucie Memba Bos manquent de naturelles., toutefois, l’appui matériel, logistique, et la formation  donnés par l’armée camerounaise donne une certaine crédibilité au jeu des acteurs. 

    Sur le plan technique, « La Patrie d’abord !!!» dévoile une belle photographie avec des images et des plans de paysage d’une beauté à coupé le souffle. Le film a été tourné dans les villes comme Kribi, Lolabe à Campo dans le département de l’Océan et Edéa dans la région du Littoral.
     Pour écrire son scénario, Thierry Ntamack s’est inspiré  des faits réels et d’actualité Le long métrage est présenté comme « le premier film de guerre camerounais ». Si le désir de Ntamack d’embrasser ce genre est manifeste, certains de ces choix attenus cette portée. Le cinéaste aurait gagné en donnant par exemple plus de place à certains passages comme les recherches du commandant Ngando dans la forêt au lieu de s’attarder sur la cérémonie de mariage à la fin du film. Toutefois, le réalisateur a ouvert une brèche où les autres pourront s’engouffrer. Rendez-vous est pris pour le 6 août à Douala Bercy.
    Elsa Kane 

    Réactions
    « Initiative à saluer » 

    Colonel Didier Badjeck,
     Je suis fortement impressionné le déroulement scénique est magnifique. Nous sommes au cinéma mais, j’aurais aimé qu’il s’étend sur comment on a retrouvé le commandant. L’armée n’est pas  insensible à l’art, c’est pourquopi lorsque la demande a été faite nous l’avons étudiée et apportée  logistique au film. 

    Un gros travail d’équipe 

    Thierry Ntamack, réalisateur
    il s’agit d’un gros travail d’équipe.  Je suis juste un label. Il y a beaucoup de gens qui travaillent derrière. Je voudrais d’ailleurs remercier le ministre de la défense qui a cru en ce projet et au public et tout ceux qui nous soutiennent.

    Une comédie familiale 
    Françoise Ellong, cinéaste
     C’est un bon film, on passe un moment agréable. Mais, j’ai attendu longtemps que l’action du film démarre. La guerre s’est fait attendre et je me rends compte qu’il s’agit beaucoup plus d’une histoire d’amour, d’une comédie familiale 
    E. K



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    Julie Owono. Avocate au barreau de Paris,  la journaliste est aussi directrice Afrique de l’Ong Internet Sans frontières.  Dans l’interview qui suit, elle revient sur leur combat pour un internet moins cher et analyse les causes de la fracture numérique existant entre les femmes et les hommes et donne des pistes de solutions pour faciliter l’inclusion de numérique de ces dernières et celle de la population camerounaise en générale.
    La coupure d’internet dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest Cameroun a mis votre organisation en lumière. On vous a vu très active pour le retour de la connexion dans cette partie du pays. Mais qui est Internet Sans Frontières et quel est son champ d’action au Cameroun ?
    Je souhaite d'abord préciser une information : si Internet Sans Frontières a été très active sur la question de la coupure Internet au Nord-Ouest et au Sud-Ouest du Cameroun en 2017, notre organisation est active depuis 2010 sur la question de la connectivité en Afrique, et particulièrement au Cameroun. En 2012, dans le cadre de l'examen périodique universel du Cameroun, Internet Sans Frontières a déposé un rapport au Conseil des droits de l'Homme de l’Onu, dans lequel nous pointions déjà les risques pour la liberté d'expression et la vie privée des citoyens camerounais en ligne. Ce rapport nous avait valu des mots assez durs de la part du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement au cours d'un point presse qu'il a organisé à la suite du dépôt de notre rapport.
    Par ailleurs, Isf est membre de l'Alliance pour un internet moins cher, une coalition de gouvernements, Osc, et entreprises du secteur privé unis pour la baisse des coûts d'accès à internet dans le monde. C'est à ce titre que nous avons publié un rapport sur les raisons d'un internet cher au Cameroun. Dans ce rapport, nous recommandions aux autorités camerounaises d'accélérer la mise en service de la 3G, dont l'exclusivité appartenait alors à Nextel, et surtout nous invitions le gouvernement à rapidement libéraliser le marché des télécommunications, pour accélérer la baisse des prix. C'est ce qui a été fait quelques mois après la publication de notre rapport, nous en sommes très heureux, même si en matière de coût d'accès à internet, il est possible de faire encore mieux au Cameroun. Ces différents projets montrent ce qu'est Internet Sans Frontières ; une Ong internationale, qui promeut Internet comme un espace de libertés, et sans frontières : un espace où les libertés sont protégées, accessible à tous sans discrimination. Ce n'est qu'à ces conditions que ce formidable outil peut tenir ses promesses pour une humanité plus équitable et créative. 
     Une de vos actions porte sur la fracture numérique qui existe entre les femmes et les hommes. Pourquoi est-il si important que les femmes aient accès à internet ?
    Pour deux raisons. D'abord, les femmes sont plus vulnérables à la pauvreté que les hommes. Selon le rapport national sur l'état de la population paru en 2014, le taux de vulnérabilité à la pauvreté des femmes camerounaises est supérieur à celui des hommes (56,1% contre 55,6% chez les hommes). Le rôle d'internet est aujourd'hui reconnu dans la sortie de la pauvreté, puisqu'il offre des possibilités de créer de la richesse, des activités, à condition de connaitre tout l'éventail des possibilités que cet outil offre.
    Ensuite, de nombreuses statistiques et études récentes démontrent le lien direct entre activité des femmes, et augmentation de la richesse nationale. Au Cameroun par exemple, on estime que le commerce informel, représente environ 30% du PIB. C'est un secteur où la gent féminine est représentée en proportions importantes. Si l'on donnait les moyens aux femmes de ce secteur d'augmenter leur productivité, leur chiffre d'affaires, la gestion de leur affaire informelle, grâce à l'utilisation d'internet, on imagine tout de suite l'impact que cela aurait au niveau de l'économie camerounaise. C'est cette analyse qui guide le projet que nous menons actuellement au Cameroun.
     L’une des parties prenantes de votre projet est la société civile. Comment peut-elle influencer les politiques sur ces questions d’accessibilité ?
     La campagne « BringbackourInternet » a démontré l'importance de la société civile dans toute société démocratique. Celle-ci peut être force d'action, de proposition de solution. Et très souvent, elle sait anticiper les problématiques à venir. Les autorités gagneraient à plus écouter la société civile, travailler avec elle. Au cours de notre étude sur les femmes et le numérique au Cameroun, menée avec le soutien de Web Foundation et de l'agence de développement suédoise, nous avons réalisé à quel point les Osc étaient mobilisées sur la question de l'inclusion digitale des femmes, souvent sans le soutien nécessaire des autorités. C'est dire à quel point nombre de citoyens camerounais font le lien dont je parlais tout à l'heure entre internet, enrichissement, innovation et contribution à l'économie d'un pays, bien avant que les ministères ne le fassent ! En anticipant sur ces questions, les Osc sont armées pour proposer des solutions adaptées et efficaces. En travaillant ensemble, elles décupleront les effets de leurs actions, et se porteront en interlocuteur et partenaire privilégié de l'Etat sur la question de l'inclusion digitale des femmes.
     Est-ce que les difficultés rencontrent par les femmes ne sont pas aussi liées au fait que l’écosystème digital camerounais est encore en construction ?
     Tout d'abord, je ne parlerais pas d'un écosystème du numérique en construction au Cameroun, je dirais plutôt qu'il n'a pas le soutien nécessaire des autorités. Cela fait depuis au moins 2010 que des entreprises camerounaises gagnent de l'argent, à l'international, grâce aux services qu'elles proposent en ligne. Cela fait des années que des concours de développement d'applications sont organisés au Cameroun. Le Cameroun est peut-être le pays qui compte le plus d'ingénieurs informatique au km2, (rires). Deux entreprises camerounaises ont été récompensées au sommet « Vivatech » organisé au mois de juin à Paris. Tout cela s'est développé avec très peu de soutien des autorités, et parfois un manque de vision de la part de celle-ci, la coupure internet du début d'année le démontre, ou encore l'extrême lenteur des autorités à mettre en place des point IXP dans tout le territoire camerounais.  Tout ceci pour dire que cet écosystème existe, et est très actif, malgré les nombreux obstacles. 
    Qu’est-ce qui expliquent donc les difficultés de l’accès à internet pour les femmes ?
    Ce qui explique, selon l'étude que nous avons menée, le retard d'inclusion des femmes dans cet écosystème, c'est plutôt: le coût d'accès à internet. Les femmes sont plus pauvres, la question du coût est fondamental pour beaucoup de femmes. Il y ensuite le défaut d'alphabétisation numérique, c'est-à-dire savoir qu'internet ne sert pas que pour aller sur les réseaux sociaux, mais que cet outil peut nous apporter ce que nous souhaitons, du moment que nous sachions comment chercher, trouver, partager l'information. Avoir une alphabétisation numérique nécessite du temps (selon les dernières statistiques disponibles de l'Institut national de la statistique, les femmes consacrent plus de temps aux tâches ménagères que les hommes, ce qui leur laisse peut-être moins de temps pour faire autre chose) ; l'alphabétisation numérique nécessite aussi de ne pas avoir peur des sciences et tout ce qui s'y apparente. Or on constate que les vocations scientifiques, ou l'attrait pour les sciences est plus faibles chez les femmes que chez les hommes. Il faut absolument inverser cette tendance, faire en sorte que les filles et les femmes n’aient plus peur des sciences, ou pensent que ces matières sont réservées aux garçons et aux hommes.  En jouant sur ces deux fronts, il est possible de réduire la fracture numérique.
     Aujourd’hui au Cameroun le débat porte sur l’usage des réseaux sociaux où des dérives sont régulièrement observées. Ce qui a d’ailleurs fait sortir le ministre des Postes et des télécommunications (Minpostel) de sa réserve. Les porteurs de fausses nouvelles peuvent être traduits en justice. Quelle analyse faites-vous de la situation?
     Je crois qu'il faut arrêter le fantasme selon lequel ce qui se passe sur internet est différent de ce qui se passe dans le monde réel.  Dans ce dernier, il y a des gens qui commettent des infractions, mais il y a surtout une majorité de personnes innocentes, qui ne font de mal à personne. C'est pareil sur internet, il y a beaucoup de gens très bien, et il y en aussi qui se comportent mal. Est-ce pour autant qu'il faut penser que par principe internet est un repaire de bandits, et de personnes mal élevées ? Non, car nous ne dirions pas cela du monde « réel » où se trouvent les mêmes humains que nous côtoyons chaque jour dans la vraie vie... sinon personne ne sortirait de chez soi et ne se parlerait! Je crois qu'il faut commencer par ça : arrêter de voire internet par principe comme une menace. En faisant cela, on ne voit pas que c'est d'abord un outil qui est porteur de belles promesses et d'opportunités pour les populations.
     Interdire les réseaux sociaux c’est priver les populations de la liberté d’expression en même temps,  ils constituent pour certains observateur une porte ouverte à toutes sortes de dérives. Comment réguler cela ?
    Les textes internationaux, que le Cameroun a signé, et ratifié, et doit donc respecter, prévoient cette situation. Comment assurer l'équilibre entre des libertés individuelles qui se valent, mais peuvent parfois être antagonistes ?  Par exemple, protéger la liberté d'expression, sans porter atteinte à la réputation d'un autre, ou encore comment assurer la sécurité des citoyens contre le terrorisme, sans sacrifier la liberté d'expression et la vie privée des citoyens ? Et bien selon les textes internationaux, il est possible pour un Etat de limiter une liberté fondamentale pour en protéger une autre, à condition pour l'Etat de démontrer que cela est nécessaire, légal (c'est-à-dire prévu par la loi nationale) proportionné, et surtout qu'un juge ou tout autre autorité judiciaire a été saisie pour avaliser la mesure de restriction de la liberté.Ce n'est pas mission impossible, de nombreux pays y arrivent très bien.
    Parlons un peu de vous. Vous êtes avocate au barreau de Paris, journaliste, web-activiste. Comment conciliez-vous ces différentes casquettes?
    Concilier ces différentes casquettes demande beaucoup d'organisation. Mais c'est tellement enrichissant de pouvoir faire ces deux métiers, rencontrer des gens différents chaque jour, apprendre de nouvelles choses, et surtout se battre pour ce que l'on croit être juste. En ce qui concerne mes deux cultures, ma famille m'a très tôt inculqué les valeurs africaines, et m'a appris à être ouverte pour m'enrichir de la culture des autres. C'est ce que j'ai fait, en vivant en Occident. Comprendre plusieurs cultures est une richesse inestimable, et cela peut être à la portée de tous aujourd'hui, justement grâce à internet, et grâce au fait qu'il a libéralisé l'accès au savoir, à l'information, à l'autre, même s'il se trouve à l'autre bout du monde. C'est pour cela que je me bats pour que l'internet soit libre, et sans frontières. Pour faciliter la compréhension entre les humains et leurs cultures, et ainsi favoriser l'harmonie entre les peuples.
    Propos recueillis par Elsa Kane


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    Formé à l’école des artistes tels Nkotti François, le chanteur Frisson reste attaché au makossa old school.

    Sanglé dans un costume trois pièces gris sans doute cousu sur mesure, la cravate et la chemise d’un bleue qui rappel la mer, Frisson affiche les allures d’un golden boy. C’est pourtant dans son univers de la musique qu’il souhaite vous embarquer. Un voyage musical qui vous donnera sans doute des frissons. «1» son album de 4 titres est dans les bacs depuis plusieurs mois déjà. Du makossa enlevé, un peu old school pour faire danser petits et grands, n’en déplaise à ceux qui pensent que ce rythme est mort. « Regretter », est le titre phare de l’opus. Dans un rythme entrainant, il parle d’amour et surtout de l’importance de la communication entre deux tourtereaux et l’entourage.« Frisson  la seconde piste de l’album transmet des émotions très différentes. Il est question de la vie, de ses promesses, de ma joie et de la détresse qu’on peut ressentir à certains moments de nos vies », explique son service de communication.
    Chanteur de variété, Frisson se veut aussi engagé. Il a trouvé dans la musique, un moyen de s’insurger contre les exactions de la secte Boko Haram. Son cri, il le veut retentissant pour ce pays qu’il a quitté très jeune  pour la France. Alors souvent quand la nostalgie des nuits chaudes de Douala, les moments passés à écouter, les ténors du makossa comme Nkotti François, l’ivoirien Meiwey ou le gabonais Olivier Goma se fait forte, il chante « Kamer ». En France puis en Angleterre il s’est fait une vie a passé ses diplômes en vente et actions marchandes mais le Cameroun « se sont mes racines », professe-t-il volontiers. 

    Ce premier album est le fruit d’un long aboutissement,. La passion de Frisson a débuté enfant.  Il déjouait la surveillance de ses parents pour assiette au foires comme Le Fomaric. Son départ et sa vie professionnelle en France n’ont pas mis un terme. Foire, gala de charité, première partie d’artistes comme Douleur, Guy Lobé, Ben Decca, Frisson saisit toutes les occasions pour assurer sa visibilité, peaufiner son art. Sa première galette est dans les bacs avec 82000 vues pour le clip de « Regretter » sur sa page Frisson officielles You-Tube. Ceux qui ont prédit la mort du Makossa vont sans doute « Regretter ».


    Elsa Kane

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    En 5 ans de présence sur le marché discographique, trois albums, des prix glanés à travers le continent, Cédric Biyong Edimengo a su briser les chaînes d’un destin qui lui a très vite arraché la douceur de ses parents. Depuis la sortie d’ « Homogène », ce grand bosseur est sur les routes pour promouvoir l’opus de 15 titres chanté en français et en bulu. Avec sincérité, le chanteur de 26 ans se dévoile tel qu’il est. Un jeune homme amoureux et fier de ses origines camerounaises. Entretien.
     
    Vous êtes actuellement en pleine promotion de votre troisième album « Homogène ». Après Douala vous voici à Yaoundé pour une tournée médiatique.  Pourquoi un titre tel que « Homogène » ?
    Homogène tout simplement parce qu’on a essayé de développer la problématique et d’apporter une esquisse de réponse. On se fatigue d’une musique qui parle de sexe. Je crois qu’en tant qu’artiste, on peut édifier les populations en soignant la qualité du texte. On essaie donc de proposer des textes tout en dissertant nos problèmes sociaux. On a tenu à équilibrer cet album en proposant des thématiques diverses et variées d’où son appellation. L’album a été réalisé sans featuring parce qu’il représente ce que je suis véritablement, le message que je souhaite délivrer à mon public. Bref, c’est tout moi.

    En parcourant les 15 titres d’ « Homogène », on est frappé par la qualité des thématiques que vous abordez. Vous vous placez un peu dans la posture d’un grand frère qui donne des conseils. On a des titres qui font échos aux problèmes de nos sociétés africaines. Pourquoi cette variété ?
    C’est justement pour cette raison que l’album s’appelle « Homogène ». Nous trouvons de l’intérêt à sauver des vies musicalement que de chanter pour faire plaisir à une petite couche qui n’a plus rien à perdre. 

    Peut-on dire que la musique vous a fait grandir ?
    Oui, la musique m’a fait grandir. J’entre dans la musique par passion et à 21 ans je deviens célèbre sans toutefois comprendre où j’étais. Aujourd’hui, je sais mieux ce que je fais, ce que je veux, comment je peux arriver à un niveau appréciable de la musique et ce que j’ai à apporter à mon public, à ma famille. Je ne m’arrête plus sur mes émotions. 

    Vous proposez à vos fans des titres comme « Akeva zambe », « C Dieu » qui sont beaucoup plus dans une tonalité gospel. Un peu surprenant non pour un artiste de R’n’B.
    Je suis un chanteur de R’n’B. En dehors d’être chanteur, je suis aussi musicien. J’aime bien faire la fusion des rythmes afin de créer quelque chose de nouveau sur le plan artiste.  Le titre « Akeva zambe », c’est pour dire merci pour tout ce qu’il a fait dans ma vie. La chanson« C Dieu, c’est pour dire aux autres que tout ce que l’on a vient de Dieu. On peut être pauvre mais avoir la santé. C’est important de le relever. Il y a des gens qui ont des milliards mais n’arrivent pas à dormir. Il faut reconnaitre que tout ce que l’on a c’est Dieu.

    Est-ce que vous pouvez nous dire ce c’est qu’un « Akut Meyok » dont vous parlez dans la piste 2 ?
    C’est quelqu’un qui est toujours en état d’ivresse. Un souillard ambulant. Dans cette chanson, je parle du statut que certains amis nous donnent. Il y a une race d’amis qui sont toujours prêt à vous donner la bière, vous gavez d’alcool, vous amener dans les boites de nuit et lescabarets. Maisquand vous avez des problèmes de loyer, ou que votre enfant n’a pas mangé, votre ami qui vous achetait les bouteilles de bière de 50 mille et plus, ils sont incapables de vous donner même 10 mille. Ils ne répondent plus à vos appels. Akut meyok ici invite les uns et les autres de s’éloigner des amis de l’alcool car leur objectif est de vous rendre prisonnier de ce liquide. Dans le titre Mboutmam, je parle des filles qui ne sont pas sincères avec leurs copains. Elle passe le temps à vos poser des problèmes divers pourtant dans son téléphone vos êtes le sponsor. Elle a son vrai amour qui n’est pas vous.

    La piste 11 s’intitule « Sur le mur de mon cœur ». Qu’est-ce qu’on trouve sur le mur de votre cœur ?
    Il faut toujours penser à la personne qu’on aime. Il faut toujours penser à celle qui nous a fait du bien. Alors là, je parle à la femme que j’aime. On a parfois du mal à dire ‘’je t’aime ‘’ à notre femme ou à notre épouse. Dans cette chanson je trouve les mots pour le faire savoir parce que cela solidifie l’amour. Au départ quand on cherche une femme ou un homme on croit l’avoir pour acquis en reléguant au second plan les mots qui faisaient antan les éléments de conquête.
    Depuis plusieurs années, on sent chez vous la volonté de promouvoir un certain art de vivre à la camerounaise, le patrimoine traditionnel. Il y a eu cette chanson « Joue-moile medjang». Dans « Homogène », on retrouve des titres comme « Djé ene ewé » (Qu’est-ce qu’il y là-bas en langue bulu) ?
    J’interpelle les jeunes qui fuient leurs villages. J’aimerai savoir pourquoi ils quittent massivement leurs villages. Qu’est ce qui s’y trouve ? Les jeunes disent qu’ils fuient parce qu’il y a la sorcellerie. Mais il faut qu’ils comprennent que la sorcellerie peut les suivre quel que soit le lui où ils se trouvent. Il y a des choses qui vous arrivent même en ville alors que vous n’êtes pas au village. On pourrait se demander si c’est toujours la sorcellerie. Nos villages ont besoins de nous. Nous sommes des enfants de Dieu. Si nous savons d’où on vient, on saura également d’où on va.  

    La disparition de vos parents a été un choc pour vous et vos frères. A chaque album vous leur rendez hommage ?
    Oui dans « Mère en Or »,je célèbre les mamans dans cette chanson. Quand ma maman était en vie, elle me disait : « vient me voir à Ebolowa ». Moi je n’avais toujours pas de temps. J’étais toujours plongé dans le travail et la musique. Même parfois quand j’y étais en concert, j’envoyais l’argent par des personnes interposées. Je lui donnais tout ce qu’elle voulait. J’ai compris plus tard que je m’intéressais plus au travail. Je ne savais pas que j’allais la perdre. Je regrette pourquoi je n’ai pas profité du peu de temps qu’on avait. Dans cette chanson j’invite les jeunes à reconnaitre que toutes les mères valent de l’or. Quel que soit son statut social, elle est irremplaçable.

    Vous êtes souvent invité à la présidence de la République par la première Dame, Mme Chantal Biya. Quels  vos rapports?
    (Petit sourire au coin).  Mme Chantal Biya, c’est ma maman ! C’est tout. Il n y a rien à dire dessus. 





    Dynastie Le Tigre, le public vous entendra bientôt au cinéma. Notamment dans le film d’animation « Minga et la cuillère cassée » du réalisateur Claye Edou pour lequel vous chantez la bande originale. 
     Je ne suis pas l’auteur de la chanson mais juste interprète. J’ai trouvé des jeunes qui traVaillaient sur le projet. Leur souhait était d’apporter quelque chose de nouveau dans le domaine du cinéma et du film d’animation particulièrement. J’ai été contacté par la suite. J’ai écouté la chanson en question. J’ai trouvé le projet intéressant. J’ai juste apporté ma contribution en l’améliorant en tant que chanteur parce que ce sont des réalisateurs. C’était une manière de les encourager.
    Comment est-ce que le public peut entrer en possession d « Homogène » ?
    La sortie officielle est prévue pour le 11 août. Les fans attendent sans doute mais on se fait violence jusqu’à la date de sortie. Je suis en contact avec Sony Music par le canal de Hope music qui est mon distributeur. L’album sera sur les plateformes à partir du 11. Il sera disponible également sur les plateformes numériques et physiques. Nous allons distribuer progressivement ce nouveau bébé musical afin que tous les fans puisque entrer en possession.
    On vous annonce tout de même pour des tournées à l’étranger. Notamment au Canada ?
    Des concerts sont en effet prévus au Canada au mois de Septembre. Cette série de spectacles est prévue dans les trois villes de Montréal, de Toronto et du Québec.
     Propos recueillis par Elsa Kane

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    Roman.   « Les imparfaits », du Camerounais Clément Dili Palaï rend hommage à Pierre Jacquet l’ancien directeur de l’école Pilote de ce village.

    Ils sont nombreux les romanciers qui ont écrit sur leur enfance. Aujourd’hui considéré comme  un classique de la littérature africaine, « L’enfant noir » du guinéen Camara Laye en est la parfaite illustration. Plus près de nous, Calixte Beyala raconte sa jeunesse à Kassalafam  un bidonville de Douala dans « La petite fille du réverbère ».  Avec  « Les imparfaits » publié cette année aux éditions Clé, Clément Dili Palaï, leur emboîte le pas.  L’écrivain  nous livre un pan de son enfance. Celle passée à l’école primaire  pilote de Pitoa  dans la région du  Nord. Le récit se déroule dans les années 78. A cette époque, l’école Pilote de Pitoa jouit d’une considération pareille à celle du collège Vogt aujourd’hui. Les élèves sont admis par concours. Et c’est naturellement qu’on y retrouve les meilleurs de la région.

    Aujourd’hui, nombre d’anciens élèves de l’école Pilote de Pitoa occupent d’ailleurs des postes de responsabilité dans l’administration publique. Parmi ces  anciens « pilotiens » ont peu cité : Amadou Ali, le vice-premier ministre chargée des relations avec les assemblées, Oumarou Bouba, le recteur de l’université de Yaoundé 1 et Alamine Ousmane Mey l’actuel ministre des Finances.
    Certains passages du livre sont particulières drôle. Clément Dili Palaï raconte avec beaucoup d’émotion, son initiation à l’anglais à travers le livre « Living Together », ses difficultés à conjuguer les verbes aux imparfaits et sa découverte du cinéma à travers le film « Orfeu Negro » de Marcel Camus. 


    Sous sa plume, apparaît le portrait du français Pierre Jacquet alors directeur de l’école Pilote de Pitoa et figure emblématique de ses instituteurs d’antan dont l’unique souci était la formation des enfants à lui confié. « L dernière fois que j’ai vu Jacquet, c’était en 1989. A Garoua. [….]. Ce fût un jour mémorable pour moi. Depuis mon départ de l’école Pilote, je n’avais jamais imaginé que je reverrais le père bâtisseur de nos consciences et de notre avenir. J’étais très ému», écrit Clement Dili Palaï. Mais ces quatre années à l’école pilote de Pitoa ne furent pas seulement celles des études et des jeux. En janvier 1982, le romancier perd son camarade Mamoudou Alhadji  dit Maliki décédé  d’un cancer de la gorge. L’émotion est encore vive chez l’auteur lorsqu’il écrit sur cet ami « parti trop tôt ».

    Ecrit à la première personne du singulier, « Les imparfaits » est un témoignage d’une époque aujourd’hui révolue. L’auteur récrée avec beaucoup de réalisme, ce que devait être la vie d’un petit écolier du Nord sous l’ère du président Ahmadou Ahidjo.  Fait de phrases courtes, le style de Clément Dili Palaï est clair et concis. Mais  les textes ne sont pas romancés. L’oralité domine en effet dans la plupart des passages qui doivent être dit plutôt que lus. En fait, Clément Dili Palaï  qui est par ailleurs professeur de littérature africaine à l’université de N’Gaoundéré propose ici un écriture plus technique que littéraire. Ce qui n’enlève rien à la beauté de ce  roman à lire pour se réconcilier avec l’enfant qu’on a été.
    Elsa Kane Njiale

    Clément Dili Palaï
    Les imparfaits
    Editions Clé, 129 pages
    Juin 2012

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    Le Panel de la formation Yves Eya'a et G'Laurentine Assiga avec les directeurs de Goethe et de l'Ifc de Yaoundé

    Ils ont pris part à un colloque organisé par le Centre des créateurs de mode  pour inciter les médias à accompagner l’essor de l’industrie de l’habillement. 


     En dehors des stars du show-bizz et du sport, des maisons de luxe, les médias  jouent un rôle prépondérant dans la diffusion des tendances. C’est l’une des vitrines par excellence du travail des couturiers et des journalistes. Malheureusement au Cameroun à l’exception de quelques articles sur les événements ponctuels comme les fashion week, les forums et défilé, les médias ne semblent pas accorder une place importante à la mode, a constaté Yves Eya’a pour le regretter. Pour le directeur du Centre des créateurs de mode du Cameroun (Cmcc) à également à la tête du Forum des métiers de la mode et du design, une plate-forme de détection et d’accompagnement des jeunes créateurs, les journalistes doivent accompagner le développement de l’industrie de l’habillement. 


    Yves Eya'a et Isoris Sanchez

    C’est dans ce contexte que le Ccmc a organisé, en partenariat avec l’ambassade d’Allemagne, l’Institut français, l’Institut Goethe et le Réseau des journalistes culturels, un colloque sur la critique de la mode. Réunis pendant deux jours à Bastos, les participants de la presse privée et publique ont appris le B-A-ba d’une bonne critique de mode, à décrypter une collection. Ils se sont imprégnés de la différence entre une collection image utilisée pour susciter l’intérêt du public et une collection commerciale. Lors de la phase pratique du colloque, les journalistes se sont familiarisés avec les coulisses d’un défilé en organisant un mini-show.



    Des journalistes
     « Une critique c’est l’interprétation, le regard posé du journaliste sur une collection. Il faut laisser parler son ressenti et rester lucide et éviter de se faire happer par le côté spectacle du défilé. Elle est différente d’un compte-rendu de défilé qui peut comporter des éléments de reportage mais elle doit répondre aux 5w. Un bon critique doit être curieux et avoir une liberté de ton », explique G-Laurentine Assiga-Eyebe, chef de service des magazines à la Sopecam régulièrement accréditée pour des festivals d’Europe et d’Afrique. Selon la styliste canadienne Isoris Sanchez, une collection de mode est plus qu’un ensemble de vêtements, elle exprime la vision d’un couturier. « C’est un long travail de recherche. Il faut choisir le type de vêtements, de tissus, de couleurs, etc ». 


    Mini défilé organisé par les journalistes








    « Ce colloque est une belle initiative. Il va me permettre d’avoir plus de matière dans le choix et la rédaction de nouveaux sujets sur la mode. Cette ‘industrie fait appel à des professionnels de dans plusieurs domaines (photo, maquillage, son, couture, coiffure, accessoire, etc) qui souvent réalisent de belles choses dans l’ombre », se réjouit la journaliste Odile Pahai. Pour sa consoeur Edith Nguekam « Pendant deux jours nous avons beaucoup appris sur les éléments d’une bonne critique, sur la préparation d’un défilé, l’avant, pendant et l’après ». 


    Photo de famille

    Selon G-Laurentine Assiga-Eyebe qui intervenait  aussi en tant que présidente du Réseau des journalistes culturels ce colloque est devais avoir lieu en mai lors du Forum des métiers de la mode et du design, mais pour des raisons de calendrier, il a été reporté à ce mois. « C’est un projet  que nous avons depuis 2 ans. Mais le timing ne nous permettait pas de réaliser cet atelier. Pendant le Forum des métiers de la mode et du design moi je vais souvent couvrir le festival de Cannes. A mon retour, Mr Yves Eya’a m’a donc suggéré de relancer le projet. Notre association s’est impliquée dans l’organisation pour répondre à ce besoin de formation, de perfectionnement à certains domaines de l’art comme la mode qui manquent encore de critiques nécessaires à leur développement », a-t-elle dit.

    Elsa Kane Njiale



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     Projeté à Yaoundé le 30 novembre  2016 et le 29 novembre 2017, le premier long métrage de Leyla Bouzid raconte les prémices du printemps arabe à travers le portrait bouleversant d’une adolescente tunisienne. 

    Le film s’ouvre sur une image frappante. Des adolescents installés dans un Tgv près de la portière s’amusent à balancer leurs pieds dans le vide alors que le train file. Naïveté, provocation où simple envie de s’affirmer sans peur ? Toujours est-il qu’à cette scène,   le cinéphile comprend bien vite que la liberté sera le fil conducteur de ce long métrage. On bascule de plan pied dans la Tunisie des années 2010. Le contexte est celui de la pré-révolution arabe. Le président Ben Ali dirige encore le pays d’une main de fer. 

    Mais un vent de liberté souffle sur Tunis. Surtout auprès des jeunes qui n’attendent pas vivre comme leurs aînés. Farah, 18 ans se laisse emporter par ce vent grisant. Peut-elle d’ailleurs y échapper ? En français, son prénom signifie joie. Alors que sa mère l’imagine médecin, Farah, (interprété par l’énergique  Baya Medhaffar) qui  vient d’avoir son bac avec mention rêve de musique. 

    Le soir, elle fait le mur pour aller rejoindre son groupe de rock. Il y a Inès son amie du lycée mais surtout Borhène, le joueur d’oud du groupe a ravi son cœur.  Ensemble, ils écument des bars pour des concerts. Les textes sont des brûlots contre le pouvoir en place. La voix envoutante de Farah sait dénoncer  la souffrance du petit peuple. « A peine j’ouvre les yeux, je vois des gens éteints, leur sang est volé, leurs rêves délavés », chante-elle avec lyrisme pleurant sur la jeunesse qui : « s’exile traversant l’immensité de la mer en pèlerinage vers la mort ». 
     Hayet (interprété par la chanteuse tunisienne Ghalia Ben Ali) se reconnaît dans cette fougue et cette passion. Mais elle connaît aussi bien la société tunisienne encore patriarcale dans son fonctionnement et surtout les sbires du président prêt à tout pour lui plaire ; et cherche à protéger sa fille. Mais peut-on empêcher une hirondelle de déployer ses ailes ? Belle et rebelle,  Farah, n’entend pas les mises en garde. 

    Un premier film chargé d’une bonne puissante émotionnelle. On en vient à se demander comment Leyla Bouzid a réussi à mettre autant de poésie, de lyrisme dans un sujet hautement politique et social. Le film est sincère jusqu’à dans sa configuration. La musique composée par l’artiste irakien Khyam Allami jouée en live met en valeur les textes poétiques de l’écrivain Tunisien Ghasse Amami.  

    Avec ce long métrage, Leyla Bouzid, fille de Nouri Bouzid grande figure du cinéma tunisien connu pour « Bezness », « Hommes de cendres », parvient à imposer son prénom dès le premier coup d’essai. « A peine j’ouvre les yeux », montre l’image d’une Tunisie décomplexée où l’on boit de l’alcool, où la jeunesse aime la fête, les garçons et les filles se volent des baisers au clair de lune. Une Tunisie loin des clichées qu’on se fait des pays arabes. Le film dénonce aussi les méfaits de toute dictature : corruption, culte de la personnalité, etc.

    Le film a été projeté au Cameroun dans le cadre de la 3èmeédition Semaine international du premier film en 2016 à Yaoundé (Yarha) qui a pour objectif d’offrir aux réalisateurs d’Afrique centrale, une plate-forme d’expression et d’apprentissage. « Le premier film d’un réalisateur à toujours une histoire particulière à raconter », affirme Sylvie Mwet, promotrice de Yarha.  Pour Jalel Snoussi, ambassadeur de Tunisie au Cameroun, « le cinéma est à l’image de sa composition structurelle, diversité dans l’unité, une véritable mosaïque de modes esthétiques et plastiques de représentation et de communication, chatouillant le sens, l’intelligence, l’instinct, les pesanteurs  et les contingences de la relation riche et conflictuel de l’humanité avec son environnement ».
     Elsa Kane Njiale
     Synopsis
     Genre : Drame
     Réalisation : Leyla Bouzid
    Scénario : Leyla Bouzid
                     Marie-Sophie Chambon
    Durée : 1h46mm
    Sortie :2015




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    Mode.Le mannequin français est l’invitée de cette fashion week organisée par la marque Kreyann sous le thème « La mode vecteur de développement. Quand l’Afrique inspire ».


    Noemie Lenoir à Yaoundé
    C’est un évènement biannuel. Chaque deux ans en effet, la marque Kreyann de la camerounaise Anna Ngann Yonn réuni une dizaine de stylistes africains et du monde parmi les plus talentueux pour un défilé de présentation à Yaoundé. L’objectif est de valoriser le travail des couturiers et autres acteurs de la mode (industrie des cosmétiques, design, coiffure, etc), d’inciter les populations à porter les vêtements confectionnés par les couturiers africains. D’où le thème : « La mode vecteur de développement. Quand l’Afrique inspire ».


    Au fil des éditions, The K-Walk  a su conquérir son public par un show de haute facture comme en Milan New-York, Durban, Lagos.
     « The K-walk 2017 est une plateforme de rencontre aussi surprenante qu’éclectique. C’est un événement qui célèbre et honore le talent, la confiance, la solidarité, la détermination et le l’excellence.», explique Eric Christian Nya, journaliste à la Crtv et attaché de presse de ce prestigieux évènement.


    Lynsha heureuse de retrouver Pascal Patrice de New African women
    En 2015, la première dame Chantal Biya, Manu Dibango et la princesse Esther Kamateri étaient les invités d’honneurs de la 3èmeédition. Cette année c’est l’actrice et mannequin français Noémie Lenoir que reviendra l’honneur de présidée la fashion week. Belle métisse aux yeux verts, l’ancienne épouse de Claude Makelele a de l’expérience. Elle a posé pour des magazines comme Vogue, Marie-Claire et posé pour les maisons de luxe et de la haute-couture comme Gucci. Elle a été égérie (incarner l’image) pour  des marques de l’industrie de cosmétiques de  luxe comme L’Oréal.

    Les stars invités du The  K-Walk


     Ancien produit de l'École supérieure des arts et techniques de la mode (Esmod) à Paris, la styliste et modéliste Anna Ngann Yonn revendique une expérience riche de 22 ans.  Après des stages auprès de Paco Rabane, Katoucha, c’est sans complexe qu’elle décide de rentrer au Cameroun et lance en 1998 sa marque de prêt-à-porter Kreyann pour femmes depuis Bonanjo à Douala. Sollicitée pour des concours Miss Afrique Centrale, Face of Africa en Afrique du Sud, Anna Ngann Yonn s’est fait patiemment  un nom en Afrique. Elle s’est construit un solide carnet d’adresse où figure stars du show-biz, du sport, de la mode et des politiques qu’elle met a profit pour vendre la mode camerounaise à l’international.

    ElsaKane Njiale
     Credit Photos : The K-Walk Team




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    Avec la jeune chanteuse gabonaise, la célèbre artiste camerounaise est la tête d’affiche d’une série de concerts et d’activités en faveur de la femme du 18 au 26 janvier à l’Institut français du Cameroun.



    Sally Nyolo

     La première est une grande dame de la musique camerounaise et africaine. Star adulée depuis le succès planétaire de son tube « Tam-Tam » extrait de son album « Tribu » sorti en 1996, Sally Nyolo promène son mvet à travers les 5 continents. Sa voix presque sensuelle, sa musique acoustique bercent de milliers de fans. La seconde est une jeune pousse de la musique gabonaise, finaliste du prix Découverte Rfi 2016, Pamela Badjogo écrit petit à petit les pages d’une carrière grandissante. Deux artistes de chocs à la personnalité artistique bien affirmée choisi par l’Institut français antennes de Yaoundé et Douala pour le projet « La voix aux femmes ». Il s’agit selon Dulcie Bassoglog, responsable de la communication de l’Ifc à Yaoundé d’un programme qui s’étale du 18 au 26 janvier et associe la musique et l’humanitaire. Il faut souligner que Sally Nyolo est depuis 2017, ambassadrice de l’Unicef. Porter la voix des sans voix tel est son challenge. 

    Pamela Badjogo
    Femmes et société

    Pour le volet musical, Sally Nyolo et Pamela Badjogo donnent leur premier concert le 20 janvier dès 19h à l’Ifc de Yaoundé. Un show inédit est annoncé. Le 26 janvier, elles mettront cette fois le cap sur à Ifc de Doualaà 20 heures pour un autre cocktail musicale préparé à leur manière. Les tickets sont en vente sur les deux sites au prix de 10 000 Fcfa et 5000 Fcfa. Au-delà de la communion avec leurs fans, Sally Nyolo et Pamela Badjogo jouissent chacune d’une bonne expérience de la scène qu’elles souhaitent partager avec les artistes en devenir Dans cet optique, Pamela Badjogo animera  un atelier d’initiation aux vocalises ouest africaines le mardi 23 janvier.

    Autre moment important de ce rendez-vous : les conférences débats ouvertes au public sur la situation des filles et des femmes au Cameroun. Jeudi 18 janvier, Sally Nyolo présidera la conférence sur le thème « Mariage d’enfants : Etat de lieux et perspectives »  dès 18h à l’Ifc Yaoundé. La question de l’autonomisation et l’entrepreneuriat de la femme sera par la suite abordée vendredi 19 janvier, à 18h toujours à l’Ifc-Yaoundé en présence des 2 chanteuses.
    Elsa KaneNjiale

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    Du 5 au 10 décembre 2017, la branche camerounaise de cette association a projeté 12 des 25 films finalistes dans les villes de Soa, Mfou, Mbalmayo, Okala, Akono et Obala. 

     Les projections ont débuté mardi 5 décembre dans la ville universitaire de Soa. Une soirée camerounaise égayée par deux des meilleures productions cinématographiques de l’année 2016 au Cameroun : « Les Murs » de Narcisse Wandji et « La Patrie d’abord ! » de Thierry Ntamack. En compétition dans la catégorie meilleur court métrage fiction, « Les Murs », 14 minutes produit par « Les films d’Ebène », met en scène Richard Meka, ex-directeur d’une grand société écroué dans un centre de détention où depuis 4 ans il attend avec angoisse son jugement. Présent mardi à Soa, Thierry Ntamack raconte à travers « La Patrie d’abord ! »,les tribulations de l’officier Arthur Ngando qui doit partir au front pour la guerre contre Boko Haram, alors même que son couple bat de l’aile. La deuxième journée s’est poursuivie à Okala avec le court métrage « La laine sur le dos » du tunisien Lotfi Achour et le long métrage « Diamond Island »  de Davy Chou qui filme la vie sur cette île des rives de Phnom Penh symbole du Cambodge futur, un paradis pour les riches. 

    La journée de jeudi à Akono  était réservée au documentaire avec « L’arbre sans fruit » d’Aicha Macky. A travers ce poignant long métrage de 52 minutes, elle raconte son histoire personnelle de femme mariée sans enfant dans un pays musulman et conservateur comme le Niger. « Djambar Sembène l’insoumis », 85 minutes du Camerounais Eric Bodoule Sosso est un vibrant hommage au père du cinéma africain. Vendredi 8 décembre, les enfants de Mbalmayo étaient à l’honneur  avec « Samedi cinéma » de Mamouda Dia, 11 minutes, Sénégal et le film d’animation « Ma vie de courgette » de Claude Barras, 63 minutes, Suisse. Avec « Bêlon » de El Mehdi Azzam (Maroc), 26 minutes et « Swagger »,d’Olivier Babinet (France), 83 minutes ça été une journée spéciale banlieue à Mfou. Alors que  les femmes étaient à l’honneur dimanche à Obala dans le département de la Lékié avec « Maman(s)» un court métrage fiction de Maïmouna Doucouré. Aïda l’héroïne a 8 et habite une banlieue parisienne lorsque son destin bascule. Son père est revenu de son voyage avec une deuxième femme. « Divines », Houda Benyamina (France) est un long métrage mettant en scène Dounia, jeune fille du ghetto où se côtoient trafics et religion et qui rêve d’amour et de réussite.
     Conférence
     En plus de ces activités, le Cna s’est aussi illustré à cette 5èmeédition des Trophées francophones du cinéma à travers l’organisation d’une conférence internationale sur le thème : « diffusion du cinéma dans l’espace francophone : enjeux et perspective ».  La rencontre a rassemblé des experts de 4 pays francophone : le Cameroun, la Rca, la France et le Burkina-Faso. 

    Selon Stéphanie Dongmo, présidente du Cinéma numérique ambulant pour le Cameroun, initiatrice de l’événement, l’objectif de la conférence est de : « prendre le temps de réfléchir sur notre travail en tant que diffuseur. Cette conférence voudrait également interroger les nouvelles pratiques de diffusion en cours et les nouvelles démarches à saisir pour faire circuler les nouveaux produits africains. Ceci est important parce que les diffuseurs ont cette responsabilité d’établir un lien entre les productions et le public. Il faut aller vers le public désormais, le trouver là où il se trouve », a-t-elle expliqué. 

     La conférence s’est tenue sous forme de panel. Le premier panel a réuni Pierre Barrot, responsable des projets télévision à l’Oif avec une communication sur «  Le cinéma dans l’espace francophone » : Longin Eloundou, responsable du ciné-école à l’Uy1, sur « les enjeux et perspectives des salles de cinéma » ; Jean-Marie Teno, réalisateur a parlé  « Des enjeux de la télévision pour le cinéma » et Alexie Tcheuyap, directeur du département des études française à l’université de Toronto sur « La prolifération des festivals de cinéma ».

     Au second panel, le réalisateur Thierry Ntamack est revenu sur son expérience de la distribution des films au Cameroun à travers son concept « Le Cinéma au prix d’une bière » qui a permis aux Camerounais de consommer le cinéma à un prix relativement accessible (1000 ou 1500 F Cfa le film en Dvd).
    Journaliste, monteur, Serges Mbilika de la RCA est revenu sur les difficultés de faire vivre la culture dans un pays en guerre ou les artistes ne sont pas soutenus.  Tandis que Wend-Lassida Ouedraogo, coordonnateur du Cinéma Numérique ambulant Afrique a parlé de l’expérience du Cna qui se présente comme une alternative pour la diffusion du cinéma, particulièrement dans les zones reculées pour les publics vulnérables et empêchés. 
    Sources : Cna, Tfo

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    L"Afrique et les Caraïbes étaient  présent à cet édition avec plus de 5 productions ou co-productions en compétition. Dans le jury presse, on retrouvait également le journaliste et critique de cinema Thierno Ibrahim Dia. Le Cameroun n'a malheureusement présenté aucun film à ce festival. 

     

     


    L’édition 2018 se termine… et voici le Palmarès :


    Prix attribué par le Jury Professionnel

    Grand Prix : « Ong Ngoai (Grand-père) » de Maximilian Badier Rosenthal

    Prix Spécial du Jury : « Kapitalistis » de Pablo Munoz Gomez

    Prix du meilleur scénario : « Khallina Hakka Khir (On est bien comme ca) » de Mehdi M. Barsaoui

    Mention spéciale : Prix coup de cœur : « Toprak » de Onur Yagiz

    Prix attribué par le Jury Presse

    Prix de la Presse : « Khallina Hakka Khir (On est bien comme ca) » de Mehdi M. Barsaoui

    Prix attribué par le Jury des Grandes Ecoles
    Prix ENTPE / ENSAL : « Toprak » de Onur Yagiz
    3 coups de cœur pour ce jury : « Les heures- encres » de Wendy Pillonel, « Projection sur canapé » de Violette Delvoye et « Les bigorneaux »d’Alice Vial

    Prix attribué par le Jury Jeunes et le Jury Adultes
    Prix Jury Jeunes : « Témoins » de David Koch
    Mention spéciale pour « Les heures-encre » de Wendy Pillonel
    Prix du Jury Adultes : « Barbie Boulevard » de Uriel Jaouen Zrehen.
    Prix attribué par le Jury de l’Alliance Française

    Prix de la Francophonie : « Les heures-encre » de Wendy Pillonel
    Prix attribué par le public scolaire
    Prix Petite Enfance : « Lili dans les nuages » de Toma Leroux
    Prix Enfance : « Belles étoiles » de Elhadj Sidibe et Naïma Di Piero
    Prix Collège : « Tikitat-A-Soulima (Le ticket de cinéma) » de Ayoub Layoussifi
    Prix Lycée : « Tangente » de Julie Jouve et Rida Belghiat
    Prix attribué par le public pendant « Le Court, de Nuit »
    Prix du Public : « Cléo » de Julie Navarro

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    L’actrice et productrice française a séjourné au Cameroun du 14 au 18 décembre dans le cadre des Trophées francophones du cinéma.


    Sur le perron du Musée national, Julie Gayet porte les création de la styliste Olga Tiyon
     Il y avait du beau monde sur les hauteurs de Yaoundé, la ville aux sept collines du 14 au 18 décembre. La cérémonie de récompense de ce qui se fait de meilleur en matière de cinéma dans l’espace Francophone a réuni des sommités du 7ème art et de nombreux acteurs camerounais de la filière. Parmi les supers stars invitées à cette grande messe cinématographique, l’actrice et productrice française Julie Gayet. Vice-présidente des Tfo, Elle a été l’une des personnalités devant remettre les trophées aux lauréats de cette édition 2017. C’est à elle qu’est revenu l’honneur de remettre le Grand prix des Trophées francophones du cinéma au réalisateur malien Daouda Coulibaly pour son long métrage « Wulu ».

    Vendredi 15 décembre, deuxième jour de sa visite, Julie Gayet a pris part à la cérémonie de signature officielle du Fonds d’aide pour la jeune création en Afrique francophone au Musée nationale (ancien Palais Présidentiel) à Yaoundé. Un moment solennel présidé par le ministre des Arts et de la culture (Minac) Narcisse Mouelle Kombi et le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary et qui a réuni le Cnc (France), le FilmFund (Luxembourg), le WbI (Belgique), le Sodec (Canada). Julie Gayet dit soutenir le cinéma camerounais et Africain. A ce titre, elle fait partie avec, la réalisatrice Angèle Dianbang (Sénégal) et la réalisatrice Marie Noel Niba (Cameroun), les membres du jury de la bourse Scam (Société civile des auteurs multimédia). Avec comme présidente du jury, la cinéaste la cinéaste Claire Denis (France), cette bourse octroie des financements pour les projets de long métrage documentaire attribué à un cinéaste camerounais. 

    « Merci pour ce moment magnifique de chaleur, de générosité et de bonheur à Yaoundé ! Vous avez de très beaux projets cinéma et l’impact de cette cérémonie, de cette 5èmeédition des Trophées francophones du cinéma est déjà là. Un fonds d’aide a été signé vendredi 15 décembre au musée national entre plusieurs pays de la Francophonie du Nord (Luxembourg, France, Belgique, Canada) pour donner des moyens à des projets cinéma de l’Afrique subsaharienne. Avec cette idée de la Francophonie ouverte, comme vous êtes un pays bilingue, vous pouvez faire un film en anglais et être éligible pour bénéficier de ce fonds. Il suffit pour cela d’aller sur www.jeunecreationfrancophone.org. La structure « Génération film » qui est basé au Burkina-Faso récupère ces projets (à compléter). Je suis aussi membre du jury  de la bourse de la Société civile des Auteurs multimédia « Scam » qui octroi des aides directes aux porteurs de projets de films documentaire. Nous avons reçu des projets en provenance de tout le Cameroun,  du Nord, de l’Ouest, etc. Il y a une diversité culturelle qui est mise en avant. J’ai eu le coup de cœur pour 4 projets mais il fallait primer un seul », explique l‘actrice  qui a débuté sa carrière dans les années 1990. Productrice depuis 2007, elle a été nommée au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2014.
    Elsa Kane  Njiale

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    Le message est d"Anne-Mireille Nzouankeu. La journaliste présente la WebTv lancée le 22 août pour inspirer les candidats a l’immigration illégale à investir leur argent dans les projets durables



    Vous venez de lancer HopaTv, une télévision sur le web. Pouvez-vous nous présenter ce projet, sa ligne éditoriale et le contenu proposé aux internautes ?
    Hope in Africa en abrégé Hopa Tv est la première web Tv africaine bilingue (français et anglais) qui a pour ligne éditoriale la contribution à la lutte contre l’immigration clandestine des africains. Elle propose un mélange de news à caractère économique, de feature et de « TravelJournalism ». Hopa Tv présente des « succès-entrepreneurs », afin de donner une autre image à ceux qui pensent qu’on ne peut réussir qu’en Occident ; de tendre la perche à tout africain, installé légalement ou illégalement hors du continent, et qui souhaite soit investir en Afrique, soit y retourner ; de donner des idées à ceux qui se cherchent, qui ont envie d’investir ou d’entreprendre mais qui ne savent dans quel domaine et d’aider à changer l’opinion de ceux qui ont le sentiment qu’il faut avoir un capital énorme pour entreprendre.

    HopaTv veut sensibiliser en premier les candidats à l’immigration clandestine. Qu’est-ce qui motive le choix de cette cible ?
    Nous sommes fatigués de voir chaque jour  à la télé, des milliers de migrants qui perdent leur vie dans diverses tentatives d’immigration clandestine. Il est temps de faire quelque chose. Il faut faire quelque chose pour stopper cette saignée. D’autant que les africains qui s’engagent sur la voie de l’immigration clandestine  utilisent comme prétexte le fait que les conditions économiques soient difficiles dans leurs pays respectifs. Ils vont donc en Europe pour avoir une vie meilleure. Dans cette quête, ils dépensent plusieurs millions de francs pour le voyage, pour faire les faux papiers, pour payer les passeurs, le tout en prenant d’énormes risques et avec peu de garanties de réussite. Dans le même temps, d’autres, restés sur le continent, commencent des activités lucratives avec très peu d’argent, parfois moins d’un million Fcfa, et finissent par réussir.  Parmi ces « succès-entrepreneurs », figurent aussi d’anciens migrants qui ont décidé de retourner dans leurs pays. Les textes et vidéos diffusés sur Hopa Tv doivent inspirer les personnes qui sont en train d’épargner pour tenter d’immigrer clandestinement, en leur montrant comment ils peuvent réinvestir cet argent dans leur pays.  Ces textes et vidéos doivent aussi inspirer les milliers de migrants, bloqués aux frontières de l’Europe, qui, après avoir vécu les difficiles réalités de l’immigration clandestine, souhaitent désormais retourner dans leurs pays, mais se demandent quelles activités ils peuvent y exercer. 

    Comment un internaute désireux de regarder HopaTv peut-il procéder ?
    Elle sera accessible aussi bien sur le site www.hopafrica.orgque sur l’application mobile dédiée et les réseaux sociaux, notamment Facebook et Youtube. Compte tenu des coûts encore élevés d’internet et des difficultés à télécharger des vidéos dans certaines parties du continent, www.hopafrica.org sera dans un premier temps un média hybride qui alliera textes, photos et vidéos. Progressivement, la web TV augmentera le nombre de vidéos et diminuera les textes, pour ne diffuser que du flux vidéo dans un délai d’un an. Nous travaillons actuellement à alléger notre flux vidéo afin qu’il soit accessible même avec les débits internet les plus bas.  Mais il faut dire que même si certains pays d’Afrique ont du retard, ce gap sera rapidement comblé.


    Vous lancez une WebTv qu’est ce qui oriente votre choix vers ce canal plutôt que vers un autre ?
    Une web TV est une télévision en ligne. Elle est conçue pour être regardée premièrement à partir de son téléphone portable, ensuite à partir d’une tablette et peut être, de temps en temps, sur un ordinateur. Or, les études les plus récentes dans le domaine des télécommunications montrent que le téléphone portable et internet sont l’avenir de la communication. Elles montrent également que l’Afrique a enregistré neuf millions de nouveaux abonnements mobiles au premier trimestre, atteignant 985 millions. Le nombre d’abonnés au haut débit mobile devrait augmenter de 2,6 milliards d’ici 2022, soit un peu plus d’un million par jour en moyenne. En 2018, par exemple, la 4G sera prédominante et constituera la technologie d’accès dont l’essor est le plus rapide de toute l’histoire. S’il faut créer un média, pourquoi ne donc pas le créer dans le domaine de la mobilité ? Surtout qu’avec un média en ligne on touche le monde entier et pas seulement le Cameroun.

     Parlez-nous un peu de la rédaction de HopaTv. Avez-vous les moyens humains et techniques pour vos ambitions ?
    Je n’aurais pas lancé le projet si je n’avais sécurisé un minimum de fonds. Nous collaborons pour l’instant avec deux pigistes : un d’expression française et un autre d’expression anglaise. C’est une web tv bilingue français et anglais. Nous avons un correcteur/traducteur freelance, un journaliste reporter d’images freelance c’est-à-dire que c’est une personne qui sait à la fois filmer et monter les vidéos, etc. Nous serons amenés à augmenter le nombre de collaborateurs avec l’expansion du projet. 

    Propos recueillis par Elsa Kane Njiale


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    Musique.Pour la célébration de ses 10 ans de carrière, la star internationale vient de commettre « Un jour dans ma vie », son 4ème album et annonce deux concerts au Cameroun. 
     Charlotte Dipanda est là, au « Mboasu ». Depuis quelques jours, la star de la musique et de la téléréalité africaine est sur les charbons ardents pour la célébration de ses 10 ans de présence sur les scènes musicales d’ici et d’ailleurs, et pour la sortie de son 4ème opus. Alors que la chanteuse a habitué son public à des titres en langue duala, cette nouvelle galette s’intitule « Un jour dans ma vie ». La généreuse chanteuse nous invite donc à pénétrer son univers. Mais, tient-elle à préciser, cet album ne marque pas une rupture d’avec les précédents. 



    Il est une continuité en ce sens que l’on y retrouve le makossa, l’ambass-bey et un duo avec Salle John, figure emblématique de « l’ambass-bey old school » qu’elle appelle affectueusement « papa ». Toutefois, il se distingue des autres, par sa grande ouverture aux sonorités d’ailleurs. En 10 ans de carrière solo et près de 15 ans d’expérience de choriste et chanteuse, Charlotte Dipanda a eu le temps de se frotter à des talents d’horizons divers. Une richesse qu’elle veut partager à travers le jeu des instruments à corde, un featuring avec une des étoiles montantes de la musique nigériane :Yémi Alade.  


    Une fondation pour la jeune fille
    La date pour la sortie officielle de cet album est déjà connue. Ce sera le 29 mars à Douala. Une soirée de gala aura lieu le même jour au Castel Hall. Par la suite, le coach vocal de The Voice Africa, mettra le cap pour un spectacle au palais des sports de Yaoundé le 31 mars. «J’invite tout le monde à venir célébrer ces 10 ans de carrière et ce nouveau bébé qui sera déjà sorti le 29 mars », a dit la chanteuse dans les colonnes de Cameroun-Tribune. Mais Charlotte Dipanda n’est pas seulement au Cameroun pour la musique. Elle est venue avec un autre cadeau à offrir aux femmes en ce mois de mars qui leur est dédié : une fondation qui porte son nom. Un projet qu’elle veut ambitieux. Parce qu’il s’agira d’encadrer la jeune fille et la femme et de promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Charlotte Dipenda veut rendre hommage aux « femmes fortes et inspirantes ». Elle en est elle-même une. Orphelines très jeune, partie de rien pour tutoyer les sommets, la star ne compte pas s’endormir sur ses lauriers. Là voilà qui rêve de conquérir le public d’Amérique avec un concert dans la mythique salle de l’Apollo à New-York.
    Elsa Kane Njiale






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    De concert avec plusieurs pays africains, le Cameroun a célébré du 9 au 11 juin2017 le père du cinéma africain à travers la projection à Yaoundé d’un documentaire et d’une table-ronde sur son œuvre.

    Qui était Sembène Ousmane ? La question parait superflue. Mais à l’analyse de son œuvre, des écrits qui abondent sur lui, il apparaît clairement qu’il n’est pas facile de  « classifier » ce personnage au destin hors du commun.  Pour certains critiques, Sembene Ousmane était un militant des droits humain. L’écriture et le cinéma n’ont été pour lui qu’un moyen de porter la voix des sans voix et d’agir pour un changement social d’abord dans son pays le Sénégal et en Afrique ensuite.

     A l’initiative de la Société des amis de Mongo Beti (Sambe), le Cameroun a, de concert avec une trentaine de pays africains, commémoré les 10 ans de sa mort du 9 au 11 juin2017. A cette occasion, le documentaire « Sembène! », réalisé par Samba Gadjigo et Jason Silverman a été projeté à la librairie des Peuples noirs à Yaoundé.
     Le film dresse le portrait d’un prodige audacieux parti de rien, pour devenir une des figures marquantes de la culture africaine. Tenez ! Des faits marquants.  Né en 1923 à Zinguichor  à Casamance dans le sud du Sénégal, il se fait renvoyé de l’école en 1936 pour indiscipline et ne remettra plus les pieds dans une salle de classe. Il faudra attendre les années 1960 pour qu’il fasse une formation de 3 ans en cinéma en Russie. Ce sera d’ailleurs la seule de sa brillante carrière.  « a le mérite de parler à la fois de la vie et de l'oeuvre de Sembène, depuis sa naissance jusqu'à la mort. Il met en lumière le génie de cet homme qui est considéré comme le "père du cinéma africain", mais aussi ses fragilités, ses contradictions, bref son humanité », analyse la critique cinématographique Stéphanie Dongmo.

     « Il a travaillé comme docker à Marseille et c’est à cette époque qu’il publie son premier livre « Le Docker noir », l’histoire d’un jeune noir qui se fait voler son manuscrit par une blanche en 1956. A la même période Mongo Beti publie « Le pauvre Christ de Bomba », interdit par l’administration coloniale à la de demande de l’église », explique Bergeline Dooumou de la Sambe.
     Pour Stéphanie Dongmo, les jeunes cinéastes gagnerait 

    beaucoup à s’inspirer de ce pionnier. « Les films de Sembène n'étaient pas premièrement destinés à distraire, mais plutôt à faire réfléchir, à transmettre des valeurs. Cet engagement manque dans beaucoup de films de la jeune génération. Résultat, on a des films légers, des films sandwich qui, une fois regardé, sont tout aussi vite oubliés, qui passent dans les êtres sans laisser aucune trace ».
    Elsa Kane  Njiale

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     Cameroun. L’artiste de 24 ans est l’invitée de la 6èmerencontre « Le Printemps des poètes » ouvert le 13 mars à Vittel et annonce la sortie de son album « Slamthérapie ».



    Elle aime jouer avec les mots pour dénoncer les maux et patiemment son chemin. Depuis quelques années, son talent, sa présence constance sur les scènes nationales et continentales font de Lydol, l’une des artistes et visage féminin de la scène slam la plus connue du public camerounais. Avec les slameurs Rodrigue Ndzana, Ebene, HugoPoet, Capitaine Alexandre, etc, elle fait partie des artistes ouvrant sans relâche pour l’initiation du public à cet art à mi-chemin entre la poésie et la musique.  


    Depuis le 13 mars, elle promène son stylo à Vittel en France, où, mois de mars oblige, elle partage l’affiche avec deux autres dames. Placé sous le thème évocateur : « Poésie de l’ailleurs »,la 6ème rencontre internationale « Le Printemps des poètes » accueille aussi la slameuse Nanda (Gabon), la poétesse Laure Morali (Canada). 

    A travers ce projet, la médiathèque Marcel Albiser de Vittel souhaite « faire vivre la poésie contemporaine. Elle favorise la rencontre du plus grand nombre avec les poètes et tend à encourager la lecture de poèmes comme pratique culturelle auprès des élèves d’établissements scolaires mais aussi du grand public, tous âges confondus », explique les responsables de la médiathèque.

     Le séjour de Lydol s’articule autour d’ateliers d’écriture, de lecture et des rencontres dans trois établissements scolaires, et auprès des publics empêches d’un hôpital, d’une maison de retraite et d’une maison d’associations et des récitals. Hier mercredi, elle a dirigé un atelier au collège Jules Verne qui se poursuit ce jour et demain. Pour Lydol, c’est une expérience riche qu’elle apprécie particulièrement parce cela lui permet d’aller à la découverte d’un nouveau public. La slameuse se réjouit de gagner en maturité. 

    « Le Printemps des poètes » s’achève le 17 mars. Mais pas de repos pour « l’idole » des jeunes. Le 11 avril au Goethe Institut de Yaoundé,  elle présentera « Slamthérapie ».Elle a récemment  dévoile le clip officiel de « Light » single extrait de cet album. En mai, le public découvrira « Slam’Up » un projet d’ateliers en collaboration avec l’humoriste Ulrich Takal mêlant slam et stand Up.
     Elsa Kane Njiale







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    Chaque 21 mars, dans le cadre de programme international #GoodFrance #GoûtdeFrance, l'’ambassadeur de France au Cameroun reçoit une trentaine de convives atour d’un diner concocter par un chef camerounais pour célébrer la cuisine française aromatisée aux ingrédients camerounais.


    Un voyage culinaire pour aller à la découverte d’une cuisine qui se veut créatrice et pleine de vitalité. Ce mercredi soir, Gilles Thibault l’ambassadeur de France au Cameroun reçoit une trentaine d’invités  dans le cadre du projet « Goût de France». Le diplomate affiche un sourire chaleureux. Les trois premières éditions de ce grand repas ont été un succès au Cameroun. C’est un événement mondial lancé en 2015 par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères sur les cinq continents suite à l’inscription du « Repas gastronomique des Français » sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco. 

    L’art de manger à la française à ses codes. Le dîner débute par un apéritif, moment d’ambiance bon enfant qui permet aux invités de faire connaissance. Il y a là des journalistes, des bloggeurs, étudiants en hôtellerie, des employés d’entreprises françaises, des restaurateurs, des entrepreneurs  et des artistes. Notamment la slameuse Lydol et l’humoriste, qui de retour de France pour la première et de Côte d’Ivoire pour la seconde ont mis de l’ambiance avec un parler si propre au camerounais.


    Pays Basque à l'honneur

     Pour cette édition 2018, Gilles Thibault et son épouse ont opté pour un repas français concocté en partie avec des ingrédients de la cuisine camerounaise. En entrée, une salade d’« Eventail de gambas » et sa vinaigrette de framboise qui ont ravi plus d’une papille. Des deux plats proposés, l’ « étouffé de bar et ses petits légumes semoules aux raisons » est sans doute le plus créatif. Le mariage entre les saveurs sucrés des raisins, l’acidité des citons confits et le salé de la soupe a réussi. « J’ai aussi beaucoup apprécié le dessert. La tarte faite avec les mangues de chez-nous. La cuisine française me semble peu riche en épices contrairement à la notre. Il y avait peu de sel dans la viande et poisson. Le repas a été un mixe avec des plats traditionnels comme le poulet basquaise et des recettes inventives comme l’éventail de gambas », analyse une convive ravie par ce moment bien arrosée aux vins blanc et rouge. 



    « Goût de France » a pour objectif de célébrer l’art de vivre et la qualité des produits français.« Les restaurants qui participent doivent proposer des repas en s’inspirant de la cuisine française. 


    En 2017, 2100 restaurants y ont participé dans 150 pays, 250 000 menus ont été servis et 8000 personnes reçues dans 156 ambassades. Cette année, neufs restaurants camerounais ont participé à Goût de France », explique Salsabile Chelali. 

    Elsa Kane Njiale

    Credit Photos:
    Mr @GillesThibault
    @SalmaAmadore
    @Christa
    Irène Fernande Ekouta


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    La chanteuse était lundi 26 mars au palais des sports de Yaoundé pour les préparatifs du concert du 31 mars. Le 29 mars, elle offrira une soirée de gala au public de Douala.


     Méticuleuse jusqu’au moindre détail. C’est ceque l’on peut retenir de Charlotte Dipanda après sa descente au palais des sports. L’une des meilleures ambassadrices du rythme makossa au niveau international aime le travail bien fait et ne veut surtout pas déroger à la règle pour ses noces d’Etain. 10 ans de carrière, c’est tout un parcours qu’il faudra revisiter. 

    Hier, accompagnée de Nana Payong, de G-Laurentine Eyebe Assiga, responsable de sa communication pour cet événement et de plusieurs autres membres de sa team, la chanteuse a fait le tour de cet édifice : loges Vip, salle de presse, restaurant, toilettes, etc. Rien n’a échappé aux professionnels de son équipe. Charlotte Dipanda s’est aussi assurée de l’état des ventes de billets, de la bonne marche de la climatisation, du niveau de sécurité et de l’ouverture du palais des sports qui devrait permettre aux spectateurs d’accéder facilement à la salle de concert. Les petits plats doivent être mis dans les grands. « 10 ans, c’est comme une éternité. Le challenge, c’est d’éblouir le public. Je veux lui offrir quelque chose d’inédit, de beau et proposer des Cd qu’ils continueront à écouter même chez eux », s’enthousiasme Charlotte Dipanda. Samedi prochain, elle promet un concert 100% live à partir de 20h. 


     Du makossa et de l’ambass-bey avec Ben Decca qui partagera la scène avec elle. Mais aussi du bikutsi façon Taty Eyong et de la musique urbaine avec Locko, Stanley Enow qui aura là, une belle occasion pour demander la main de Charlotte Dipanda. « Ce sera un moment atypique parce que chaque fois que je compose un album, je reviens vers son public », souligne Charlotte Dipanda. Pour ce concert, les spectateurs auront droit en exclusivité aux titres de son 4ème album « Un jour dans ma vie ».

     « Le public a toujours été là pour moi. Leur message d’amour  est un véritable réconfort. C’est l’occasion de leur dire merci. C’est grâce au public que je suis là. Mon souhait est de devenir une grande chanteuse africaine. Ça sera un moment  de communion, j’essayerai d’être proche du public pendant ces deux évènements », a réagit l’artiste. Les billets des concerts sont déjà en vente entre 50 000 et 5000 F Cfa.

    Elsa Kane Njiale  
    Aimée Mete 



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